y a quoi à chercher ?

20 avril 2017

2017

 

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LES FILMS SONT SOUVENT FAIT DE FRAGMENTS DE VIE CHARGES DE SIGNIFICATION.

Ils donnent une belle image du Cinéma.

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Mes autres sites et blog:

http://antoniogramsci.e-monsite.com/ (biographie)

http://taftacroisade.canalblog.com/ (Politique)

 http://olympiensmarseillais2013.e-monsite.com/  (sport)

http://deixis.art.e-monsite.com/ (art)

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 50 430 VISITEURS au 22 Avril 2017. 

(65010 pages vues) :

Liste des 120 Pays Visiteurs: France - Usa - Belgique - Canada - Allemagne - Corée du Sud - Russie - Tunisie - Maroc - Espagne - Algérie - Royaume Uni - Italie - Luxembourg - Monaco - Afrique du Sud - Japon - Taiwan - Egypte - Guyane - Bresil -  Grèce - Israël - Suède - Ile Maurice - Colombie - Bulgarie - Mexique - Guadeloupe - Norvege - Pologne - Irlande - Madagascar - Ukraine - Benin - Rwanda - République Tcheque - Argentine - Turquie - Suisse - Côte d'Ivoire - Guinée - Thailande - Portugal - Nouvelle Zélande -Chypre - Mali - La Barbade - Hongrie - Polynésie Française - La Réunion - Sénégal - Finlande - Hong Kong (Chine) - Croatie - Togo - Congo - Géorgie - Cameroun - Macedoine (ex Yougoslave)- Mauritanie -Ethiopie -Emirats Arabes Unis - Equateur - Liban - El Salvador- Venezuela- Arabie Saoudite- Roumanie- Chine- Haïti- Lettonie- Chili- Pays-Bas- Philippines- Zambie- Albanie- Malte- Vanuatu - République de Corée- Martinique - Nicaragua- Vietnam - Iraq - Australie - Gabon - Kazakhstan - Costa Rica - Singapour- Estonie- Lybienne jamahiriya- Qatar - Slovaquie - Bolivie- Koweït - Bélarus - République arabe Syrienne - Jordanie - Mauritanie - Pérou - Paraguay- Burkina faso- Inde- Kénya - République Dominicaine - Bangladesh - Uruguay - Autriche - Tanzanie - Panama - Bahreïn - Indonesie - République de Moldova - Niger - Danemark -Cambodge - Djibouti - Malte - Lituanie -

MERCI A TOUTES ET TOUS !

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PS: Après avoir lu ces commentaires, sachez que si vous êtes allé voir un film votre commentaire ou critique est toujours le bienvenu. 

 

 

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CINEMA - APRES LA TEMPETE : APPRENDRE A ACCEPTER LA SEPARATION

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Il arrive que l'idée de faire un film vienne d'évènements proches ou lointains . Pour HIROKAZU KOREEDA, le Japonais, ce fut après la disparition du père (2001) et des souvenirs d'enfance.  Diplômé de l'université de Waseda, il avait débuté en faisant des documentaires sur le thème de la mémoire à la TV MAN UWIN dans les années 90. En 1995, il s'était lancé dans le cinéma avec un premier long métrage "MALBROSI" qui avait récolté le prix Osella d'Or au festival de Venise. Sa carrière de réalisateur était lancée avec des réflexions sur le passé entre reportage et poésie (1998). Trois ans plus tard il venait faire un coucou à Cannes avec un film sur un groupe d'ados dont les parents avaient été suicidés dans un secte. Sa tendresse pour les  enfants livrés à eux même, puis le thème du deuil au sein de la famille japonaise étaient à l'ordre du jour avant de faire un intermède avec un manga fantastique (une poupée sexuelle plastique qui découvre le monde) et un clip vidéo de chanteur. En 2012 il revient à ses réalisations de films sur les problèmes des familles japonaises. A 54 ans, le voilà qui retourne à Cannes 2016 pour la sélection d'un certain regard de son film qu'il avait titré au départ "Plus profond que la mer" qui confirmait ses convictions antérieures que:"Même dans les situations extrêmes, il reste une part d'enfance irréductible: le jeu, l'imaginaire". On comprend qu'ici et là dans les festivals le  jury lui ait décerné des prix de Meilleur scénario, meilleur réalisateur...

 

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kOREEDA a les qualités du japonais qui, en public du moins, sait rester sobre, délicat, pudique. La mise en scène de son film est comme une caresse en image; même pendant un moment dramatique chez des parents défaillants. Il se veut avant tout le réalisateur de l'enfance et cache derrière sa sérénité l'angoisse de l'imprévu. Il a même parfois un peu trop tendance à vouloir tirer une larmes des spectateurs et son film perd de son dynamisme.

 

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"Après la tempête" est une histoire familiale au Japon pendant la saison où les typhons troublent la tranquillité et plonge les habitants dans l'angoisse

Ca se passe à Asahigaoka Housing complex de KIYOSE à Tokiyo.

