soiree famille

etude

Voilà un film Israélien qui aborde les problèmes de la vie des habitants de ce pays et du comment vivre ensemble (la société israélienne compte 20% d'arabes israeliens). Le scénario est inspiré du mélange de deux livres de SAYED KASHUA "les arabes dansent aussi" et "la 2ième personne": "Il est capable d'élargir l'horizon culturel juifs et arabes" (Yael Abecassis). "Plutôt que de traiter encore le conflit au proche orient, j'ai eu envie, dit le réalisateur ERAN RIKLIS, de m'attacher au conflit intérieur qui oppose les palestiniens qui vivent en Israël qui sont citoyens israéliens et les juifs israéliens". "L'avantage avec un réalisateur comme RIKLIS c'est qu'il accorde la liberté aux acteurs pour qu'ils apportent leurs émotions. Il capte l'essentiel du personnage, il ne psychologise pas les situations pour expliquer, il raconte de vraies histoires sans artifice; avec lui on va à l'essentiel "ajoute ABECASSIS.

 

RIKLIS

Il était important pour lui de situer son histoire  entre 1982 où se déroulait la guerre du LIBAN qui était un conflit décisif et traumatisant pour Israël et toute aussi marquant pour l'OLP et les palestiniens qui vivaient en Israël ou dans les territoires autour  et 1991 où s'est déroulée la guerre du GOLFE traumatisante pour la région et le monde entier: "En situant mon histoire dans le passé je pense avoir pris le recul nécessaire et porter un regard sans ressentiment mais avec de la compréhension et de la compassion". Il a fait appel à son fils YONATAN pour la musique qui a inclue sa musique de pianiste de JAZZ en la faisant évoluer vers des morceaux plus moyen orientaux jusqu'aux morceaux où domine la guitare électrique et des musiques de groupes israéliens de l'époque ou du groupe JO Y Division et son chanteur IAN CURTIS.

 

fils

 

Le choix de l'actrice YAEL ABECASSIS était pertinent. C'est une actrice Israélienne qui milite pour la paix et qui défend les femmes battues :"On estime à 200 000 le nombre de femmes israéliennes battues chaque année, un tiers d'entre elles sont violées; avec mon association "Esprit de femmes", depuis 2006, on a aidé 1200 femmes à accéder à l'autonomie financière. Tout est politique en Israel, on n'en réchappe jamais ; je fais donc le choix pour des rôles pas trop glamour qui soient en relation avec mes opinions. EDNA, dans le film, est une femme tournée vers la vie, elle n'a pas peur de bousculer les mentalités et c'est comme ça qu'on gagnera la paix. Je suis devenue comédienne pour camper ce genre de personnage. Je pense que les femmes peuvent jouer un rôle majeur dans le dialogue politique entre les communautés. Elles seules bousculent les mentalités et permettent aux autres d'être plus ouvert d'esprit. Dans le film les arabes demeurent invisibles. Les Israéliens n'ont aucun contact avec eux ; c'est une règle scandaleuse d'autant que ce sont eux qui construisent nos maisons et nettoient nos hôpitaux".

 

repas nocturne

 

L'histoire de "Mon fils" est celle de LYAD (TAWFEEK BARHOM) un jeune arabe israélien qui a grandit dans une famille pauvre; son père est heureux de savoir que SADDAM HUSSEIN a bombardé Israël qui suscite pour les arabes l'espoir, la force et un avenir possible. Sa mère est assez tolérante mais il n'ya chez eux ni confort, ni musique etc; a 16 ANS lyad apprend qu'il va bénéficier d'une bourse et qu'il est admis dans la préstigieuse école d'art et mêtiers d'Israël en internat. Il est partagé entre tristesse, souffrance et le désir de devenir un vrai israélien. C'est un jeune sensible et intelligent et même quand les camarades de sa nouvelle école le tiennent à l'écart, il se porte volontaire pour aller au domicile d'un jeune israélien YONATTAN qui souffre d'une grave maladie. Sa mére EDNA est une avocate d'origine marocaine qui parait rigoureuse et forte mais qui en réalité est fragile et sensible et ouverte d'esprit et de coeur. LYAD et YONATTAN vont devenir des amis qui sont tous deux marginalisés un par la maladie et l'autre par sa race. En dehors des études comme beaucoup de jeunes LYAD tombe amoureux d'une Israélienne NOEMI dont les parents ne supportent pas l'idée que leur fille puisse aimer un arabe, même israélien. C'est sans doute une des raisons qui fait que LYAD souhaite devenir Israélien. Quand YONATTAN disparaît c'est sa mère qui va lui redonner vie...

 

repas

 

Le réalisateur a traiter plusieurs sujets dans ce film en mélangeant émotion et humour, réalité et fantasme pour en faire une histoire entière qui a sa propre logique en soulevant la question des préjugés qui font qu'on vit dans la peur de l'autre entraînant des malentendus  et des conflits violents et des haines qui n'en finissent jamais. Dans ce film, il n'y a pas les bons juifs d'un côté et les méchants arabes de l'autre. Comme dit YAEL ABECASSIS :"C'est épouvantable de devoir effacer sa propre identité pour vivre dans son pays"

Durée du film : 1h 44

 

amoureux

 

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