y a quoi à chercher ?

29 mai 2017

cinema- les PALMES du 70e : NETFLIX PLATEFORME COULEE

 

PALME D4OR

C'était pas la cuvée spéciale du Siècle

Mais quelques bonnes surprises comme le fait d'avoir primé 2 Réalisatrices sur quatre, 2 actrices. Peu de films absents du palmarès qui auraient mérités et une élimination volontaire : les films de la plate forme NETFLIX. Dans l'ensemble, le Jury n'a pas trop surpris son monde en dehors de la palme d'OR ; les prix du scénario font un peu prix de consolation

VOICI LE PALMARÈS :

"the square" Palme d'or RUBEN OSTLUND (Suède)

"120 battements par Minute"Grand Prix ROLIN CAMPILLO

"NICOLE KIDMAN" Prix Spécial

"Les Proies" Prix de la mise en scène Sofia COPPOLA

"DIANE KRUGEN" Prix Interprétation Féminine "The Fade" -FATIH AKIN

"JOAQUIN PHOENIX" Prix interprétation Masculine "You Were Never" Really Here Lyne RAMSAY

"Faute d'Amour" Prix du Jury ANDREY SVYAGINTSEV

"Mise à mort du cerf sacré" Prix Scénario YORGOS LANTHINOS et EFTHIMIS FILIPOU exéquo avec

"You Ere Never" LYNE RAMSAY

"Une nuit douce" Prix du Court métrage QIU YAN

"Le plafond" Mention spéciale du Jury spécial court TOPO AIRASKSINEN

"Jeune femme" Caméra D'Or LEONOR SERAILLE

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the square

film satirique qui tourne en dérision le monde de l'art contemporain et les petites et grandes lâchetés des Nantis cultivés face aux migrants, réfugiés ou SDF. Christian un conservateur de musée d'art moderne prépare une exposition sur la tolérance et l'art moderne alors qu'il n'y connaît pas grand chose en la matière. On lui vole son portable et son portefeuille et l'univers de ce conservateur (CLAES BANG) bascule...

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26 mai 2017

2017

 

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LES FILMS SONT SOUVENT FAIT DE FRAGMENTS DE VIE CHARGES DE SIGNIFICATION.

Ils donnent une belle image du Cinéma.

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Mes autres sites et blog:

http://antoniogramsci.e-monsite.com/ (biographie)

http://taftacroisade.canalblog.com/ (Politique)

 http://olympiensmarseillais2013.e-monsite.com/  (sport)

http://deixis.art.e-monsite.com/ (art)

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 51810 VISITEURS au 26 MAI 2017. 

(66 560 pages vues) :

Liste des 120 Pays Visiteurs: France - Usa - Belgique - Canada - Allemagne - Corée du Sud - Russie - Tunisie - Maroc - Espagne - Algérie - Royaume Uni - Italie - Luxembourg - Monaco - Afrique du Sud - Japon - Taiwan - Egypte - Guyane - Bresil -  Grèce - Israël - Suède - Ile Maurice - Colombie - Bulgarie - Mexique - Guadeloupe - Norvege - Pologne - Irlande - Madagascar - Ukraine - Benin - Rwanda - République Tcheque - Argentine - Turquie - Suisse - Côte d'Ivoire - Guinée - Thailande - Portugal - Nouvelle Zélande -Chypre - Mali - La Barbade - Hongrie - Polynésie Française - La Réunion - Sénégal - Finlande - Hong Kong (Chine) - Croatie - Togo - Congo - Géorgie - Cameroun - Macedoine (ex Yougoslave)- Mauritanie -Ethiopie -Emirats Arabes Unis - Equateur - Liban - El Salvador- Venezuela- Arabie Saoudite- Roumanie- Chine- Haïti- Lettonie- Chili- Pays-Bas- Philippines- Zambie- Albanie- Malte- Vanuatu - République de Corée- Martinique - Nicaragua- Vietnam - Iraq - Australie - Gabon - Kazakhstan - Costa Rica - Singapour- Estonie- Lybienne jamahiriya- Qatar - Slovaquie - Bolivie- Koweït - Bélarus - République arabe Syrienne - Jordanie - Mauritanie - Pérou - Paraguay- Burkina faso- Inde- Kénya - République Dominicaine - Bangladesh - Uruguay - Autriche - Tanzanie - Panama - Bahreïn - Indonesie - République de Moldova - Niger - Danemark -Cambodge - Djibouti - Malte - Lituanie -

MERCI A TOUTES ET TOUS !

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PS: Après avoir lu ces commentaires, sachez que si vous êtes allé voir un film votre commentaire ou critique est toujours le bienvenu. 

 

 

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CINEMA - THE JANE DOE IDENTITY : L'AUTOPSIE DE L'INCONNUE

 

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Il y a deux façons d'aborder ce film ; la première c'est de seulement vouloir se faire très peur et la seconde se demander ce que cache cette inconnue.

 

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ANDRE ORVEDAL a -t-il simplement cherché à nous mettre mal à l'aise avec un film qui dépasse l'imaginable pour aller vers le surnaturel, comme il dit ? :"On a pas eu besoin de changer grand chose au scénario que IAN B GOLBERG et RICHARD NIANG nous avaient présenter (en 2013), juste des éléments mineurs sur le tournage et un tout petit peu d'improvisation. Je voulais travailler des couleurs spécifiques avec notre décorateur MATT GANT. On souhaitait avoir une maison des années 70 qui serait restée dans son jus, pas abandonnée, juste très peu entretenue depuis 30 ans. D'autre part, je voulais pas trop répéter les mêmes angles, trouver pour chaque scène une idée formelle différente; faire comme un film d'action,sauf qu'ici l'action se limite aux mouvements des acteurs dans une pièce. J'ai cherché comment mettre mal à l'aise le public; tourner en continuité me semblait indispensable".

