MATEO GIL nous fait revivre avec BLACKTORN les souvenirs de jeunesse des bons Westerns. Grâce à cet espagnol qui a été l'assistant réalisateur d'AMONABAR ALEJANDRO nous revoilà replongé dans 1h40 d'une fiction légendaire sur la dernière (?) chevauchée du célèbre BUTCH CASSIDY officiellement mort en Bolivie à 42 ans (1908) mais réssucité 20 ans plus tard dans cette nouvelle horde sauvage.

Comme tout bon western qui se respecte, on a droit à de nombreuses scènes d'action, a des cavalcades poussiéreuses, à des scéances de tir de colt et de winchester "yellow boy", le fusil qui a gagné l'Ouest.

Gil a eu la bonne idée de faire se rencontrer dans son scénario deux générations de bandits où l'amitié et la loyauté envers les amis n'ont pas encore tout a fait perdu leurs droit au milieu de ce désert qui nous amène jusqu'au pied de la cordillère des Andes. Il joue de la beauté des paysages. Le récit souffre cependant du flashback que le réalisateur avait accumulé au début du tournage avant d'essayer de mieux le répartir au montage final pour "donner au spectateur le temps de se familiariser avec les personnages" 

Le vieillissant SAM SHEPARD incarne à merveille ce Butch CASSIDY devenu BLACKTHORN, toujours bon pied - bon oeil, qui accepte de conseiller le jeune apprenti du braquage (EDOUARDO NORIEGA); on en oublierait presque les méfaits dont ils se sont rendu coupables, pour les accompagner dans cette fuite qui se présente comme la dernière chevauchée du légendaire bandit afin de connaitre qui est ce fils légitime (?) qui réside de l'autre côté de la frontière Bolivienne.

Ce film pour les 7 à 77 ans est un bon plan famillial; il sera toujours temps de rentrer ...

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