PRO 20

 

Ne partez pas de ce titre ronflant et faux. Ce n'est ni un film qui vise à une quelconque récompense cinématographique, ni du cinéma pour rétablir une vérité niée ou oubliée. Son intérêt est bien au delà et les qualités de ce film résident dans les questions aux quelles chacun (e) doit prêter attention pour se forger une opinion  nécessitant de vraies réponses qui soient le fruit de réflexions personnelles. C'est autrement qu'il représente un film qu'il est nécessaire de voir. Ce n'est en rien le film de l'année et encore moins celui du siècle, mais c'est peut-être quelque chose qui justifierait qu'on écrive une thèse ?

 

PRO 5

 

Commençons par le film que pour ma part j'aurais titré "Sentence" comme le PV du procès qui en 300 feuillets rapportent les minutes du procès en diffamation qui s'est tenu du 11 janvier 2000 au 11 avril 2000 à la cour Royale de Londres.

Le plaignant DAVID IRVING est un sujet Britanique qui se veut Historien et qui se dit avoir été diffamé par l'Historienne américaine DEBORAH LYSTRADT professeur d'histoire et d'étude Juives modernes qui lors d'une conférence sur l'HOLOCAUSTE en 1993 dans l'amphi de l'Université avait mis en cause les négationistes qui doutent de l'existence des chambres à gaz dans le camp de concentration d' AUSCHWISTZ. IRVING avait même offert 1000 livres à qui apporterait la preuve que les chambres à gaz aient existé. Déborah avait refusée de discuter avec Irving présent dans l'amphithéattre et avait publié, l'année suivant un livre, "DENIYING OF HOLOCAUST" (elle sera poursuivi pour ce livre avec son Editeur).

 

PRO 6

 

Du fait de la plainte déposée, l'accusée allait devoir apporter des preuves sur l'existence des chambres à gaz qui ne soit pas de simples témoignages de témoins rescapés mais des preuves visuelles qui remontent à 50 ans en arrière.

 

jackson

Le réalisateur américain de 73 ans MICK JACKSON a choisi de bâtir son film uniquement sur les archives officielles du procès pour que toutes les scènes soient parfaitement documentées ce qui représentait une masse considérable de documents à lire puisque 1 journée de procès représentait 4 à 5 heures de lecture et que le procès a duré 40 jours. Même les dialogues et échanges des séquences du prétoire sont extrait de ceux consignés dans les archives officielles; On ne voit Irving qu'à travers le regard de Déborah qui pour le film a livré au réalisateur et à son équipe que quelques détails sur sa vie intime. Elle a tenue à participer à la production du film et a été présente sur le plateau tout au long des scènes de prétoire. Lorsque les comédiens ont souhaités avoir de ces effets personnels de l'époque elle a satisfait à cette demande quand c'était possible (Foulards...). Pour les scènes tournées dans le camp de concentration, le réalisateur, par respect pour la mémoire des victimes, a refusé que l'on voit les comédiens dans la cour. Du côte des acteurs, on peut noter que tous ont tenus a se rapprocher du personnage qu'ils incarnaient même pour un petit rôle court.

 

PRO 10

 

Pour écrire le scénario DAVID HARE s'est appuyé sur le livre de Déborah LYSTRADT "Holocauste Histoire on trial" et après le procès, l'université a offert 1 million de dollars pour la traduction sur son site internet de "HOLOCAUST DENIAL ON TRIAL" (HDOT) qui recense tous les Pv du procès en Farsi, Arabe, Russe et Turc.

 

PRO 8

 

Débora pendant le procès avait résidé avec ses avocats à l'ALTERAERUM Hôtel de Piccadilly. Irving (TIMOTHY SPALL) (lui avait choisi de se représenter seul devant la cour. Il se comportera d'une manière étrange dans un état psychologique pas évident, alors que Déborah (RACHEL WEISZ) a suivi le conseil de ses avocats de ne rien dire, laissant son avocat parler à sa place. Elle  était parti avant en pologne avec son avocat RICHARD RAMPTON (TOM WILKINSON) pour trouver des preuves. A l'issue du procès, IRVING sera déclaré coupable d'avoir délibérément manipulé des faits historiques à des fins idéologiques personnelles. Condamné à 2 millions de livres, il ressort ruiné, obligé de vendre sa maison et ses biens. Trois ans plus tard, arrêté en Autriche, il sera condamné à 3 ans de prison ferme pour apologie du nazisme.

Du côté technique, le réalisateur avait insisté pour que les images soient lumineuses: "Un film qui parle de la vérité se doit d'être lumineux".

 

PRON15

 

Venons - en à présent à la question que sous entend ce film : Jusqu'où doit aller la liberté d'expression ? Peut-on exprimer ce que l'on pense mal ou a tort ce qui est faux et que l'on croit vrai ?

"On vit une époque de folie et de mensonge, d'excès et de violences , une époque de déformation  en tout genre de la vérité" et Deborah d'ajouter : " A l'époque du relativisme permanent, les jeunes finissent par se dire que ça doit être vrai puisqu'on la vu sur Internet. Alors que tout ne peut pas être vrai mais il n'y a pas toujours 2 points de vue sur chaque question. Les étudiants pensent que chacun (e) a droit à sa propre opinion alors que les faits sont les faits. Les historiens peuvent débattre des circonstances de l'Holocauste mais il n'en reste pas moins que l' Holocauste a eu lieu".

 

PRO9

 

Dans ce procès ce qui était difficile pour DEBORAH et ses avocats c'était d'apporter des preuves qui soient autre que le témoignage de victimes. Ce refus de la mémoire des victimes mettait en doute leurs paroles et les souffrances endurées  alors qu'il était quasi impossible, 50 ans après, de trouver d'autres preuves car à l'époque la police scientifique n'existait pas et que mis à par des photos pas grand chose n'est visible sur le site de la tragédie elle-même. Les négationistes ont beau jeu de dénoncer le manque de preuve pour affirmer que ce qu'ils disent est un mensonge.

Durée du film : 1 heure 49

 

PRO 16

 

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