RUPERT WYATT a eu la bonne idée de ne pas rechercher une nouvelle adaptation de " La planète des singes" à partir du livre de PERRE BOULE (1963) mais d'anticiper sur les origines de cette population de singes qui veulent ériger une planète à eux en excluant les hommes devenus méchants pour eux de l'ancienne terre (ils en avaient fait des cobayes). Cela donne un film  de science fiction totalement nouveau qui donne l'occasion au spectateur d'avoir pour les singes un tout autre regard que dans le film de SCHAFFNER (1968) qui a pour héros CHARLTON HESTON. Ici le héros est un singe rendu intelligent par les hommes à travers des experiences pour guérir d'une maladie ( ALZHEIMER) qui prive peu à peu le cerveau de sa conscience.

 Dans son film WYATT confirme que les hommes de science qui demandent plus que ce que les lois de la vie autorisent optiennent en fin de compte des résultats incontrolés qui font que la vie s'affaiblit et que la civilisation a de grands risques de sombrer dans un avenir qui n'a rien de réjouissant. En sous entendu, ce film pose la question de "l'homme peut-il rester maître de sa destinée?"; ce que le Producteur PETER CHERWIN traduit par: "jusqu'où pouvons nous aller sans violer les lois de la nature... quelles sont les limites? 

Ce film de vacances sera l'occasion pour la famille de se divertir, grâce à un trés bon scénario, à des scènes spectaculaires dans l'affrontement singes/hommes et un déroulement où les émotions vont crescendo pour finir par une sorte d'anxiété car ces singes et leur héros CEASAR ressemblent étrangement à certains humains qui au départ semblaient pleins de bonnes intentions et qui au final ont mal tournés.

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