 

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S'il s'agit seulement de faire très peur, ce film est une bonne réussite. Des phénomènes étranges et inquiétants se produisent dans la morgue qui est située au sous sol de la maison du légiste et de son fils. Le film commence comme un thriller ordinaire, la police vient enquêter dans une maison qui n'a plus d'occupants et découvre beaucoup de traces de sang, ce qui l'oblige à approfondir l'enquête jusqu'au moment où les policiers découvrent dans la terre du sous sol un cadavre de femme nue. Problème, elle ne porte aucun indice qui laisse à penser qu'elle a pu être tuée dans la maison. Ils emportent la victime à la morgue du coin et ils semblent vouloir attendre le résultat de l'autopsie avant de chercher à véritablement identifier cette inconnue. Partant de là, le légiste et son fils qui l'assiste, après avoir annuler une sortie, vont passer la nuit à faire cette autopsie, à ouvrir la peau, la chair, à couper les os avec un sécateur pour pouvoir retirer les organes pour les analyser et noter les indices qui pourraient être utiles aux enquêteurs. Le fait est qu'elle saigne abondamment du nez ce qui est déjà étrange en soi pour un cadavre déterré et son cerveau semble indiquer qu'il y a encore une activité cérébrale. A partir de là, tout ce complique et l'inimaginable se produit avec des phénomènes violents qui nous entraînent dans les contrées du surnaturel pour une promenade sans retour.

 

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Maintenant, il y a une autre façon d'aborder ce film, plus compliquée, une sorte de deuxième lecture.

D'abord remarquez que nous avons à faire à une femme qui est une héroïne qu'on a déterré et qui va pas cesser d'être là pendant tout le film sur la table d'autopsie. Dans les films habituels l'autopsie ne dépasse guère une séquence. Tout porte à croire que les deux hommes, un père et son fils, qui l'autopsient essaient de mettre à jours le secret de cette inconnue (JANE DOE c'est le nom donné en Angleterre à une personne dont on ignore l'identité). A mesure qu'ils la dépècent de ses organes, cette femme devient un objet d'expérience qui aurait perdu toute nature humaine. On pense alors à ses artistes du moyen âge à qui on confiait le corps de malheureux morts qui n'avaient plus de famille pour les étudier après les avoir dépouillés des hardes qu'ils portaient sur eux pour les revendre. Ici,au bout d'un moment, la morte ne semble plus vouloir se laisser ainsi violer sans ménagement par deux hommes qui se comportent comme des tortionnaires. Leur indifférence vis à vis de ce qui reste une femme qui garde les yeux bien ouverts même quand une mouche noire vient la taquiner, va finir par se retourner contre eux. Après s'être laissé mettre à mal la voilà qui semble à présent vouloir retourner contre ces deux hommes la violence subie; comme l'a écrit un critique on assiste à la lutte des sexes dans ce quelle a de plus cruel et irrémédiable. Tout le monde plonge en plein cauchemars. les deux hommes tenteraient-ils de mettre à jour un autre secret quand ils évoquent l'épouse et la mère partie trop tôt? peut être qu'ils jouent aussi l'avenir de leur relation autour de cette femme qu'ils charcutent?

 

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Il n'est pas sur du tout que le réalisateur, habitué aux films d'horreurs, ait songé, un instant, qu'il pouvait avoir fait autre chose qu'un simple film de divertissement horrifique. La défense de la condition féminine n'est sans doute pas la priorité de ce réalisateur, en tout cas ce n'est pas une évidence et pourtant là...

Au casting on trouve:

EMILE HIRSH (austin Tilden)- BRIAN COX (tommy Tilden) - ORPHILINA LOWBOND (Emma)- OLWEN CATHERINE (JANE DOE)- MICHAEL MC ELHATTON (SHERIF Sheldon)- PARKER SAUYERS (L'officier COLE)

 

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On notera que OLWEN a dû prendre des cours de YOGA pour arriver à rester allongé, immobile, pendant des heures sur une table d'opération qui n'avait rien d'un lit douillet :"je devais arriver à faire une respiration artificielle pendant qu'on filmait mon visage pour faire croire que j'étais morte et je respirais en fonction des prothèses qu'on me mettait et de ma posture"

Ce film, que certains ont qualifié de catégorie B, a reçu de la part du public beaucoup de félicitations et des récompenses de jury de festival. Sans en faire le film évènement de l'année,on peut que le conseiller à condition de ne pas tomber dans les pommes trop vite.

Durée du film 1 h 30

 

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25 mai 2017

cinema - MARIE FRANCINE : QU'EST-CE QU'IL FAUT PAS FAIRE POUR RETROUVER LE SOURIRE!

 

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D'autre à la place de Valérie LE MERCIER aurait tourné la page de réalisatrice de cinéma après 4 essais pas toujours concluants, surtout pour le dernier. Oui, mais la dame, humoriste dans l'âme, 2 fois primée au cinéma comme meilleur second rôle et qui plus est fille d'un Agriculteur, n'est pas du genre à laisser croire qu'elle ne peut pas mieux faire. Il semble bien que cette fois elle ait eu raison de se montrer têtu.

A quoi reconnaîtrons-nous que c'est une bonne Comédie de cinéma? C'est quand les spectateurs sortent des salles avec un sourire qui en dit long. C'est d'autant plus amusant quand écrivant le scénario avec la comédienne SABINE HAUDEPIN, elle dit ne s'être rendu compte qu'à la fin que c'était une comédie romantique.

 

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Son histoire est, c'est vrai, quelque chose qui se vit souvent dans la réalité du quotidien et dont l'idée a souvent été reprise au cinéma comme sujet de film ces derniers temps -surtout en France-.

