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Enfin! le nouveau cinéma Italien revit !

GABRIELLE MAINETTI  a dû, pour réaliser son premier long métrage, monter sa propre maison de production et réaliser son film avec 1,7 millions d'€uros de budget, ce qui excluait d'entrée le recourt à beaucoup d'effets spéciaux. Mais on sait tous que la créativité ne se fait pas à coups de millions comme en Amérique. L'imagination au pouvoir demande, exige, un autre niveau d'intelligence nourri par beaucoup d'efforts personnels et une intuition basée sur la connaissance vraie, différente du savoir encyclopédique des indifférents qui se vantent de savoir tout sur tout dans leur société de "Surhommes".

 

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RAINETTI

MAINETTI est né à Rome il y a 40 ans. Il a étudié le cinéma à New-York à la "Tish School the arts" qui, comme il dit, "lui a apporté l'humilité et le pragmatisme" en l'aidant à surmonter la peur de la caméra: "On te pousse  à chercher ce qu'il y a de meilleur en toi et à l'extraire afin de faire son film sans devoir s'arrêter devant le moindre obstacle".

Après deux courts métrage :"basette" (2008) et "TIGER BOY" en 2012, qui avait retenu l'attention de la critique, il a décidé de se lancer dans le long métrage à partir de l'idée qu'il avait eu en 2010 avec GUAGLIONE et MENOTTI qui écriront le scénario de ce film  : "C'est Nicolas GUAGLIONE qui avait eu l'idée de ce film de genre avec des personnages réels dans un contexte absurde. Nous nous sommes replongés dans ce qui nous touchait en profondeur : le dessin animé. J'aime le cinéma de genre; celui des super-héros représente un défi plus complexe et plus dangereux. Faire un bon film c'est raconter une histoire avec originalité. Avec le nouveau genre c'est difficile de ne pas tomber dans l'imitation. Nous ne voulions pas raconter les aventures d'un superman en collant. Dans notre film ça devait être une histoire urbaine avec un personnage rempli de super pouvoirs; faire un super héros avec notre imaginaire italien et pas un super héros qui détruit tout sur son passage car il a perdu de  sa substance et procure moins d'émotion. Le notre est paré des difficultés sociales dans la hauteur de Rome avec un climat difficile et la criminalité". Nos personnages sont entre le néo réalisme et l'animation japonaise"..." Le cinéma de genre existait très peu en Italie et l'aspect de fabrication effrayait énormément les producteurs car il y avait beaucoup de scène d'action".

 

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Normal que pour ce premier film, ce nouveau réalisateur ait choisi la ville qu'il connaît le mieux :  Rome mais pas la Roma des cartes postales et des guides touristiques, celle qui est confronté, comme beaucoup d'autres capitales, aux activités criminelles, à la drogue et à la peur du terrorisme; la Roma qui aurait bien besoin d'un super-héros car la police est peu efficace pour y mettre fin...Comme partout. Mais le réalisateur ne fait pas dans la pathologie (et les effets morbides que cela entraîne) et la misère. Il mêle réalité -violence et passion avec un brin de folie et d'humour noir. La brutalité du début finira par du poétique.sur le haut du Colysée où l'ancien temps côtoie l'avenir de la citée éternelle.

 

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L'histoire est celle de ENZO CECCOTTI ( CLAUDIO SANTAMARIA) un petit truand médiocre de Rome. Un écorché qui se plait à dire qu'il n'a pas d'amis. Il habite TOR BEL MONACA, un lieu toxique de la criminalité romaine. Quand il ne commet pas d'escroqueries où des larcins, il regarde du porno et des films hards en dégustant des crèmes desserts. Un jour, il finit par être poursuivi par la police et n'a d'autre solution que de sauter dans le Tibre qui est un des fleuves les plus pollué du pays. Il se heurte au fond à un container radioactif et quand il ressort il n'est plus le même car il se rend compte qu'il a désormais une force incroyable. C'est une brute qui à présent entend se servir de  ses super pouvoirs pour braquer des banques, attaquer des fourgons pour s'acheter encore plus de films hards et de crèmes desserts en restant un solitaire. Mais cela ne plaît pas à tout le monde, surtout pas à Zingaro le Gitan ((LUCA MARINELLI). Le chef de la mafia Romaine qui est un raté ringard soucieux de son image, ne jure que par YOU TUBE et la Télé réalité. Il est de plus hyper violent, capable de tuer n'importe qui en lui défonçant le crâne avec un I-phone. Il a sous sa coupe une jeune femme ALESSIA (ILLERIA PASTORELLI) qu'il prostitue sans vergogne alors qu'elle est naive et un peu attardée mentale ; elle ne rêve que de princesse et a gardée le souvenir de son héros de jeunesse "jeeg" le mangas japonais venu sur terre pour sauver le monde ( "Katésu Jeeg de Gö NAGAI auteur de"GOLDORAK").

 

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Le gitan n'aime pas qu'un gringalet de la populace vienne mettre à mal son business. Mais Enzo ne se laisse pas faire et après l'avoir corrigé et avoir violé alessia, il l'enmène cette dernière chez lui pour se faire pardonner le viol. Elle pense avoir trouvé son super héros qu'elle appelle JEEG, lui reste un frustré sexuel (il avait eu une relation sexuelle qu'avec une prostitué transsexuelle ). Alessia va finir par le convaincre de mettre ses super pouvoirs pour sauver les autres alors qu'il n'avait aucune intention d'aider quelqu'un, mais il faut réparer une grosse boulette de la police. A la fin avec le masque que lui a cousu Alessia, il enfourche sa moto pour aller combattre le mal, retrouver le droit chemin et connaître, pourquoi pas, l'Amour.

 

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Le réalisateur se sert d'un tag du street art pour rappeler que son film fait parti de la culture de l'instant. C'est un film humain dans lequel l'héroïsme ne vient qu'au final. La réalité c'est la réalité de la vie quotidienne. C'est lui qui a fait la musique qui suit le héros dans son parcours. Le son électronique est adouci par les instrument à percussion et le piano. Il ne les 'amplifie qu'à la toute fin avec une implosion symphonique qui sert de prologue.

 

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C'est un premier film, il a forcément des maladresses (la longueur inutile de certaines scènes, des clichés sur la mafia...)

Cela dit, les spectateurs italiens n'ont pas boudés leur plaisir; c'est une autre façon de faire du cinéma de genre.

Durée du film : 1 h 58

 

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