RYOTA est un père de famille divorcé qui doit verser à son ex-femme une pension alimentaire pour son fils Shingo 11 ans. Après avoir connu le succès en littérature , il avait dû se reconvertir en détective privé. Comme son père décédé, il avait le démon du jeu (le père avait même dû vendre sa collection de timbres) et finissait toujours par y engloutir ses revenus de détective sans pouvoir honorer le versement de la pension alimentaire. Sa femme KYOTO avait depuis fait la rencontre d'un autre homme. Quand à sa mère YOSHITO, elle continue de vivre dans le logement où il a grandit. Un jour où il a la garde alternée de son fils il demande à son ex de venir à la maison familiale pour le récupérer. Dehors le temps se gatte et un typhon est annoncé pour la nuit ( c'est le 24 e de l'année). La mère fait son possible pour ne pas rester seule à affronter la tempête alors que l'ex femme ne veut pas rester une nuit entière avec son ex, elle se sent piégée. Lui voit-là l'occasion inespérée de regagner le confiance de sa famille. sans faire exprès il casse une vitre et oblige sa mère à appeler quelqu'un pour la remplacer. La mère fait son possible pour que l'on se réconcilie, mais au final chacun aura appris à accepter la séparation comme la seule solution possible pour assurer une continuité en restant en bon terme.

 

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Tout l'art du metteur en scène consiste à préparer à cette inexorable fin d'une famille normale que la vie a érodée. Après un moment de perdition et d'enguelade, il y a la préparation du repas improvisé, les nécessités de mettre de côté les rancunes pour se protéger des méfaits du temps extérieur pour recréer la solidarité familiale plus forte que le mauvais temps, plus profonde que la mer.

 

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Cela permet au réalisateur de placer dans les nombreux dialogues quelques mots drôles, en pointant les humeurs changeantes de chacun pour pouvoir aussi intercaler des situations cocasses en montrant qu'il reste le cinéaste défenseur de l'enfance:" Après la tempête et le typhon, la barre d'immeubles retrouvait sa beauté et son calme.

HIROSHI ALBE est Ryota - YOKO MAKI est Kyoto -kIREN KITO Yosshito lamère - SOSUKE KEMATSU le fils. La Bande son est tirée de la chanson de WAKARE NO YOKAN dont le titre est "Plus profond que la mer" (1987)

La question que sous entend ce film est: Sommes-nous, aujourd'hui, ce que nous révions d'être hier ?

Durée du film : 1 H 58

 

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19 avril 2017

CINEMA - LE PROCES DU SIECLE : HISTOIRE - OPINIONS -VERITES

 

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Ne partez pas de ce titre ronflant et faux. Ce n'est ni un film qui vise à une quelconque récompense cinématographique, ni du cinéma pour rétablir une vérité niée ou oubliée. Son intérêt est bien au delà et les qualités de ce film résident dans les questions aux quelles chacun (e) doit prêter attention pour se forger une opinion  nécessitant de vraies réponses qui soient le fruit de réflexions personnelles. C'est autrement qu'il représente un film qu'il est nécessaire de voir. Ce n'est en rien le film de l'année et encore moins celui du siècle, mais c'est peut-être quelque chose qui justifierait qu'on écrive une thèse ?

 

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Commençons par le film que pour ma part j'aurais titré "Sentence" comme le PV du procès qui en 300 feuillets rapportent les minutes du procès en diffamation qui s'est tenu du 11 janvier 2000 au 11 avril 2000 à la cour Royale de Londres.

Le plaignant DAVID IRVING est un sujet Britanique qui se veut Historien et qui se dit avoir été diffamé par l'Historienne américaine DEBORAH LYSTRADT professeur d'histoire et d'étude Juives modernes qui lors d'une conférence sur l'HOLOCAUSTE en 1993 dans l'amphi de l'Université avait mis en cause les négationistes qui doutent de l'existence des chambres à gaz dans le camp de concentration d' AUSCHWISTZ. IRVING avait même offert 1000 livres à qui apporterait la preuve que les chambres à gaz aient existé. Déborah avait refusée de discuter avec Irving présent dans l'amphithéattre et avait publié, l'année suivant un livre, "DENIYING OF HOLOCAUST" (elle sera poursuivi pour ce livre avec son Editeur).

 

PRO 6

 

Du fait de la plainte déposée, l'accusée allait devoir apporter des preuves sur l'existence des chambres à gaz qui ne soit pas de simples témoignages de témoins rescapés mais des preuves visuelles qui remontent à 50 ans en arrière.

 

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Le réalisateur américain de 73 ans MICK JACKSON a choisi de bâtir son film uniquement sur les archives officielles du procès pour que toutes les scènes soient parfaitement documentées ce qui représentait une masse considérable de documents à lire puisque 1 journée de procès représentait 4 à 5 heures de lecture et que le procès a duré 40 jours. Même les dialogues et échanges des séquences du prétoire sont extrait de ceux consignés dans les archives officielles; On ne voit Irving qu'à travers le regard de Déborah qui pour le film a livré au réalisateur et à son équipe que quelques détails sur sa vie intime. Elle a tenue à participer à la production du film et a été présente sur le plateau tout au long des scènes de prétoire. Lorsque les comédiens ont souhaités avoir de ces effets personnels de l'époque elle a satisfait à cette demande quand c'était possible (Foulards...). Pour les scènes tournées dans le camp de concentration, le réalisateur, par respect pour la mémoire des victimes, a refusé que l'on voit les comédiens dans la cour. Du côte des acteurs, on peut noter que tous ont tenus a se rapprocher du personnage qu'ils incarnaient même pour un petit rôle court.

 

PRO 10

 

Pour écrire le scénario DAVID HARE s'est appuyé sur le livre de Déborah LYSTRADT "Holocauste Histoire on trial" et après le procès, l'université a offert 1 million de dollars pour la traduction sur son site internet de "HOLOCAUST DENIAL ON TRIAL" (HDOT) qui recense tous les Pv du procès en Farsi, Arabe, Russe et Turc.