Une femme de cinquante ans, pas moche, qui jusque -là avait une vie tranquille de femme mariée avec deux enfants et un métier de Biologiste qui, en principe, n'est pas comme à l'usine menacé de licenciement à tout moment et à qui tout d'un coup le ciel lui tombe sur la tête: Son jules, qui jusque -là a été d'un conformisme qui le pousserait à rester fidèle, se laisse embarquer dans une nouvelle vie après une aventure amoureuse avec une "jeunette" alors que jusque-la il n'avait jamais penser qu'il pouvait être amoureux de quelqu'un d'autre que sa femme; ça oblige Marie -Francine à divorcer et quitter la maison. Au travail c'est pas mieux, elle est licenciée manu militarie à cause d'amiante et de compression de personnel.

 

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Résultat, à 50 ans ou pas, plutôt que rester à vivre de mendicité dans la rue, encore vaut-il mieux retourner vivre chez ses parents en attendant de solutionner son problème, surtout si on a la chance que ce soit des parents bourges qui habitent le XVIe arrondissement de Paris, même s'ils sont un peu reloock dans le style vieille France bon chic bon genre et qu'ils ont oubliés que leur fille n'était plus leur enfant gâtée. Bon, elle va devoir dormir sur le canapé car Monsieur et madame font chambre à part et que sa chambre est donc occupée. Mais promis, ils vont tout faire pour trouver parmi leurs relations un célibataire qui voudra bien épouser leur Marie Francine et en attendant qu'elle retrouve un emplois dans un laboratoire il lui feront faire la gérante d'un magasin de cigarettes électroniques; c'est tendance. Disons d'entrée que VALERIE LE MERCIER peut dans un tel rôle montrer ce qu'elle sait faire et que les parents HELENE VINCENT et PHILIPPE LAUDENBACH ne sont pas en reste dans le genre BOBO coincés sympathiques.

 

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De l'autre côté on retrouve un PATRICK TIMSIT nature, sérieux qui a laissé son côté humoriste moqueur cynique au placard pour camper le rôle d'un chef cuistôt que sa femme a largué pour aller vivre avec une autre femme et qui est contraint de vivre dans la loge de concierge d'immeuble avec sa mère en attendant, là encore, que le vent tourne. Il fait des efforts pour ne plus fumer en se rabattant sur la cigarette électronique ! Lui, au contraire de Marie Francine, prend les choses avec calme comme s'il était apaisé et qu'il croyait en sa bonne étoile le Miguel. On sent que l'acteur fait beaucoup d'efforts pour pas décevoir la réalisatrice et convaincre le public qu'il n'est pas qu'un clown où du moins qu'il peut très bien endossé le rôle du clown blanc dans ce cirque de la vie.

 

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Saluons au passage, le reste des acteurs seconds rôles à qui la réalisatrice a su donner une vraie personnalité et un rôle autre que de figuration: DENIS PODALYDES (E.Doublet) -NADEGE BEAUSSON DIAGNE (Nadège) - MARIE PETIOT (Clémence) - ANNE LE MARCHAND (Margo)...

 

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Les petites maladresses dans la mise en scène seront vite oubliées.

Bref, voilà un film qui devrait réconcilier le public avec la comédie à la Française trop souvent bâclée et VALERIE LE MERCIER avec la critique.

Un bon moment de rire !

Durée du film 1 h 40

 

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19 mai 2017

CINEMA - RODIN : sortir l'art des conventions bourgeoises de l'époque

 

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 J'ai eu un peu de mal à me décider pour commenter ce film, non que je n'aime pas les oeuvres laissées par RODIN ou celui qui l'interprête dans ce film, mais parce que j'ai bien peur qu'il va me falloir passer à faire autre chose qu'une critique ou un commentaire sur ce film. Bon vous verrez bien...

Si l'on s'en tient aux 7000 sculptures qu'il a créé, aux 10 000 dessins, au 1000 gravures et aux 10 000 photos qu'il a fait faire,ça donne l'image d'un AUGUSTE RODIN infatigable artiste, un passionné qui a sorti, sans le faire exprès, l'art des conventions bourgeoises de son époque. Cette année, on célèbre le 100 ième anniversaire de sa mort à 77 ans. Faire une biopic de cet artiste au cinéma aurait relevé d'un travail aussi difficile à achever que sa "porte de l'enfer". JACQUES DOILON s'est donc limité à regarder lorsque l'artiste avait passé la quarantaine. A l'époque où il reçoit de l'Etat sa première commande phénoménale que d'ailleurs il ne parviendra pas à livrer avant sa mort (Plus de 7 mètres de haut 8 tonnes)et où il va vivre 10 ans de passion tourmentée et d'admiration pour CAMILLE CLAUDEL sa toute jeune assistante-praticienne : " Après mon précédent film ("mes séances de lutte")j'ai accepté la demande de deux producteurs d'envisager la réalisation d'un documentaire sur Rodin pour le centième anniversaire de sa mort. J'ai accepté dans un premier temps mais, assez vite, j'ai imaginé des scènes de fiction pour mieux faire "revivre l'animal". Je me suis aperçu que je n'étais pas intéressé ou capable de faire un film documentaire, qu'il me fallait des comédiens; j'ai donc décliné l'offre et continué d'écrire,en me documentant, des scènes de "fictions"....C'est la vie qui m'importe et qui l'emporte; j'ai besoin d'être surpris sur le tournage pour que la vie jaillisse, mais je ne veux pas savoir à l'avance comment va être la scène, les dialogues, la façon dont les comédiens bougent. Je préfère improviser sinon c'est de l'exécution....Je tourne avec deux caméras car je ne veut pas dire "Coupez" tant que la scène n'est pas terminée. Je refuse le découpage au tournage afin de permettre la circulation de l'énergie et trouver la musique d'ensemble.Je ne procède pas par fragments car je risquerais de ne pas saisir grand chose. Ce sont des caméras portées, souvent assez "fixes" mais à leur bonne place pour que la fluidité de la petite chorégraphie des acteurs soit ressentie idéalement et que ça reste une mise en scène peu visible".

