CRIME

 

En France avec ASTERIX (voir commentaire film précédent)on a vu "LE DOMAINE DES Dieux",là le réalisateur américain DAN GILROY nous fait voir la "citée des anges",le village nocturne de Los angeles et ses travers."Night Call" est un film de fiction qui montre jusqu'où pourrait aller une télévision qui base son audience sur le voyeurisme et la recherche du fait divers sensationnel à tout prix pour attirer la publicité. Au départ on a d'abord un chômeur qui pour s'en sortir n'hésite pas à voler des métaux d'où le titre américain:"le rôdeur de nuit" et quand il est surpris par un gardien de nuit il trouve le moyen de l'assommer pour lui dérober sa montre. Et un jour il assiste à un carambolage et voit un journaliste qui filme tout pendant que la police enquête alors que les victimes sont toujours sur place.Il voit là le moyen de se faire de l'argent facile.Il devient donc reporter de télévision sans se soucier de la morale de la profession: son but est simple: se trouver le premier sur les scènes de crimes, les cambriolages, les accidents avec des victimes et les agressions de toutes sortes; pour se faire il a trouvé le moyen de se brancher la nuit sur la fréquence de la police. Là, il filme sans retenu, y compris les victimes qui agonisent, interroge les victimes sur les civières qui sont sous le choc, les témoins; il rentre partout sans attendre la police,et au besoin n'hésite pas à déplacer un cadavre pour avoir un meilleur angle pour la prise de vue. Plus c'est sanglant mieux c'est car la directrice de la télévision locale n'a elle non plus aucune déontologie et diffuse des infos les plus trasch possibles sans se soucier de choquer pour satisfaire le voyeurisme de ses téléspectateurs. Elle n'hésitera pas plus à bafouer les règles et sortir des limites du supportable pour doper son audience par rapport à la concurrence. Elle pousse son reporter à lui rapporter des images vidéo toujours plus amorales.

 

TELE

 

 

GILROY DAN

DAN GILROY pousse le thriller Américain dans ses retranchements et dénonce à travers cette fiction les méfaits de la télé réalité qui ne fait qu'instaurer une peur grandissante parmi la population et nous livre une critique acerbe du mythe américain et de sa société idéale.De scénariste,il se retrouve pour la première fois seul derrière la caméra, mais son frère Tony l'accompagne dans la production et l'autre John supervise le montage. La musique est de JAMES NEWTON HOWARD (Hunger games). Avec son chef opérateur ROBERT ELSWIT (mission impossible) DAN a privilégié les prises de vues grand angle et les couleurs vives "pour couvrir le vaste oasis où l'homme est un intrus".

 

sans scrupule

 

Du côté des acteurs l'esprit de famille demeure puisque c'est la femme du réalisateur RENE RUSSO qui tient le rôle de la Directrice de la télévision locale.

Le rôle principal du journaliste de l'extrême, sans foi ni loi, qui reste froid devant la violence qu'il filme, prêt à tout pour ramener le scoop qui sera payé à prix d'or, est tenu par JAKE GYLLENHAAL. Après l'échec du "Prince of Persia", il revient à un rôle plus adulte même si c'est un rôle de quelqu'un de profondément antipathique. Il a perdu 9 kg pour ce film et a du s'habituer à jouer de nuit et à se fier à ses sensations. 

 

NIGHT CALL

 

"Pour ce film je suis parti en viré avec les membres d'une société qui sillonne la ville la nuit en quête d'accidents de la route, d'attaques à main armée, de meutres...Avec comme mission de recueillir le témoignage des victimes sur la civière,traumatisée, ensanglantées. Entraver le travail des forces de l'ordre, des ambulanciers, ne leurs pose aucun problème car le business est extrêmement lucratif.Le premier arrivé est le mieux servi" explique DAN.

 

POMPIER

 

Durée du film : 2 h 14

 

NIGHT

 

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