RETROUVAILLE

 

RICHET

Quand on est une vedette comme MEL GIBSON qui a besoin de relancer sa carrière après quelques ratées de films, on peut supposer qu'on ne choisit pas son réalisateur par hasard, surtout s'il est étranger, Français en l'occurence. JEAN FRANCOIS RICHET a été catalogué "meilleur réalisateur" en 2008 avec son film en deux parties "MESRINE" alors qu'il avait réalisé son premier film en 1995 ( "ETAT DES LIEUX") c'est dire qu'avec 8 longs métrages c'était pas certain qu'il soit le meilleur choix pour relancer un acteur dans un film d'action d'autant que l'histoire de ce "PERE DE SANG" est tirée d'un roman moyen de PETER GRAIG (même si SYLVESTER STALLONE avait, un temps, envisagé de tenir le rôle de JOHN LINK) Et pourtant, il semble bien que ça se présente bien en salle ; peut être parce que pour beaucoup de spectateurs ça marque la fin des vacances et qu'il va falloir très vite se remettre dans le bain en continuant de vivre avec cette "violence" qui semble s'être installée un peu partout dans le monde de façon durable.

L'auteur romancier GRAIG a accepté de réécrire un scénario avec la dernière partie de son livre et avec ANDREA BERLOFF comme co-scénariste.

Le casting étant complété avec ERIN MORIATY qui joue Lydia la fille de John Link, et DIEGO LUNA (Jonah) son petit ami.

 

BLOOD DEBUT

 

Ce qu'on peu remarquer d'entrée c'est que pour Mel GIBSON côté muscle des bras il y a encore du répondant. Par contre les maquilleuses ont fait un gros travail sur son visage pour en faire un ex taulard (pour protéger son père adoptif) en liberté préventive qui pour se ranger de son ancienne vie de motard bike alcoolique, au lourd passé de violent, est allé s'installer dans une grande caravane en dehors de toute habitation pour mener une vie de reclus qui se contente de faire des tatouages pour gagner sa nouvelle vie de repentance. Il fallait pour cela que son visage soit non seulement buriné par le soleil mais avec des rides aussi profondes que les sillons dans la terre. Un vrai visage de sauvage repenti avec une barbe poivre et sel. On pourrait reprendre ici ce qu'écrivait  SAÜL STEIBERG  sur les femmes :" Ce qui fait qu'une femme moins belle est plus intéressante  c'est qu'elle a sur son visage et dans son corps l'empreinte de la société à laquelle elle appartient". Ça semble exactement l'effet recherché par le réalisateur sur le visage de Mel Gibson et c'est très réussi.

 

blood-father-richet

 

L'histoire est assez classique : Une jeune ado qui a longtemps vécue loin de son père se retrouve dans une sale affaire à cause de son petit ami, drogué notoire, qui l'a entraîné dans un braquage qui tourne mal lorsqu'il a voulu arnaquer un cartel de la drogue. En cavale, elle n'a d'autre dernier recours que d'appeler son père pour qu'il l'aide à échapper aux membres du cartel qui veulent sa peau et celle de son ami. En père repenti de sa négligence passé, il décide d'accepter pour se racheter. Pour cela il va devoir oublié sa conditionnelle, sa vie pépère de tatoueurs et renouer avec la violence des armes à feu. Et pour commencer essayer de renouer d'amitié avec ses anciennes mauvaises fréquentations pour déjouer le plan du cartel : "LA CAVALE c'est la SURVIE". C'est dans la violence totale qu'il espère sauver sa fille en lui transmettant le goût de cette violence qu'il pense libératriceet qui l'aidera à devenir elle même.

 

LA RAGE BLOOD

 

Dans ce film d'action, il est question de survie, d'émancipation, d'amour et de sacrifices avec partout cette même Violence; on tue pour ne pas mordre la poussière, c'est la société qui veut ça pour le réalisateur: " j'ai voulu rendre à l'image une ambiance sauvage qui mette en valeur la nature; c'est aussi un conflit dramaturgique Père/ Fille installés dans leur monde respectif" Pour lui, la vie de ce père n'a été faite que de sacrifices (alors que pour moi c'est surtout un sale égoïste qui n'a longtemps pensé qu'à lui) sans rien obtenir en retour ! Presque il l'excuserait de reprendre goût à la violence comme si cela allait le soulager à défaut de le libérer.

 

BLOOD 3

 

Certains critiques expliquent l'attitude du Réalisateur par le fait qu'il est issue des quartiers ouvriers et qu'il a débuté dans la vie en étant lui même un ouvrier qui fait que son cinéma est lié à ce vécu social et sociétal  qui a la violence en fond de décor?

 

BLOOD MOB

 

Pour ma part, je trouve que son histoire de film a été bâtie avec beaucoup de rigueur dans les nombreuses actions sans omettre une certaine justesse  avec ici et là de l'émotion. Bref, un bon film d'action de rentrée qui va très certainement faire remonter la côte de MEL GIBSON qui même dans un rôle de paumé comme celui-là reste un grand acteur de talent qui n'en a pas fini avec le cinéma.

 

BLOOD FILLE

 

Durée du film: 1 h 28

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