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Replongeons-nous dans le contexte de cette époque:

A partir de la moitié du 19 e siècle la Bourgeoisie inspire de l'horreur aux artistes car elle représente l'exigence des industriels et des patrons avec des fortunes colossales. Donner du plaisir à l'esprit intellectuel c'était pour eux gaspiller son argent. Il faut être conformiste et faire allégeance à ces commanditaires-mécènes pour rentrer dans leur estime.Un certain nombre d'artistes et surtout de poètes préfèrent s'engager dans une vie de bohème aux côtés des plus défavorisés et font donc l'objet d'une politique très hostile. Il faut être conformiste pour avoir accès aux salons alors que les jeunes artistes essaient d'inventer un art de vivre de l'Art en se séparant des autres catégories sociales. Leur style de vie est bohème, ce qui fait dire à BALZAC qu'il y a trois classes d'hommes:-L'homme qui travaille manuellement (même un soldat) - L'homme qui pense et ne fait rien qui se voue à la "vie élégante" et l'Artiste qui est un peu des deux, proche du peuple dont il partage souvent la misère parce qu'elle s'oppose aux conventions et aux convenances des bourgeois.

A partir de 1848, ce n'est plus la "bohème doré" car on est souvent obligé d'exercer un second métier pour survivre et continuer à pratiquer son art. Il faudra attendre 1880 pour voir que l'art devient plus social; BEAUDELAIRE pense que l'art pour l'art est devenu une pure utopie.L'artiste s'offre des audaces et des transgressions qui sont une façon comme une autre de s'opposer au monde bourgeois. Des pièces de théâtre s'attaquent aux hommes d'affaires véreux. Le catholicisme social que l'on associe à "l'immaculé conception avec les gamelles ouvrières" de Georges SAND qui se veut la théologienne du sentiment et qui consent à "supprimer l'enfer par amitié pour le genre humain" est fustigé par FLAUBERT.

C'est dans ce contexte que RODIN, au contraire de MANET, refuse de sacrifier la sensualité et la sexsualité sur les sujets de son oeuvre qui touchent émotionnellement son public et l'intérêt dramatique dans ce qu'il fait. Comme dit Flaubert :"la révolution esthétique doit rester esthétique". De la forme naît l'idée, il rejette le moralisme et le sentimentalisme et comme l'écrivain, Rodin se renferme dans son monde physique qui est un immense atelier peuplé de modèles successifs qui sont tous de même valeur ainsi que les praticiens assistants qui les accompagnent. Pour lui, ce qui le motive ce sont les effets de la forme sur la lumière. Il vise à la maîtrise pratique dans tout ce qu'il entreprend. Pour lui, ce sont les propriétés spécifiques de cela qui créent et renvoient au point de vue esthétique de la beauté cachée dans le modèle choisi. C'est cela qui vise à reproduire la vraie beauté sensorielle des êtres. Chez lui, la théorie esthétique et la pratique de l'art ne font qu'un car elle contribue à la construction sociale finale qui devient objet reposant sur un socle. Pour lui donc,la beauté est dans ce sens utile.

Chez RODIN son travail sur la sensualité de la matière, avec en particulier de la terre glaise et du marbre choque même si il répète que BALZAC est le pivot de son esthétique: "le dessin est la clef de mon oeuvre, ma sculpture n'est que du dessin sous toutes ses dimensions."

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Son histoire avec CAMILLE CLAUDEL est une histoire d'amour et de création qu'il n'arrive pas à partager avec sa compagne fidèle qu'il épousera peu de temps avant de mourir. Camille c'est le fantasme joyeux de la jeunesse qui exalte son moi dévastateur. Il a été un enfant plus doué pour le dessin que pour l'étude scolaire. Son père était lui un garçon de bureau à la préfecture de police.Il était de plus handicapé par sa myopie qui sans doute devait l'obliger à porter des lunettes pour maîtriser le moindre détail de ses sculptures.Il avait deux soeurs Marie louise l'ainée et Anna olympe la cadette. Après le mariage de son père en 1829 avec Gabrielle il aura une demi-soeur Clothilde (1832). Sa difficulté à suivre une scolarité normale fait qu'il se retrouvera en pension chez son oncle Jean Hyppolite ce qui lui permettra de découvrir l'art gothique dans une cathédrale. On avait finit par l'inscrire dans une école spécialisée de dessin à 14 ans. Il apprend à pétrir la glaise, visite le Louvre et s'intéreese à l'art antique. Lorsqu'en 57, il tente le concours d'entrée aux Beaux arts, il réussit à l'épreuve du dessin mais échoue à celle de la sculpture car il ne respecte pas les traditions néo-classiques. Il est donc contraint d'aller travailler dans un atelier de sculpture comme artisan-praticien staffeur,ornementiste et décorateur. A la mort de sa soeur Marie-louise, en 1862, il entre dans la congrégation religieuse du Saint sacrement et va y passer un an avant d'être rendu à la vie civile. Deux ans plus tard, il épouse ROSE fille d'un cultivateur qui a juste 20 ans et dont il aura un fils qu'il refuse de reconnaître.

