Le réalisateur JULIEN RICHARD THOMSON et le collectif Cinéma d'aujourd'hui ont publiés à l'intention du (de la) Futur Ministre de la Culture leur cahier de Revendications pour "Diversifier et Démocratiser" la création cinématographique Française.

Il me semble que le moment est bien choisi et qu'il convient de s'y attarder un peu.

Comme ils l'ont rappelé d'entrée:"La culture est un moteur essentiel de l'économie Française, avec 1,3 millions d'emplois (le double de la production automobile)dans laquelle le cinéma et l'audio visuel tiennent un place prépondérante réputé à travers le monde pour sa production de films ou de séries animés... Mais les outils mis en place doivent être réajustés aujourd'hui... Les systèmes d'aide à la création, à la production ou à la diffusion des oeuvres ne sont plus adaptés à cette nouvelle façon de créer à l'heure du numérique".

Comme ils disent:" il faut favoriser une plus grande diversité artistique et une meilleure promotion de tous les talents et non poursuivre une inquiétante concentration.

Pour cela il faut:

- Autoriser les jeunes sociétés à postuler à l'ensemble des aides du CNC aides aux développement ou à la distribution).

-Moins restreindre les conditions exigées envers les Auteurs et scénaristes (soutenir leur métier)

-Ouvrir les Jurys des aides sélectives du CNC (avances sur recettes, etc) à un quota de spectateurs non professionnels (Tirés au sort sur une liste de volontaires) Ce sont eux qui pour une large part financent le CNC. Ainsi que pour le jury des Régions qui attribuent les subventions cinéma.

-Garantir la transmission anonyme des scénarii aux jurys pour garantir l'équité entre tous les auteurs ou producteurs.

- Interdire au CNC de "gagnotter"l'intégarlité du budget annuel du centre

-Faciliter la diffusion des oeuvres et les autres modes de diffusion, notamment la VOD légale

-Revoir la chronologie en établissant deux catégories de films a) les films qui peuvent bénéficier d'une réelle exposition en salles b) ceux qui sortent qu'une semaine dans une poignée de salles  en ramenant à 4 semaines pour ces derniers le délai minimum légal en la sortie en salles et la VOD (les gens qui auront ratés l'exploitationen salles pourront rapidement profiter du film sur internet dans de bonnes conditions)

- Pour la promotion indépendante développer les aides au e-cinéma des films destinés à sortir directement en VOD.

-Réévaluer le label ART et Essai pour garantir une meilleure transparence dans les subventions aux exploitants avec des critères mieux précisés;

Toutes ces mesures rendront le cinéma Français plus démocratique et dynamiseront davantage la création en garantissant mieux la diversité".

On ne peut que souscrire à ce cahier de revendications, c'est ce que nous faisons ici avec plaisir pour l'avenir du 7ième ART.

Il n'est pas interdit de le transettre quand le nouveau ministre de la culture sera en place!

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