 

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Débora pendant le procès avait résidé avec ses avocats à l'ALTERAERUM Hôtel de Piccadilly. Irving (TIMOTHY SPALL) (lui avait choisi de se représenter seul devant la cour. Il se comportera d'une manière étrange dans un état psychologique pas évident, alors que Déborah (RACHEL WEISZ) a suivi le conseil de ses avocats de ne rien dire, laissant son avocat parler à sa place. Elle  était parti avant en pologne avec son avocat RICHARD RAMPTON (TOM WILKINSON) pour trouver des preuves. A l'issue du procès, IRVING sera déclaré coupable d'avoir délibérément manipulé des faits historiques à des fins idéologiques personnelles. Condamné à 2 millions de livres, il ressort ruiné, obligé de vendre sa maison et ses biens. Trois ans plus tard, arrêté en Autriche, il sera condamné à 3 ans de prison ferme pour apologie du nazisme.

Du côté technique, le réalisateur avait insisté pour que les images soient lumineuses: "Un film qui parle de la vérité se doit d'être lumineux".

 

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Venons - en à présent à la question que sous entend ce film : Jusqu'où doit aller la liberté d'expression ? Peut-on exprimer ce que l'on pense mal ou a tort ce qui est faux et que l'on croit vrai ?

"On vit une époque de folie et de mensonge, d'excès et de violences , une époque de déformation  en tout genre de la vérité" et Deborah d'ajouter : " A l'époque du relativisme permanent, les jeunes finissent par se dire que ça doit être vrai puisqu'on la vu sur Internet. Alors que tout ne peut pas être vrai mais il n'y a pas toujours 2 points de vue sur chaque question. Les étudiants pensent que chacun (e) a droit à sa propre opinion alors que les faits sont les faits. Les historiens peuvent débattre des circonstances de l'Holocauste mais il n'en reste pas moins que l' Holocauste a eu lieu".

 

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Dans ce procès ce qui était difficile pour DEBORAH et ses avocats c'était d'apporter des preuves qui soient autre que le témoignage de victimes. Ce refus de la mémoire des victimes mettait en doute leurs paroles et les souffrances endurées  alors qu'il était quasi impossible, 50 ans après, de trouver d'autres preuves car à l'époque la police scientifique n'existait pas et que mis à par des photos pas grand chose n'est visible sur le site de la tragédie elle-même. Les négationistes ont beau jeu de dénoncer le manque de preuve pour affirmer que ce qu'ils disent est un mensonge.

Durée du film : 1 heure 49

 

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17 avril 2017

CINEMA -" SOUS LE MEME TOIT" UN FAIT DE SOCIETE C'EST PAS UNE COMEDIE

 

 

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Y a comme ça des réalisateurs qui pensent que n'importe quel fait de société peut devenir une comédie, même si cela demande au départ plus d'imagination et de talent qu'on ne croit parce que, par le passé, on a connue sa petite heure de gloire à la télé. Sous le même toit" apporte la preuve que c'est pas aussi simple...même si on fait appel à deux acteurs confirmés.

 

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le moment de la séparation de couple jusqu'au divorce ne date pas d'hier sauf qu'avant ça se préparait de longue date alors qu'aujourd'hui en "trois coup de cuillère à pot" on divorce pour aussi tôt redémarrer en famille "recomposée" un autre style de vie.Le moment entre la décision de rompre et celui ou se déroule le divorce est rarement un bon moment de transition surtout si les moyens financiers de chacun ne sont pas énormes. Après avoir passé du temps et de l'argent pour avoir un foyer, il faut calculer même pour la garde des enfants, la séparation des biens... La cohabitation peut vite devenir un problème où on finit vite par se détester. Tout est prétexte à s'engueuler pour se prouver qu'on a raison de vouloir se séparer; ça devient vite malsain et souvent les enfants sont encore plus fragilisés par cette expérience

 

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FARRUGIA

Pour sa comédie, FARRUGIA nous présente une scène de vie à la Française: Yvan (GILLES LELLOUCCHE) est un père de famille qui n'a jamais trop su tenir son rôle de père adulte; Il a fait toutes sortes de métiers, il s'est laissé porter par la vie et bien sur qu'il n'a pas envisagé le divorce possible; aussi quand le ras le bol de l'épouse arrive, Il n'a pas un rond pour imaginer de refaire sa vie. Le seul bien dont il dispose encore c'est cette partie de son logement dans le 19é qu'il estime à 20% de la totalité de la valeur du bien qui n'a rien d'un appart luxueux. Delphine(LOUISE BOURGOUIN)est infirmière de métier, elle a encore envie de refaire sa vie et s'occuper de ses deux enfants sans avoir un adulte infidèle pour mari.

 

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YVAN veut la forcer à continuer une cohabitation forcée, en attendant le jugement du divorce. Pas question de coucher ensemble; Délphine demande à son fils KOLIA de lui laisser sa chambre et de partager celle de sa grande soeur VIOLETTE.Pas question non plus qu'il mange sur son compte, donc elle ne lui octroie que 20% du Frigo,le temps passé dans la salle de bain -Wc. Pour les enfants ça sera s'en occuper 1 semaine sur 2. Comme Yvan aime toujours sa femme il ne cherche rien d'autre a faire qu'à lui rendre sa vie indépendante impossible. Le chacun chez soi est difficile,voir impossible dans ces conditions et les enfants se moquent de ces deux soit disant adultes qui sont pire que des gamins.

 

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Ferrugia nous livre une caricature avec des scènes où ça sonne faux, un humour médiocre sans grande finesse ni humour, même Gilles Lellouche en rajoute pour essayer de faire rire.