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A partir de là, il collabore avec un sculpteur de renom qui produit en série des oeuvres. Il décore à l'occasion l'Opéra Garnier,l'Hôtel de Paris, puis il accompagne un sculpteur Belge. Il est ensuite mobilisé caporal de la garde nationale lors de la guerre de Russie en 1870 mais aussitôt réformé à cause de sa myopie. En 1875, il étudie Michel-Ange et s'intéresse à son "non finito". En 79, on trouve qu'il est trop proche des communards pour pouvoir commémoré dans une oeuvre la guerre pour l'académie. en 1880 enfin, l'Etat lui passe commande pour "la porte de l'enfers" Et en 1882 commence sa relation passionnelle avec son assistante praticienne Camille, de 24 ans sa cadette.

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Le reste c'est Doilon qui vous en fait un résumé-fiction. VINCENT LINDON est RODIN -IZIA HIGELIN est camille CLAUDEL - SEVERINE CANEELE est Rose : "J'ai tourné dans la maison de Rodin à Meudon, sa chambre, sa salle à manger, les éléments de l'atelier avec son lit".

Pas sur que ça mérite la palme d'or sertie de diamant.

Durée du film : 1 h59

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18 mai 2017

CINEMA - PIRATES DES CARAIBES LA VENGEANCE DE SALAZAR : LES MORTS NE RACONTENT PAS D'HISTOIRES

 

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Si vous étiez l'héritier de Dysney et que l'on vous dise que les 4 premiers volets de la franchise "pirates des caraïbes" vous a déjà rapporté 3, 7 milliards de dollars de recettes rien que pour les sorties en salles dans le monde alors qu'ils ont coûtés moins de 1 milliard en tournages que diriez vous si on vous proposé d'en faire un 5ième pour 320 millions de $ de budget ? Et bien si vous faisiez parti de ces patrons capitalistes sans scrupules comme notre Oncle PICSOUS vous relancerez la machine; c'est ce qui s'est remis en route depuis 2011 avec pour Scénaristes JOACHIM RENNING et ESPEN SANDBERG surtout que le 4 ième était un échec commercial.

 

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A partir de là, tout était permis: l'Australie était vite retenue comme lieu de tournage. 13 Navires de 48 m à faire construire, des costumières pour 2000 costumes vieillis à la demande, 1000 perruques et pour le casting quelques vedettes du box offices comme JOHNNY DEPP (Jack SPAROW)- JAVIER BARDEM (SALAZAR) - GOLSHIFTEH FARAHANI (SHANSA la sorcière des mers) et une touche de Modernité vieillissante PAUL MC CARTNEY (Oncle de jack)  complétée avec BRETON THWARTES (Henry), le tout saupoudré de 500 figurants et vous voilà embarqué sur ce radeau de la méduse façon Pirates et Corsaire des années 1700.

 

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Bon, d'accord, il a fallu reporter plusieurs fois le film, éviter les cyclones Australien, la blessure au doigt de Johnny l'alcoolique, Ivre un jour sur deux et toujours en retard (pour excuse il a dit qu'il aimait bien cette Saga où il pouvait être irrévérencieux envers tous le monde et qu'il avait soif de cette liberté totale qu'on lui offrait). Et on vous parle pas des heures de maquillages qu'il a fallu faire avant chaque tournage de scènes.

 

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L'histoire est toujours aussi simple depuis 4000 ans : A partir du 16ième siècle, on utilise les navires pour faire transiter les richesses du nouveau monde (et les esclaves) vers les puissances en Europe. Ce transfert partait souvent des Caraïbes avec les ports de la nouvelle espagne. Partant de là, des pirates de tous horizons ont cherchés à s'accaparer des cargaisons des navires marchands. Lorsqu'ils sont devenus trop envahissant, ceux qui étaient trop souvent dépouillés lançaient à leur trousse des Corsaires qui agissaient pour le compte de leur Roi en se limitant le plus souvent aux seuls pirates et en respectant les lois de la guerre (on ne tue pas les prisonniers et si on récupère le butin on ne garde que les effets personnels des pirates et on restitue au Roi le navire et toute sa cargaison) . Mais très vite les corsaires eux même, tentés par la fortune, deviennent à leur tour des pirates que les Rois devront retrouver (ils se réfugient souvent sur l'Ile de la tortue) et les faire pendre. Le pirate mythique est connu sous le surnom de "Barbe Noire" pas des plus cruels même si il avait toujours sur lui  couteaux, sabre et 6 pistolets; il a été tué le 22 nov 1718 par le lieutenant Anglais Maynard. L'autre est "RACKHAM LE ROUGE" un ancien officier de marine qui s'est mutiné contre son capitaine, pendu en Jamaïque.

 

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Dans l'histoire qui nous intéresse, le Capitaine espagnol SALAZAR (JAVIER BARDEN) est chargé de traquer le pirates qui s'en prennent aux navires marchands espagnols.  Attaqué par le Pirate JACK SPAROW  (JOHNNY DEPP) il avait vu sombrer son navire dans le triangle des Bermudes et avait semble-il perdu la vie. Mais aujourd'hui, 15 ans plus tard, le voilà qui revient pour crier vengeance et tuer JACK SPAROW. Le pirate Jack va devoir se confronter à ce mort vivant. Son habileté est mis à rude épreuve et au final, s'il veut à nouveau vaincre Salazar, il n'a d'autre solution que s'accaparer du "Trident de POSEIDON" qui est un artefact (phénomène artificiel) seul capable de lui permettre de garder le contrôle absolu des mers ; oui mais voilà, sur sa route il y a aussi la sorcière des mers SHANSA (GOLSSHIFTEH FARAHANI). C'est dire si les actions vont se multiplier et les effets spéciaux s'en donner à coeur joie.

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Disons encore que ça a pas dû être trop difficile quand on a 320 millions de $ de faire un meilleur film que le précédent à 300 millions.

