echange

Il y avait bien "Marguerite" mais ça ne me disait rien (je ne suis pas fan de catherine FROT) même si d'après les critiques XAVIER GIANNOLI a fait un beau film avec des lumières qui resituent bien l'époque 30/40 inspiré de l'histoire vraie de la riche Américaine FLORENCE FOSTER JENKINS, sans en faire une Biopic mais une "évocation libre" d'une femme qui veut prouver à son mari qui l'adore qu'elle est aussi une personne qui a des qualités personnelles autre que sa richesse et sa naïveté en se révélant une cantatrice d'Opéra; sauf, quelle ne sait pas qu'elle chante atrocement faux. Son mari lui ment sur son nouveau talent pour ne pas la décevoir et ses soit disant amis (ies) l'encouragent à se ridiculiser en public en mentant eux aussi (elle donnera un concert dans la salle du carnégie hall à 74 ans !). Il y a déjà un réalisateur américain qui planche sur la vraie vie de cette cantatrice plus que chauve de la voix....

Alors j'ai continué à chercher et j'ai trouvé un autre film américain basé lui aussi sur le mensonge mais que pour ma part j'ai trouvé plus intéressant pour les problèmes et questions qu'il soulève même si les critiques américains ont trouvé cette histoire basée, elle aussi, sur une histoire vraie, confus, mal taillé question scénario et pour certains peu crédible. Il s'agit de TRUE STORY  de RUPERT GOOLD. Je déconseille au public d'aller voir ce film sans auparavant avoir au moins lu mon petit commentaire, il ne pourrait être que dubitatif sur ce film; autant se contenter de "Marguerite" qui se limite au divertissement et à la moquerie envers autrui. Là, "le dîner de con" s'est changé en spectacle de Con! pas plus.

jonah hill

Est-il besoin de préciser d'entrée que "TRUE STORY" a BRAD PITT pour Producteur qui n'est pas du genre à jeter son argent par la fenêtre?

brad franco et ruppert

Évacuons d'entrée aussi les faux obstacles à la qualité de ce film qui est le premier long métrage de RUPER GOOLD  car ce réalisateur a auparavant montré son savoir faire en adaptant des comédies musicales à BROADWAY et en mettant en scène MACBETH avec la SHAKESPEARE ROYAL Compagnie au Théâtre, ce qui n'est pas rien et qu'il a été récompensé 6 fois par des TONY AWARDS. C'est Brad PITT qui a proposé le rôle du journaliste à JONAH HILL pour donner la réplique à JAMES FRANCO et c'est DAVID KAYGANICH qui a écrit le scénario (Je ne le connais pas mais il n'a pas écrit du n'importe quoi, n'importe comment).

felicity

Venons en d'abord aux vraies personnes qui ont marqués l'actualité en Amérique:

CHRISTAN LONGO:

Il avait , parait-il appartenu ,un temps, à la secte des TEMOINS DE jEHOVA?

C'est un homme marié avec Mary Jane qui a eu trois enfants ZACHERY, SADIE et MADISON. Il voulait, disait-il, faire "queque chose grand de sa vie", mais sa vie se résume à une série d'échecs et de vols (il vole une voiture pour se rendre à San Francisco, il vole de l'argent à son employé pour acheter une bague de fiancaille à Mary JANE et avant d'être arrêté il volera encore une voiture pour se rendre au Mexique après avoir vendu sa maison. Il a 25 000$ de dettes et un jour, ne sachant plus comment s'en sortir, il étrangle sa femme et tue ses trois enfants, puis il se débarasse des corps dans les eaux côtières près du port de la ville de NEW PORT (Orégon), vend sa maison, et offre une bouteille de parfum de Mary Jane à une amie du travail pour noël avant de partir pour le mexique après avoir volé une carte de retrait. Quand on finira par l'arrêter au Mexique (2002) car ils figurait sur la liste des Dix fugitifs les plus recherchés par le FBI en 2000, à la question qu'a t-il fait de sa famille? il répondra pour ne pas dire qu'il les a tués:" je les ai envoyé à une meilleure place" et lorsqu'il reconnait enfin avoir tué le plus jeune enfant MADISON :" C'est pour le mettre hors de sa misère". Il sera condamné à mort en 2006. Pour ne pas être pris au Mexique il avait pris l'identité d'un journaliste américain du NEW YORK TIMES MICHAEL FINKEL qui était une vedette  de la presse écrite américaine, parce qu'il révait lui aussi d'être journaliste et pensait en avoir le talent. Pendant qu'il était en prison, LONGO a reçu beaucoup de lettres d'admiratrices, il finira même par en épouser une. Cela ne l'empêchera pas de continuer de mentir et même d'écrire de la bibliothèque de la prison une lettre de 15 pages d'amour à une co-détenue JENNIFER MUSCUT; il mentira à tout le monde, même à ses avocats pour semer le doute sur sa culpabilité réelle, comme il mentira au journaliste à qui il a emprunté l'identité lorsque ce dernier lui rendra visite en prison. Dernier fait, un jour il apprend qu'un homme cherche désespérément un rein; il l'offre de donner le sien mais l'homme apprenant de qui ça vient le refuse. il a fait une pétition pour que les détenus en prison puissent faire des dons d'organes! il est, aujourd'hui encore dans le couloir de la mort.

