y a quoi à chercher ?

24 février 2017

2017

 

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LES FILMS SONT SOUVENT FAIT DE FRAGMENTS DE VIE CHARGES DE SIGNIFICATION.

Ils donnent une belle image du Cinéma.

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Mes autres sites et blog:

http://antoniogramsci.e-monsite.com/ (biographie)

http://taftacroisade.canalblog.com/ (Politique)

 http://olympiensmarseillais2013.e-monsite.com/  (sport)

http://deixis.art.e-monsite.com/ (art)

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 48780 VISITEURS au 24 Février 2017. 

(63200 pages vues) :

RECORD DU JOUR: 138 VISITEURS (101 Amérique - 28 FRANCE - 3 BELGIQUE -2 CANADA - 2 ALLEMAGNE - 1 HAITI -1 DJIBOUTI -) -Le 17/02/2017

Liste des 118 Pays Visiteurs: France - Usa - Belgique - Canada - Allemagne - Corée du Sud - Russie - Tunisie - Maroc - Espagne - Algérie - Royaume Uni - Italie - Luxembourg - Monaco - Afrique du Sud - Japon - Taiwan - Egypte - Guyane - Bresil -  Grèce - Israël - Suède - Ile Maurice - Colombie - Bulgarie - Mexique - Guadeloupe - Norvege - Pologne - Irlande - Madagascar - Ukraine - Benin - Rwanda - République Tcheque - Argentine - Turquie - Suisse - Côte d'Ivoire - Guinée - Thailande - Portugal - Nouvelle Zélande -Chypre - Mali - La Barbade - Hongrie - Polynésie Française - La Réunion - Sénégal - Finlande - Hong Kong (Chine) - Croatie - Togo - Congo - Géorgie - Cameroun - Macedoine (ex Yougoslave)- Mauritanie -Ethiopie -Emirats Arabes Unis - Equateur - Liban - El Salvador- Venezuela- Arabie Saoudite- Roumanie- Chine- Haïti- Lettonie- Chili- Pays-Bas- Philippines- Zambie- Albanie- Malte- Vanuatu - République de Corée- Martinique - Nicaragua- Vietnam - Iraq - Australie - Gabon - Kazakhstan - Costa Rica - Singapour- Estonie- Lybienne jamahiriya- Qatar - Slovaquie - Bolivie- Koweït - Bélarus - République arabe Syrienne - Jordanie - Mauritanie - Pérou - Paraguay- Burkina faso- Inde- Kénya - République Dominicaine - Bangladesh - Uruguay - Autriche - Tanzanie - Panama - Bahreïn - Indonesie - République de Moldova - Niger - Danemark -Cambodge - Djibouti -

MERCI A TOUTES ET TOUS !

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PS: Après avoir lu ces commentaires, sachez que si vous êtes allé voir un film votre commentaire ou critique est toujours le bienvenu. 

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CINEMA - LES OUBLIES : LA JEUNESSE EN PREMIERE LIGNE

 

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J'avoue  avoir eu du mal à me décider à commenter ce film, non qu'il était dépourvu de qualité filmique mais parce que le sujet traité ne permet pas de dégager un commentaire qui va de soi comme pour l'autre film de la semaine du 1er mars: "PATIENTS". C'est le genre de film où on se demande:"Ils auraient dû !; il n'auraient pas dû ?" Quand les historiens philosophes commentaient l'échec de la Commune et des communards en se demandant si ils furent trop honnêtes; les uns regrettaient qu'ils aient été trop honnête, trop scrupuleux, respectueux de la morale au point d'échouer en insistant sur la contradiction entre la pureté des intentions morales et l'efficacité des réalisations politiques. Pour les autres, l'homme devient plus humain quand il privilégie la raison sur la violence car pour eux la morale résulte d'un choix de valeurs qui régissent les rapports des hommes entre eux, ce qui évite qu'ils deviennent des loups les uns pour les autres; mais parfois l'homme le mieux intentionné est aussi contraint à la violence. Ce qui pose la question: le règne de la Raison peut-il se réaliser par son contraire, la violence? Un fin rationnelle, politique, peut elle devenir une fin rationnelle? Au final, disaient -ils, il y a toujours une politique de l'action morale et une morale sous jacente, implicite à l'action politique.

 

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Le film "les oubliés" pose ce genre de problème. Ici, il s'agit du lendemain de la fin de la guerre de 1945. Il faut déminer une plage et les dunes qui ont été minées par l'ennemi qui pensait que le débarquement allait se faire là. 3000 mines ont été cachées dans le sable ce qui va demander 3 mois de travail. Comment condamner d'entrée que les vainqueurs qui ont subi 5 ans d'occupations et de barbaries préfèrent que le travail de déminage soit effectué par les soldats prisonniers du pays qui les a posé, plutôt que de risquer la vie de soldats qui ont remportés la victoire? Bien sur, il y a une convention signée avant guerre pour dire que les prisonniers ne doivent pas être utilisés pour des activités dangereuse si elles se sont rendues à l'énnemi. Mais on sait aussi que cette armée des vaincus a au paravent commis elle aussi beaucoup d'atrocitées sur les prisonniers et sur les civils pendant leur occupation.