Ce sera donc un film familial de divertissement sans plus.

Durée du film : 2 h 08

 

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14 mai 2017

CINEMA - LES FANTOMES D'ISMAEL: LE PROPHETE DE L'INCONSCIENT CONTRE LES REVENANTS

 

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On ne comprendrait pas qu'avant de commenter ce film qui va faire l'ouverture je ne dise pas un mot sur le 70 e FESTIVAL de CANNES qui va se dérouler du 17 au 28 mai. Alors voilà:

C'est PEDRO ALMODOVAR Le réalisateur espagnol qui assurera la présidence.

On retrouvera en compétition  Des anciens palmés: MICHAEL HANEKE "Happy END"- JANE CAMPION "CHINA GIRL"- DAVID LYNCH "TWIN PEAKS - LAURENT CANTET "L'atelier" - et d'autres qui ne viennent pas pour faire de la figuration:

SOFIA COPPOLA "Les Proies" - NAOMI KAWASE "HIKARI"(Japon) - TODD HAYNES "Wonderstruck"  (Amérique) - ANDREY ZVYAGINTSEV "Loveless" (Russie) - HONG SAN-SOO "la caméra de claire"(Corée du Sud) - YORGOS LANTHIMOS "Mise à mort du Cerf sacré"(Grèce) - DIANE KRUGER "IN THE  FADE" (Allemagne) -BENNY et JOSH SAFDIE "Good time"- LYNE RAMSAY "YouWere Never Really Here" (Angleterre)

Sans oublier les Français: FRANCOIS OZON "L'Amant double" - ROBIN CAMPILLO "120 battements par minute" -JACQUES DOILLON "Rodin" - MICHEL HAZANAVICIUS "Le Redoutable".

Ajoutez à tout cela 2 films NETFLIX'-  plate forme de diffusion en ligne- avec NOAH BAUMBACH " THE Meyerrowitz stories" -BONG JOON HO "OKJA"(Corée du Sud)-

Esperons que la palme d'or sertie de Diamants de CHOPARD sera méritée.

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Et voilà le film hors compétition qui va faire l'ouverture et qui sort le même jour en salle: "LES FANTOMES D'ISMAEL".

 

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On trouvera sans doute un peu normal que pour un anniversaire du 7e Art, on fasse l'ouverture avec un film qui sort de l'ordinaire; un film plus compliqué qu'extraordinaire: "C'est parce que mes films sont aussi financés par l'Etranger que je peux continuer à inventer des univers bizarres et des histoires atypiques dans les quelles les femmes ont le privilège du courage et de grandeur alors que les hommes sont indécis et ballottés par les évènements, ils sont toujours un peu ridicules. Autrefois je voulait que toutes les scènes soient intéressantes; aujourd'hui, j'arrive à les intégrer dans le dessin général du film".

 

Arnaud-Desplechin

ARNAUD DESPLECHIN livre dans son film son incompréhension des relations entre les hommes et les femmes dans un monde incompréhensible (il les traite comme des fantômes vivants). Comme dit COTILLARD: " il a une humilité qui lui permet d'avoir cette ouverture sur le monde, cette curiosité, d'être toujours en apprentissage, inspiré par tout ce qu'il voit".

Dans cet écheveau amoureux à trois, au milieu de nulle part (comme sur un plateau de cinéma), les fantômes vivants et morts narguent l'inconscient du réalisateur ; comme le prophète ISMAEL, il attend l'heure de son sacrifice en sombrant dans l'inconscience de sa vie en passe d'être ratée alors que sa vie professionnelle de cinéaste laisse une ouverture pour s'améliorer.

 

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Ismael (MATHIEU ALMARIC) est à la veille de débuter le tournage de son film qui est un portrait de son frère Ivan (LOUIS GARREL) qui a été un diplomate atypique. Le réalisateur semble heureux de vivre avec Sylvia (CHARLOOTE GAINSBOURG) qu'il a rencontré il y a deux ans. Il y a plus de 21 ans il avait aimé follement une autre femme Carlotta (MARION COTILLARD) qui avait disparu  du jour au lendemain et dont on avait proclamé la mort officielle. Son ami et conseiller Bloom (LASZIO SZABO) est le père qui ne s'est pas remit de cette perte et depuis tous les jours chez lui il se repasse sur un écran les diapositives de sa fille enfant. Soudain sur la plage Carlotta se présente à Sylvia. Ismael qui ne l'a pas oubliée mais qui veut tourner la page redécouvre soudain qu'elle est toujours vivante. Sylvia qui est une femme raisonnable s'enfuit à son tour, mais Ismael refuse ce retour en arrière et décide de revenir seul à la maison familiale de Roubaix sans se préoccuper du tournage qui doit commencer. Une amie d'Ismael LUTIN sera la troisième femme aux quelles va être  confronté le réalisateur en pleine déprime qui se voit assailli par des sortes de portraits fantômes issus de ses anciens films : "A chaque scène j'ai essayé de faire un film vivant qui fasse croire ses femmes vivantes alors que lui se bat contre son âge et qu'il est bien vivant."dit DESPLECHIN. Ivan est mélancolique, c'est l'idiot de DOSTOSEWSKI;Ismael est revit ses erreurs et Sylvia lui apprend à vivre. Les fantômes narguent son inconscient ; CARLOTTA apparaîtra entièrement nue dans une scène d'amour après avoir fait une danse endiablée sous le regard de Sylvia.