BREF, c'est du télé film à la "PLUS BELLE LA VIE"

Durée du film : 1 h 33

 

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12 avril 2017

CINEMA - ZEITGEST PROTEST : L'ESPRIT DE NOTRE TEMPS

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CHRISTOCAR

Dans ma jeunesse j'aimais bien les Bd UNDERGROUND, elles étaient en marge des circuits commerciaux traditionnels et représentaient une culture expérimentale, sauvage. CHRISTOPHE  KARABACHA semble avoir opté pour ce style de cinéma quoique ses films ne sont pas si "sous terre" que ça puisqu'ils écument tous les festivals du monde en rencontrant un intérêt évident partout alors que son cinéma ne vise pas un large public.

Ce réalisateur Franco-libanais de 38 ans, né à BEYROUTH, est un réalisateur indépendant. Pendant la guèrre du Liban, il est venu faire ses études cinéma à l'Université de Paris 3. Une fois ses diplômes en poche, il profite d'une bourse pour aller faire un saut en Amérique.  En 2000, il avait expérimenté divers formats de pellicules avant de se lancer dans le documentaire et la fiction mélangés. "BEYRUT KAMIKAZE" en 2010 était un documentaire expérimental de 59mn classé comme politiquement incorrect. Pas étonnant que son Long métrage suivant: " Com too much love wille kill you" (2012) qui mettait en scène la descente en enfer dans Beyrouth en guerre (La prostitution à Beyrouth) ait été interdit au Liban et aux moins de 16 ans en France (à cause de sa violence et ses scènes glauques). Il y a eu depuis 4 autres longs métrages et "ZEITGEST PROTEST" est son 6 ème. C'est l'occasion de découvrir ce cinéaste qui se défend de faire des films d'art.

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Pour lui, ce film est une quête d'identité, une lutte pour se retrouver et retrouver sa paix intérieure. Il analyse dans un court laps de temps les humains et les idées complexes  qui les angoissent. Son personnage principal est aliéné dans un environnement qui le rejette. Il lutte en exprimant ses émotions profondes et douloureuses. C'est sa manière à lui de protester contre ce monde moderne en offrant au spectateur qui regarde un spectacle ardu, cruel et sauvage.

Son histoire est basée sur les sens et la plus part de ses actions sont symboliques. Il présente un homme simple qui est resté au temps d'avant la modernité. Il est face à un monde où tout va très vite. Il se bat pour gagner un monde qui soit conforme et meilleur ; pour cela il doit échapper à l'immobilisme des mentalités, échapper à l'enfermement et à la mort. Autant dire que c'est loin d'être gagné. Omar (THOMAS ARNAUD) est devenu mélancolique, sans énergie, il passe une grande partie de son temps dans les bars à boire et à faire des rencontre sans lendemain. Aussi, quand sa cousine YOUMNA (KAREN PEYRARD) qui vivait dans un pays à l'étranger débarque dans sa vie avec, elle aussi, l'idée de changer de vie, Omar en profite pour prendre la route avec elle et partir à l'aventure, direction le bord de mer où des bateaux les emporteront peut être loin de de monde? Cette errance de marginaux qui sont hantés par leur passé, va être émaillée de relations conflictuelles. Ils vont les balayer de manière violente comme s'il s'agissait de se débarrasser de vieux tabous (à la fin les deux cousins se livrent sur la plage à un acte sexuel sauvage. C'est leur façon à eux de régler leurs compte pour exister).

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Côté technique, KARABACHA aime bien les longs plans fixes et les travellings contraires; l'importance est mise sur les personnages face à la caméra, il a le goût de l'action pour faire ressortir la fébrilité du monde. La bande sonore ne vise pas à aider à mieux ressentir les émotions. Depuis ses débuts, il expérimente, à chaque film, une façon de faire des films. Ici, il adopte  un style plutôt "minimaliste". La couleur rouge apparait tout au  long comme un leitmotiv. Il introduit ses idées couche par couche à travers divers paysages. Il fait en sorte que l'angoisse traverse les corps

Le titre ZEITGERST Rappelle que ce film est  "dans l'esprit du temps" de façon à définir l'époque qui n'a plus guère de sens

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(l'esprit ZEITGERST à la mode dans la façon de faire de l'Art aujourd' hui, consiste à faire des oeuvres qui ont aucun sens précis avec n'importe quoi.) C'est pas le cas de ce film. Karabacha est un réalisateur qui ne se contente pas de filmer son pays, le LIBAN à l'abandon et il ne veut pas qu'il finisse par ne plus avoir de sens. Il filme pour lutter contre cette tendance nihiliste des LIBANAIS.

 

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Attention c'est un film tout public tout autant où, comme pour le film israélien qui suit, on aime les expérimentations au cinéma.

Durée du film : 1h 34

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CINEMA- WEDDING DOLL : POUPEE DE MARIAGE

 

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NIZAN

Quand on découvre un film Israélien où il n'est pas question de religion ni de guerre, c'est forcé qu'on a envie de voir de quoi il en retourne, surtout si le réalisateur est un autodidacte issu du documentaire et du Théâtre. Pendant 6 ans il a cru devenir comédien en allant en Amérique; la réalisation de films l'a rattrapé. Nitzan GILADY n'y est pas allé par quatre chemin :" je raconte mes histoires sans faire une grande différence entre la fiction er le documentaire. Mon expérience de documentariste et de théâtre m'a permis de faire une transition douce. Je raconte mes histoires uniquement grâce aux scènes que je tourne en contrôlant tout particulièrement l'esthétique. Un fois le scénario écrit j'avais une idée précise de ce que je cherchais visuellement. C'est l'ensemble des décors qui m'a montré à quoi ressemblait le cadre dans lequel il fallait intégrer les personnages. Le paysage a un potentiel créatif et dans le désert on est vite déconnecté. on voit les choses du point de vu de mon personnage principal qui est toujours au bord du cadre presque à être poussé hors de l'écran. Elle voit toujours, la beauté de la vie, et comparée aux autres, elle s'épanouit et s'émerveille de tout, même dans le désert".

