castorElle avait aimé le scénario et quand le producteur STEVE GOLIN l'a contacté pour lui dire que le réalisateur préssenti s'était désisté, elle n'a pas hésité malgré la complexité du scénario de KYLE KILLEN: " LE COMPLEXE DU CASTOR" sera son 3° Film de réalisatrice.

Il fallait le culot et l'intelligence de JODIE FOSTER pur mener à bien ce tournage. Elle a voulu faire un film réaliste qui s'inscrive dans le présent, sans effet, avec des décors et des costumes simples ( peu de couleurs vives) afin que le spectateur ne soit pas troublé et puisse se laisser aller aux émotions qu'il ressent et laisser libre cours à son imagination.

Cette histoire qu'elle dit avoir voulu traiter comme une parabole lui a rappellé une partie des évènements de sa propre jeunesse: " c'est un peu l'histoire de ma vie; je ne suis pas une déprimée mais une " ruminatrice" obsessionnelle. Je suis comme mon personnage qui ne peut plus se séparer de sa marionette...Je trouve la condition humaine parfois difficile à porter".

Pour se faciliter l'approche du public et des diffuseurs dans les salles pour une intrigue qui sort de l'ordinaire (une marionnette peut - elle réellement aider quelqu'un à sortir d'une maladie qui relève de la médecine psychiatrique?), JODIE a fait appel à son ami de longue date MEL GIBSON qui lui même traversait un moment trés difficile de sa vie et de sa carrière, car comme cela arrive à nombre de vedettes idolatrées pour quelques exploits cinématographiques, il a pris la " grosse tête" et s'est cru tout permis, ce qui lui a valu la mise à l'écart du monde du cinéma et comme il n'a rien trouvé de mieux que de reporter la violence sur sa famille, il a vite sombré dans une sorte de dépression.

Jodie qui n'est pas d'une nature à abandonner ses amis a trouvée - là une opportunité et le moyen de mettre cet acteur face à ses responsabilitées, pour essayer de le ramener à la surface et éviter sa noyade ( Le tournage à été interrompu et n'a pu reprendre que parce que MEL GIBSON et sa femme sont arrivé à un règlement à l'amiable).

C'était un tout autre peronnage que celui de "dur à cuire" à qui la violence résout tous les problèmes, qu'elle lui a donné à ses côtés comme actrice. Le défit à relever n'était pas des moindre; être un père paumé, perdu que même son fils cadet qui l'a adoré, puis rejeté, ne comprend plus, qui revient dans sa famille avec une marionette de castor qui remplace une de se mains en permanence et qu'il ne quitte jamais, pour exprimer et dire tout ce que lui ne peut sortir directement de sa bouche. Son ex femme, après avoir beaucoup supporté, finira par lui dire que c'est pas au castor qu'elle veut parler mais à lui. Si celà nous arrivait un jour avec un être cher dans notre famille on se demande comment on réagirait?.Toujours est-il qu'il semble que pour MEL GIBSON la thérapie à éte efficace, tout le monde a salué sa prestation digne de l'époque où il ne se prenait pas encore pour une vedette mais un acteur capable de se glisser dans la peau de n'importe quel personnage.

 C'est un film de 1 h 30 qui divise, les spectateurs et la critique mais qui a le mérite de sortir le cinéma du rond- rond des évènements quotidiens qui remplissent journaux et médias. Merci JODIE.

*