 

F3

 

Avis aux courageux spectateurs qui veulent découvrir COTILLARD charnelle et ravissante "Pourtant je n'avais plus du tout de "jus" pour travailler, je venais de tomber enceinte,ça compliquait encore plus les choses...Arnaud a su m'éveiller au fait que le personnage de carlotta était pour moi. Alors que je cherchais tous es moyens de fuir, il m'a parlé d'elle et j'ai trouvé ça tellement beau...Il y a entre Carlotta et Sylvia une fascination réciproque, presque un amour immédiat et qui ne passe même pas à travers Ismael...Carlotta va où elle sent qu'elle doit aller. Elle va réconcilier ce qui a été brisé. Elle avait besoin de déchirer sa vie et elle revient recoller les morceaux. C'est sa justesse à elle, son histoire qu'elle ne refuse plus".

 

F10

 

CHARLOTTE GAINSBOURG ajoute la mélancolie et la poésie, mais au final c'est un film qui n'est ni facile ni enthousiasmant mais plutôt entortillé.

Durée du film : 1 h 54

 

F9

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12 mai 2017

CINEMA - VENISE SOUS LA NEIGE : CONTRADICTIONS ET PREJUGES

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VCO

Faire un premier film long métrage à partir de l'adaptation d'une pièce de théâtre qui a connu le succès n'est pas une mauvaise idée en soi à condition d'éviter, comme dit ELIOTT COVRIGARU, de  faire du Théâtre filmé. Pour cela il faut, comme l'a fait ce jeune réalisateur, enrichir l'écriture du scénario et des situations, surtout si on n'est pas un scénariste mais seulement un compositeur de musique et un adaptateur qui a écrit des dialogues pour ses courts métrages précédents.

V1

"Venise sous la neige" est une comédie avec deux couples contraires. Le premier est delui de Christophe un auteur de pièces de théâtre marié à sa comédienne Patricia mais le couple bat de l'aile et Christophe est à la recherche du financement de sa prochaine pièce qui pourrait relancer sa vie de couple et sa carrière. L'autre est celui de Jean luc et sa chouchou de Nathalie qui coulent le parfait amour et qui sont à la veille de se marier. Apparemment il n'a pas de problème d'argent puisqu'il dispose d'une maison de campagne où ils vont chaque  week-end.

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Christophe et  Jean luc se sont connu à la fac et ils s'étaient perdu de vu depuis une bonne dizaine d'année. Lorsqu'ils se rencontrent à nouveau, jean luc invite Christophe a venir passer le week-end dans sa maison de campagne avec sa femme. Christophe emmène Patricia un peu malgré elle car elle le soupçonne de la tromper. Déjà d'entrée, les contradictions sont évidentes entre les deux couples; Jean luc  et Nathalie sont des amoureux qui étalent leur bonheur avec naïveté à coups de chouchoux et de bisoux, Christophe et Patricia sont au contraire un peu trop sérieux surtout que Patricia a décidée de bouder en s'enfermant dans le mutisme. A force de la voir qu'elle ne prononce pas un mot de toute la soirée au dîner, Nathalie en vient à s'imaginer quelle est une étrangère réfugiée politique malgré que son mari affirme le contraire. Cette idée réveille l'envie de ¨Patricia, bonne comédienne, de tenir ce rôle d'étrangère dont le pays serait la CHOUVENIE de l'ex-Yougoslavie. le couple qui reçoit va essayer de se mettre en quatre pour faire plaisir à cette hôte étrangère en déclenchant des quiproquos énormes qui énerve Christophe qui est là pour voir si son ami peut l'aider financièrement pour sa pièce. Le mensonge grandit au fur et à mesure que la soirée se déroule tant l'autre couple parait convaincu en étant de plus en plus stupide alors qu'il pense être seulement philanthrope et amoureux fou.

On se pose la question jusqu'où peu aller le mensonge et l'idiotie face aux préjugés?

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La pièce de théâtre, créée en 2003, de GILES DYRECK a vu sa notoriété grandir grâce aux nombreux rires qu'elle a déclenchée à chaque représentation. Il sera plus difficile à COREVIGARU de faire aussi bien même si c'est lui qui a composé toute la musique qui accompagne son film. Mais ce n'est qu'un premier essai et les acteurs qui forment ces deux couples ont bien rempli leur mission dans cette comédie où même le titre est un quiproquo car la Venise en question n'est qu'une boule à neige achetée dans un super marché français, mais comme les chouchoux ont pour cet objet de pacotille un amour sentimental, il va devenir l'objet de convoitises et de pari. A partir de là tout vole en éclat personne ne maitrise plus rien.

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OLIVIER SITRUK est Christophe

JULIETTE ARNAUXD Patricia

ARTHUR JUGNOT Jean Luc

ELODIE FONTAN Nathalie

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Durée du film : 1h 20

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11 mai 2017

CINEMA -LE ROI ARTHUR: LA LEGENDE DU EXCALIBUR : Il ne sera pas un film légendaire

 

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On attendait de GUY RITCHIE une version qui fasse oublier les deux précédentes versions avec un film au rythme endiablé. Hélas, déjà le scénario de JOBY HAROLD - GUY RITCHIE -et LIONEL WIGRAM n'a rien apporté de nouveau pour conserver un rythme élevé sans longueur. Pour cela, encore aurait-il fallu sortir le film de son univers médiéval classique et faire preuve d'un peu d'imagination créative; hors, dès le départ, ils se sont contentés de faire une compilation des récits de THOMAS MALLORY "LA MORTE ARTHUR" de 1485. Seul le caractère du personnage d'ARTHUR a changé; c'est devenu, selon la volonté de Richie, un homme ego-centrique, mal élevé et violent et un peu dangereux qui se contente de tenir les faubourgs de LONDONIUM avec sa petite bande armée (Arthur est le fils du Roi UTHER PENDAGRON qui,, avant d'être assassiné, avait fait sauver son fils. Il a grandi dans la rue sans savoir qui il était vraiment). Il ne se sert jamais d'un épée. Il faut attendre qu'il sorte l'épée d'Excalibur de son rocher pour le voir prendre conscience qu'il va devoir donner une autre orientation à sa vie de vagabond et devenir un être plus viril au service d'une bonne cause : libérer le royaume du tyran VERTIGERN qui s'est accaparé de la couronne et qui a établi le pouvoir du glaive.