 

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L'histoire se déroule au sud d'Israel, en plein désert du Néguev, dans le petit village de MITZPE RAMON, pas loin d'un canyon vertigineux. La maison où Hadji (MORAN ROSSEMBLATT) vit avec sa mère divorcée Sarah (ASSI LEVY) est modeste mais les murs de la chambre d'Hadji sont tapissés de photos de mariages découpés dans des magazines; il y a aussi un grand casier où se trouvent des dizaines de poupées de papiers fabriquées par elle. La maison ressemble à un arche perdue. Hadji est une femme fragile psychologiquement qui à trente ans rêve de pouvoir se marier mais sa mère qui est femme de chambre dans une maison de riches la surveille dès qu'elle s'aventure dans les couloirs vers l'escalier et refuse d'écouter son fils qui dit qu'elle aurait dû mettre depuis longtemps sa fille dans une maison spécialisée car elle est "taré". Hadji travaille dans une usine à la découpe et à l'emballage de rouleaux de papiers WC. Hadji est amoureuse du fils du patron OMRI (ROY ASSAF) mais leur relation reste secrète. En dehors de son travail, son hobby c'est de confectionner avec les chutes de papiers des robes de mariées dont elle habille ses poupées découpées dans du  carton. La fabrique de papier qui périclite depuis longtemps est sur le point de fermer les portes . La mère Sarah s'inquiète pour sa fille alors qu'elle aimerait bien, elle aussi, retrouver une vie de femme. La fermeture de l'usine et son licenciement va bousculer la vie d'Adji qui a des rêves irréaliste alors que sa mère , même fatiguée reste réaliste et comprend pas son hobby pour les poupées de mariage (elle essaiera de la faire embaucher dans une boutique de robe comme couturière)....

 

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Dans ce film, GILADY ne cache pas les difficultés économiques et la détresse morale de ces habitants qui sont isolés. Pour le scénariste, le Handicap ne se limite pas à ce que l'on voit. Tous les personnages sont des handicapés du sentiment, même Omri; c'est lui aussi un attardé quelque part, c'est un amoureux honteux quand il est avec ses copains alors qu'Adji est d'une naïveté radieuse , même quand elle est triste elle parvient toujours à trouver des raisons d'espérer et de sourire, elle refuse d'être une victime "normale" dans un monde où tous les habitants sont indifférents à ce qui se passe. C'est le seul moyen qu'elle semble avoir trouvé pour échapper à la prise étouffante de la vie dans cette ville perdue dans le désert en gardant son âme d'enfant qui rêve au mariage.

 

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Le film est basé sur le rêve d'indépendance et d'amour d'une adulte naïve et limitée dans un monde dont la réalité est impitoyable, remplie d'indifférence et de mépris; hadji a un frère, mais il est soumis à son épouse et celui qu'elle croit qu'il l'aime a d'autres ambitions. Seul l'amour maternel demeure : telle Mère, telle fille.

 

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La photographie de ROEY ROLH offre des couleurs éclatantes et vives  et la mise en scène a été épuré pour ne pas être en contradiction avec l'art minimaliste pratiqué avec bonheur par Hadji. Ça reste discret et fluide, sans leçon de morale; la créativité est là avec un zeste de poésie. C'est pas de l'art pauvre de cinéma. C'est déjà pas mal pour un premier film dans un pays constamment en guerre de part la volonté obstinée des religieux qui se sont arrogés les pouvoirs de Gardien du temple... sans voir que eux aussi font partis des handicapés indifférents.

Durée du Film : 1 h 22

 

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07 avril 2017

CINEMA - UN PROFIL POUR DEUX : LE CYRANO DES TEMPS MODERNES

 

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Voila une comédie à la Française qui ne devrait pas laisser les seniors indifférents et les autres non plus. "Un profil pour deux" est du type "boulevard",  basé sur le quiproquo et le mensonge, qui finit toujours par déclencher le rire et l'amusement jouissif. Surtout quand on a eu la bonne idée de prendre un comédien du rire qui a une gueule parfaite de senior d'aujourd'hui pour communiquer, voyager et faire des rencontres

 

PRO8

 

 

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STEHANE ROBELIN est un réalisateur heureux, c'est son troisième long métrage après "REAL MOWIE"(2003) et "ET SI ON VIVAIT ENSEMBLE (2011) : " J'aime inventer des histoires sur les personnes âgées, ça me touche. Quand on est âgé, tout est compliqué, il faut se finaliser des étapes, trouver des solitudes, toujours lutter en somme. Pour moi c'est la définition même du héros qui doit se battre et accepter un certain nombre de changements....je voulais que ma nouvelle histoire soit aussi actuelle via l'importance d'internet qui se voit comme un marqueur de la modernité; il permet à tout le monde de communiquer, voyager, faire des rencontres, de rêver sans même avoir à  sortir de chez soi. Comme moteur pour l'imaginaire on a rarement trouvé mieux. C'est un outil relativement récent qui, pour des personnes qui n'ont pas eu l'occasion d'apprendre à s'en servir dans le cadre  de leur vie professionnelle, reste difficile à s'en servir. 

La rencontre en un vieux monsieur ronchon et déconnecté avec un jeune autour d'un ordinateur m'a semblé être une bonne occasion."