MICHAEL FINKEL :

Journaliste du NEW YORK TIMES qui est devenu célèbre pour ses articles et reportages jusqu'au jour où son journal découvre qu'il a falsifié son enquête sur les enfants esclaves des plantations de cacao en Côtes d'Ivoire en inventant son héros à partir de divers témoignages d'enfants. Il est licencié et vit reclus chez lui, puis fait une dépression. Lorsqu'un ami journaliste l'appelle pour l'informer que Longo s'est fait passer pour lui au Mexique, il écrit au détenu de la prison de l'Orégon et Longo lui répond malgré l'avis défavorable de ses avocats. Puis FINKEL décide de lui rendre visite à la prison du compté de Lincoln:il le trouve beau, intélligent et charismatique. Les échanges entre les deux hommes se multiplient. Finkel qui a été égocentrique, manipulateur et menteur comme Longo ne se rend pas compte que l'assassin essaie de le manipuler pour éviter la peine de mort. D'un commun accord, leurs échanges doivent être totalement honnêtes. Dès lors, chacun essaie de manipuler l'autre, de le trahir sans trahir. Longo fait venir la petite amie de Finkel (journaliste) et essaie de s'en servir pour en savoir plus sur Finkel. Finkel commence à douter de Longo lorsqu'au procés il donne avec ses avocats des versions différentes des crimes en plaidant qu'il est innocent. C'est vrai que quand Finkel l'intérrogeait pour savoir comment ça s'était passé, Longo se contentait de répondre:"je pense que vous savez". Finkel écrit un livre mémoire :"TRUE STORY MEMOIR MEA CULPA" (256 pages éditées par Chetto et Windus en 2005) avec le quel il espèrait pouvoir redevenir Journaliste, mais il apparaît que non seulement il a des traits de caractère de Longo, mais il n'est pas très perspicasse, ni habile, et encore moins spychologue pour ne pas avoir vu dessuite que Longo était un homme qui avait des impulsions qui l'amenaient à accomplir certains actes pour résister à ses angoisses. Longo est un homme qui manipule tout le monde par le mensonge; il détruit tous ceux et celles qui rentrent en contact avec lui un jour ou l'autre. Finkel cherche, à travers son livre, à ce qu'on lui accorde la rédemption professionnelle.

enquête

LES INTERROGATIONS SOULEVEES PAR CE FILM:

FINKEL et LONGO ont développé une relation Double entre haine et amitié.

Le réalisateur pose la question: "Pourquoi sommes-nous fasciné par le morbide? Pourquoi on s'intéresse aux meurtiers, jamais ou rarement aux victimes ?" Existe-t-il une frontière entre le BIEN et le MAL ?

y a-t-il une éthique  au métier de journaliste ? Si Oui, pourquoi la presse à scandale est-elle autant florissante? (journaux et média de la télé réalité);le succès des ventes et des audiences peut-il excuser le mensonge ? Est-il possible de rester totalement honnête dans notre société sans vivre dans la misère?. Où se situe la dignité et le respect de soi? Existe-t-il des "concessions" qui sont pardonnables?

franco

Sur le film:

RUPERT GOOLD a choisi de faire une sorte de face à face entre deux hommes qui sont par biens des aspects assez proches avec un lien très fort : le Mensonge dans leurs activités. Difficile dans un film de condenser les éléments essentiels de deux vies sans paraître trop obscur, compliqué. Longo est une sorte de miroir qui renvoie l'image de qui est vraiment FINKEL dont il a usurpé l'identité. il est diabolique dans son comportement ; il avoue les crimes partiellement, change de version pour qu'au final on doute qu'il soit vraiement le criminel. Il fait tout pour qu'avec le mensonge les choses atroces qu'il a faites deviennent, avec le doute, parfaitement raisonnables et respectables. La présence de l'amie de FINKEL (FELICITY JONES) n'apporte pas grand chose pour comprendre comment Finkel a pu se laisser lui aussi aller au Mensonge pour rester un journaliste vedette  et un homme qui se laisse aller à l'amitié avec un criminel qui pendant plusieurs années s'est fait passer pour lui au Mexique? N'est-il pas un peu jaloux?

Durée du film: 1 h 40

parloir

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