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Quand il n'y a pas d'action, ça traîne en longueur, GUY RITCHIE ne donne pas l'impression de bien savoir ou il veut aller. Par contre, dès qu'il y a affrontement où est mis en avant le côté force physique de l'apprenti héros armé de son épée qu'il a appris à maîtriser, tout devient plus dynamique et moins languissant. Les décors costauds et les nombreux effets spéciaux boostent l'interêt, le film reprend de la vigueur.

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Reste que si on connaît un temps soit peu cette légende, l'histoire du film est, comme l'a dit un critique, "cousue de fil blanc" et la pauvre GENIEVRE n'y changera rien, pas plus que la bonne et agréable musique de DANIEL PEMBERTON. Le spécialiste du Polar n'arrive pas à dégager beaucoup d'émotion pour ce genre malgré les 102millions de dollars de budget qu'on a mis à sa disposition. Pour l'originalité, on repassera. En voulant faire un film sérieux,  il a délaissé l'humour qui aurait pu émoustillé les papilles des spectateurs. Au final ça reste un film assez terne malgré la méchanceté de l'efficace JUDE LAW. Pour le super héros on repassera, même l'idélologie héroïque des "Mousquetaires" n'apparait pas. Richie ne parvient pas à faire de son Arthur le personnage romanesque de légende de la littérature populaire. Comme aurait dit Flaublert, ce film ne vaut même pas la peine de discuter du talent, pourtant avéré, de RICHIE réalisateur en se souvenant qu'il a été dans les années 2000 le compagnon de Madona (il a eu un garçon avec ).

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RITCHIE

Ce Britanique de 48 ans avait commencé sa carrière avec des clips et des spots publicitaires, puis il était devenu metteur en scène d'un premier court métrage en 1995 avant de s'attaquer au long métrage en 98 avec un film de gangsters. On a retenu sa remise au goût du jour de SHERLOCK HOLMES, puis il a comblé les vides avec des clips de pub pour DIOR et entamé une série d'espionnage à la télévision.

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Pour le Casting, le choix de CHARLIE HUMAN (ARTHUR) - ASTRID BERGES FRISBEY ( Guenièvre) - et de JUDE LAW (Vortigein) n'était pas mauvais.

Un film de divertissement familial pendant la semaine qui suit "les seins de glace".

Durée du Film 2h 07

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06 mai 2017

CULTURE CINEMA : La création cinématographique devra être mieux soutenue

Le réalisateur JULIEN RICHARD THOMSON et le collectif Cinéma d'aujourd'hui ont publiés à l'intention du (de la) Futur Ministre de la Culture leur cahier de Revendications pour "Diversifier et Démocratiser" la création cinématographique Française.

Il me semble que le moment est bien choisi et qu'il convient de s'y attarder un peu.

Comme ils l'ont rappelé d'entrée:"La culture est un moteur essentiel de l'économie Française, avec 1,3 millions d'emplois (le double de la production automobile)dans laquelle le cinéma et l'audio visuel tiennent un place prépondérante réputé à travers le monde pour sa production de films ou de séries animés... Mais les outils mis en place doivent être réajustés aujourd'hui... Les systèmes d'aide à la création, à la production ou à la diffusion des oeuvres ne sont plus adaptés à cette nouvelle façon de créer à l'heure du numérique".

Comme ils disent:" il faut favoriser une plus grande diversité artistique et une meilleure promotion de tous les talents et non poursuivre une inquiétante concentration.

Pour cela il faut:

- Autoriser les jeunes sociétés à postuler à l'ensemble des aides du CNC aides aux développement ou à la distribution).

-Moins restreindre les conditions exigées envers les Auteurs et scénaristes (soutenir leur métier)

-Ouvrir les Jurys des aides sélectives du CNC (avances sur recettes, etc) à un quota de spectateurs non professionnels (Tirés au sort sur une liste de volontaires) Ce sont eux qui pour une large part financent le CNC. Ainsi que pour le jury des Régions qui attribuent les subventions cinéma.

-Garantir la transmission anonyme des scénarii aux jurys pour garantir l'équité entre tous les auteurs ou producteurs.

- Interdire au CNC de "gagnotter"l'intégarlité du budget annuel du centre

-Faciliter la diffusion des oeuvres et les autres modes de diffusion, notamment la VOD légale

-Revoir la chronologie en établissant deux catégories de films a) les films qui peuvent bénéficier d'une réelle exposition en salles b) ceux qui sortent qu'une semaine dans une poignée de salles  en ramenant à 4 semaines pour ces derniers le délai minimum légal en la sortie en salles et la VOD (les gens qui auront ratés l'exploitationen salles pourront rapidement profiter du film sur internet dans de bonnes conditions)

- Pour la promotion indépendante développer les aides au e-cinéma des films destinés à sortir directement en VOD.

-Réévaluer le label ART et Essai pour garantir une meilleure transparence dans les subventions aux exploitants avec des critères mieux précisés;

Toutes ces mesures rendront le cinéma Français plus démocratique et dynamiseront davantage la création en garantissant mieux la diversité".

On ne peut que souscrire à ce cahier de revendications, c'est ce que nous faisons ici avec plaisir pour l'avenir du 7ième ART.

Il n'est pas interdit de le transettre quand le nouveau ministre de la culture sera en place!

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