 

PRO 14

 

Pierre (PIERRE RICHARD) est paralysé par son age.. Veuf à la retraite, ça fait deux ans qu'il ne sort plus de chez lui. Il ronchonne mais a gardé sa verve et l'envie d'aventure; alors, sa fille pour le reconnecté à la vie lui trouve un jeune qui est chargé de lui apprendre à se servir d'un ordinateur. Le jeune en question c'est Alex (YANISS LESPERT), trente ans qui est lui aussi un peu solitaire mais qui sait se dépatouiller  via internet sauf pour sa vie amoureuse. L'apprentissage de Pierre qui est rebelle à l'ordinateur ne sera pas des plus simples (il a encore du mal à différencier la fenêtre de l'ordinateur et la fenêtre de son appart quand on lui demande d'ouvrir la fenêtre, à se servir d'une souris .... ). A la longue, une histoire d'amitié se noue entre le senior et le junior et Pierre finit même par savoir comment aller sur un site de rencontre avec un profil de sa personnalité sauf pour la photo où il préfère mettre celle d'alex. Flora (FANNY VALETTE) est une  est une des femmes inscrite sur un site de rencontre sous le nom de "FLORA 63" afin d'oublier le drame de son veuvage. Sa naïveté et sa crédulité est touchante, c'est une romantique. Normal qu'elle soit touché par le Profil de pierre qui la séduit par sa façon de parler et la photo d'alex qui en fait un jeune différent des autres. Pierre revit et se sent de plus en plus amoureux de sa Fora. Elle va jusqu'à lui proposer une rencontre dans la vraie vie. C'est-là que ça se complique, mais comme c'est la photo de Pierre qu'elle a vu, il demande au jeune informaticien d'aller au rendez-vous à sa place, lui sera derrière pour découvrir celle dont il est fou amoureux. Alex le solitaire timide se laisse convaincre de se prêtera cette substitution d'identité qui doit se limiter à la première rencontre. Oui, mais voilà, Alex devient amoureux de la vraie Flora.....

 

PRO5

 

Involontairement? STEPHANE ROBELIN a adapté son histoire sur celle du légendaire CYRANO DE BERGERAC. Pierre est l'archétype moderne des Seniors. Il a le sens de l'épique . Dans sa vie, il continue de croire en l'amour et au bonheur. Il pense que son âge (avant c'était le nez) est un handicap qui l'empêche de faire connaître ses sentiments à sa bien aimée, il demande donc à un autre de le représenter et quand sa roxane lui demande d'être le parrain de celui qu'elle veut épouser, il est effondrer intérieurement mais refuse de devenir vulgaire et laisse l'amour triompher. Seule la fin est différente du Cyrano : c'est une comédie, pas une tragédie comme dans la pièce de Théâtre D'EDMOD ROSTAND. FLORA sera comblé d'avoir découvert que l'amour est une sensualité qui n'a rien à voir avec l'âge;  et ça se terminera bien.

 

PRO 2

 

A noter que la musique est de Vladimir COSMA

Enfin une vraie comédie à la française qui a du sens ; ne vous en privez pas.

Durée du film : 1H 40

 

PRO 9

 

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06 avril 2017

CINEMA - L'HOMME AU MILLE VISAGES : LE MANIPULATEUR

 

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ALBERT RODRIGUEZ

On qualifie ALBERTO RODRIGUEZ de "meilleur réalisateur espagnol du moment" car il avait remporté 4 "GOYA" (César espagnol) des meilleurs scénarios de films. Pourtant, quand on lit les critiques de son dernier film "le Manipulateur" (retitré en France :"L'homme aux mille visages") c'est beaucoup plus mitigé. C'était étonnant car le scénario était basé sur une histoire vraie relaté dans un livre par le romancier Manuel CERDAN. En voyant la bande annonce, il paraissait évident que cette histoire n'était pas aussi simple qu'on voulait bien l'admettre. En qualifiant ce film Espagnol de "film policier de divertissement", les spectateurs qui l'ont découvert, même s'ils sont Espagnol, sans connaître ce qui est devenu l'intrigue, ni les choix du réalisateur, ne comprennent pas que c'est tout cela qui a fait que ce film paraissait souffrir d'un montage mauvais qui avait déséquilibré le rythme avec des longueurs où on passe de montées d'adrénaline à des moments d'ennuis.

 

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Voici quelques éléments qui devraient faciliter une autre approche:

1993, l'Espagne est gouverné par le socialiste FELIPE GONZALEZ qui en est à sa quatrième victoire depuis la mort de Franco en 1975. Mais le chômage record atteint les 24% et les mesures de rigueur pour intégrer l'Union Européenne s'accompagnent d'une politique de privatisation et de libéralisme économique. A cela vient s'ajouter un scandale lorsque LUIS ROLDAN Directeur de la GUARDIA CIVILE se volatilise en emportant une gosse fortune. FRANCESCO PAESA est l'homme de l'ombre qui a trempé dans le trafic d'armes pour le compte du gouvernement qui quand tout va mal ne le couvre plus en refusant de payer et l'abandonne en pâture à la justice. Paesa s'exile puis revient en Espagne et se voit confié par le gouvernement la mission de remettre la main sur le magot de ROLDAN. Le gouvernement n'imagine pas que PAESA lorsqu'il remettra la main sur le magot le gardera pour lui afin de se venger de ce qu'on lui a fait subir en ne le couvrant plus dans son trafic d'armes. le gouvernement complètement dépassé par ce scandale s'effondre aux élections et c'est JOSE MARIA AZNAR et son parti populaire qui est élu 1er Ministre en 1996. L'Espagne rejoint l'Union européenne en 1998 et l'euro, un an plus tard, est la monnaie unique espagnole. Pour faire passer la pilule du scandale financier, on raconte n'importe quoi aux gens (on dit que Roldan a été arrête à Laos...)

 

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Comme l'a bien dit le réalisateur Alberto RODRIGUEZ :"LE CYNISME est inhérent à cette Histoire. C'est cela qui m'a donné envie de raconter toute l'histoire.Il me fallait rendre compte de sa complexité et la rendre accessible aux spectateurs. J'ai organisé les informations et les évènemens de telle sorte que ça ne devienne pas juste un fouillis impossible à démêler. J'ai utilisé l'humour et le cynisme pour alléger l'ensemble et faire respirer l'intrigue... L'histoire sur le cas de RAS ROLDAN qui a secoué l'Espagne est celle d'un menteur. La corruption est partout dans le gouvernement et la politique et aujourd'hui elle est toujours là. Il fallait que mon personnage principal montre qu'on ne dispose d'informations floues ou trafiquées. Ensuite j'ai construit mon personnage en tenant compte de sa nature mystérieuse, louche, et aussi pour réussir qu'on éprouve un peu d'empathie pour lui. Maintenir cette dualité, c'était l'idée que j'avais sur ce "Manipulateur". Au départ je n'étais pas certain de la place occupée par PAESA dans cette affaire. C'est le livre de MANUEL CERDAN qui m'a fait réaliser qu'il est celui qui a orchestré toute l'opération. Tous les intervenants concernés par le scandale ROLDAN et ses suites ont menti d'une manière ou d'une autre. Même les journalistes ne s'entendent pas sur ce qui est, ou pas, la "vraie histoire". La seule chose  certaine est que le cynisme est présent autant dans l'histoire que dans ceux qui l'ont faite. Le "manipulateur" était un titre approprié s'il en est". 

La voix off d'un narrateur est comme un fil conducteur pour éviter que le spéctateur se perde.

Pour son budget Rodriguez avait 5 millions d'Euros.

Les images sont soignées. Le scénario, comme les précèdents, est méticuleux; c'est peut-être un peu long?

 

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Pour le casting:

EDOUARD FERNANDEZ est Francesco PAESA

CARLOS SANTOS est Luis ROLDAN

JOSE CORONADO Jésus Camoes

MARIA ETUIRA Niévis Fernadez puerto.

Durée du film 2h O3.

 

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31 mars 2017

CINEMA D'ANIMATION - LES SCHTROUMPHS et LE VILLAGE PERDU : RESERVE AU MOINS De 10 ANS

 

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Vacances de PÂQUES obligent: un beau film d'animation pour les enfants;

6 ans après les SCHTROUMPHS de SONY PICTURES: Budget 110 millions $, bénéfice 564 millions de $ et 4 ans après les SCHTROUMPHS 2  :110 millions de budget et 349 millions $ de bénéfice, les producteurs américains ne pouvaient pas ne pas se dire "JAMAIS 2 sans 3". Mais cette fois, il a fallu reculé là sortie pendant les trois dernières années.

Les schtroumpfs vont devoir s'aventurer dans l'univers mystérieux de la fôret interdite.

 

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Pour ce faire on est retourné voir le style d'animation de l'an 40 (1940) qui semblait enjoué et plus rigolo pour les enfants avec des personnages qu'on peut étirer, déformer et des couleurs qui comme les formes en mettent plein la vue. Les personnages des schtroumps sont tout en rondeurs "cajoline"(marque d'adoucissant) alors que le sinistre sorcier Gargamelle et son chat AZRAÊL sont étirés comme des chats "spillés" dans leur château où les angles sont aussi aigus que les ombres. Le résultat saute aux yeux dans cet ensemble féerique multicolores; on a presque l'impression qu'on va pouvoir les toucher ...les schtroumphs (Paraîtrait de la schtroumphette serait l'oeuvre du sorcier qui l'a malaxé dans la glaise comme pour les santons, mais elle n'a rien d'un "sentibelli")

 

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Sony a vraiment fait une version améliorée pour ce reboot ( redémarrage). Cela n'empêchera pas les vieux fans du belge PEYO de trouver que les américains sont trop américain même dans leurs films d'animation; pour eux ça reste un gentil divertissement coloré, amusant mais déjà vu, qui n'a pas l'atmosphére des livres papiers et des premières séries télévisées; oui mais voilà ce film a été fait pour les beaux yeux de nos tout petits qui n'ont peut être pas encore découvert leurs schtroumphs qui sont les nouveaux aventuriers de l'arche perdue.

 

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Dans le village des schtroumps, on commence à s'ennuyer de vivre au milieu des champignons et la forêt voisine est tentante ,sauf que le grand chef stroumpfs intérdit d'aller aussi loin dans l'inconnu. l'espiegle stroumphette, le stroumpfs Costaud, l'autre à Lunettes et le maladroit ont décidés d'en faire qu'à leur tête. Muni d'une cartes, ils s'aventurent en cachette à la recherche d'un mystérieux village de légende. Quand ils le trouveront, ils verront que les habitants leurs ressemblent beaucoup mais que le village est plus joyeux sauf qu'on y rencontre des créatures non moins magiques comme des libellules cracheuses de feu, des belles fleurs carnivores et des nymphomanes, des plantes qui vous attaquent à coup de...bisoux et des souterrains de lapins labyrinthiques. Sans parler que le besogneux sorcier et son chat cherchent toujours à s'accaparer des quelques stroumpfs pour en tirer leur essence magique...

 

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Vous ai-je dis que les cléfs de la maison ont été confiées à KELLY ASBURY (le metteur en scène de "Shrek 2" ?

Il semble s'en être bien sorti pour que son reboot soit du niveau des deux précédents question bénéfices! La course aux oeufs d'or est lancée.

 

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Un film réservé aux 10 ans maximum et aux accompagnants.

Durée du film : 1 h 30

 

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30 mars 2017

CINEMA- LA CONSOLATION : De GABRIEL

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Son premier long métrage avait obtenu le  Prix Louis DELUC 2012, le CESAR DU MEILLEUR FILM 2013, le prix du Meilleur film 2013 par le syndicat Français de la critique. Autant dire qu'après ce démarrage dans le Cinéma, on ne peut qu'attendre avec curiosité le 2eme. 5 ans plus tard le voilà : "la Consolation" du jeune CYRIL MENNEGUM. On aurait pu croire que cela serait plus facile, sauf quand on est du genre perfectionniste :"Mon premier film ressemblait à un dé-pucelage, à une aventure pas complètement vécue, dans le sens où la forme d'une conscience avec laquelle on l'a fait soulève pleins de questionnement et de nouvelles envies.

 

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Pour mon 2ème film je voulais faire un film pas cher pour éviter la pression financière qui m'aurait obligé à donner une réponse autre qu'artistique et personnelle. On a l'innocence en moins et du coup on commence à avoir peur. C'est là qu'il faut se cramponner, garder sa personnalité et se poser vraiment la question du cinéma qu'on veut faire. Les financiers du cinéma à qui j'ai présenté mon scénario de GABRIEL (premier titre) avec une colonne pour l'image et une autre pour le son , n'ont pas compris. J'ai finalement obtenu un budget de 19 jours de tournage. Le producteur m'a proposé de tourner sur pellicule comme j'en rêvais. Le Directeur de la photographie THOMAS LETELLIER m'a permis de mener avec lui un moment d'apprentissege très fort".

Pour son premier film, ce documentaliste, auto-didacte, avait traité l'histoire d'une femme: "LOUISE WIMMER" (CORINE MASIERO); une femme de chambre d'hôtel qui dors dans son break Volvo; elle est au bord du gouffre et chaque matin elle se demande si sa voiture va démarrer. Tout chez elle est précaire et elle se demande pourquoi elle doit essayer de continuer à se maquiller, à s'habiller du mieux quelle peut. Sa vie passée est en lambeaux, il ne lui reste que peut de chose qu'elle entasse dans un box de parking dont elle a du mal à payer le loyer. Mais elle a décidé une fois pour toute de se battre pour sa survie. Elle fait face avec un mélange de brutalité et d'élégance aux affrontements avec sa famille, ses interlocuteurs de l'administration, avec les agents du maintien de l'ordre... Même engloutie dans sa solitude et sa misère, elle se débat dans ce monde dur et malléable pour avoir enfin prise sur lui.

 

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Son deuxième film a gardé les raisons d'être du premier:" Je voulais m'accrocher au propre vécu de mes personnages, à leur corps réel; j'ai besoin d'écrire pour quel qu'un qui existe, avec qui je peux parler, qui a un corps, un visage".

Il a mis peu de dialogue pour privilégier la musique; le morceau final est de LISZT, il porte le titre du film: "La consolation". "J'ai préféré les morceaux de musique que j'aimais SCHUMAN, SCHUBERT, LISZT, BACH. et j'ai demandé à ALEXANDRE GUANSE qui joue lui même les morceaux d'éviter les morceaux trop complexes ou trop entendus au cinéma. C'est cette musique qui me faisait venir mes images"

Le musicien LISZT disait qu"il ne serait ni inutile, ni risible qu'un compositeur donne en quelques lignes une esquisse psychologique de son oeuvre pour raconter ce qu'il a voulu créer et sans entrer dans des explications enfantines et des détail minutieux, nous expose l'idée maîtresse de son oeuvre"(lettre à Georges SAND 1873). Il construisait sa musique selon un plan géométrique; pour lui les morceaux étaient des sortes de poèmes symphoniques dans les quels se développaient un genre de musique à programme d'un symbolisme abstrait.

 

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Dans l'histoire de la CONSOLATION, Daniel arrivé à la trentaine veut connaître sa mère biologique, car il a appris qu'elle est toujours vivante alors qu'à l'âge de 4 ans on lui avait expliqué qu'elle était morte. Il veut savoir qui elle est, pourquoi elle l'a abandonné. Il veut connaître la vérité et trouver ainsi la consolation.

"je ne me suis pas construit une culture cinéphilique mais j'apprécie TARTOVSKI, BERGMAN , BRESSON , la peinture du CARAVAGE ET LA PEINTURE HOLLANDAISE ainsi que certains maîtres du 19ème pour leur traitement du clair obscur et la composition de l'image. Leur façon de donner aux personnages un sentiment humain, une forme de spiritualité en créant un lien avec un au delà humain".

 

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On retiendra, une fois encore, le talent personnalisé de CORINE MASEIRO que l'on peut voir chaque semaine à la télévision dans le rôle  loufoque du CAPITAINE MARLEAU qui plaît à 6 millions de spectateur (FRANCE 3).

C'est un film radical qui ne fait aucune concession pour être regarder par un large public. Comme l'a dit son auteur, son but est de montrer ce pourquoi il a décidé d'être réalisateur de cinéma; c'est comme un dessin au net, une épure de son style de cinéaste. C'est là que réside tout le charme de cette découverte à faire si on trouve des distributeurs courageux avant qu'il finisse dans les salles d'art et essai.

Durée du film: 1h 20

 

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