La oû la réflexion se complique ? C'est qu'ici on a à faire à des jeunes allemands de 16 à19 ans recrutés pour retarder la défaite au dernier moment sans leur laisser trop le choix d'y aller ou pas, que leurs parents soient des nazis de la première heure ou des civils innocents qui ont subis le nazisme.

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Dans ce film qui est le 3ième de MARTIN ZANDVLIET, son histoire se déroule autour de 14 jeunes prisonniers placés sous la résponsabilité d'un capitaine EBBE (MICKEL BOE FALSGAARD) qui n'a en rien à foutre de la convention de 1929 et qui veut que dans 3 mois la plage soit à nouveau accessible aux civils sans risque de sauter sur une mine en allant prendre un bain. Il charge donc son serjent d'encadrer un groupe de 14 prisonniers pour effectuer le travail. Le sergent RASMUSEN (ROLAND MMOLLER) accepte car il est plein de rancoeurs contre les Allemands qui se sont livrés à 5 ans d'occupation. Ses premiers doutes apparaissent quand il découvre les prisonniers: "Vous m'avez trompé, ce ne sont que des enfants!" hurle -t-il a son capitaine qui n'en a rien à foutre après les premiers morts :"Je les tuerais moi même s'il le faut!" (Sur les 2000 prisonniers affectés à cette tâche au Danemark seul 1000 s'en sortiront).

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 Martin ZANDVLIET est né au Danemark en 1971. Autodidacte, il a d'abord été Monteur. Il a faits comme beaucoup des courts métrages dont un qui a recu une récompense. Son premier long métrage comme scénariste et réalisateur était : "anges de brookling".

Zandvliet n'a pas cherché à faire un film sur la guerre, mais un récit sur le prix de la survie de ces jeunes allemands. Son style est épuré, c'est filmé en plein jour comme si il avait voulu mettre le soleil et la beauté du paysage en contradiction avec l'horreur de ce travail obligatoire. Il montre la vulnérabilité de cette jeunesse dépassée par les évènements qui ne rêvent qu'à une chose: retrouver au plus vite leur famille. Le combat qu'ils mènent à présent c'est d'essayer de survivre.

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Fallait-il pardonner et continuer de sacrifier nos soldats, parce qu'ils sont addo, par forcément ignorant de ce que faisaient les militaires nazis sous les ordres du Dictateur pour qui ils ont défilés dans les rue (tous les jeunes devaient s'inscrire dans la jeunesse nazie) sous prétexte qu'ils n'ont pas à payer pour toute la nation Allemande? Les soldats des pays alliés qui ont été tués avaient-ils plus que 20 ans? pourtant personne n'a dit qu'il fallait condamner les gouvernements de ces pays d'avoir commis des crimes de guerre, Non!), l'Humanité est-elle une question de pardon... d'Oubli?

 

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Voilà, peut-être comprenez -vous mieux la difficulté à commenter un tel film qui était nécessaire pour rappeler que même au DANEMARK on n'a pas toujours été clean pendant la guerre.

Durée du Film : 1 h 41

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23 février 2017

CINEMA - PATIENTS : LES PATIENTS ONT AUSSI DE GRANDS COEURS

 

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Dans le genre COMEDIE FRANCAISE y a comme ça des coups de coeur qui justifient qu'on patiente. Si  ce film ne bat pas le record d'entrées des "intouchables" (20 millions), je trouve celui-ci plus universel à la réflexion.

 

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L'histoire de ce "slameur" de la chanson Française est mieux connue depuis la sortie de son livre en librairie "patients", en 2012 (168 pages), même s'il n'est pas superflu d'écouter ses clips : "je viens de là" et "funambule" pour comprendre  pourquoi on "kife" ce GRAND CORPS MALADE: Il avait à peine 20 ans quand la connerie a faillie se transformer en drame; Animateur de colonie de vacances, basketteur sportif du haut de ses 1m 94, il a voulu faire une tête dans un bassin où l'eau était à niveau bas. Résultat: moelle épinière touchée, vertèbres déplacées, direction l'hosto sur une civière où, après examen, on lui avoue qu'il a des chances (mot à la con) de rester paralysé à vie. On l'envoit dans un centre de rééducation spécialisée avec les tétraplégiques, les paraplégiques et autres traumas craniens de la dernière heure. Il va y rester un an (1997/98) pour se rééduquer, se tenir debout et marcher sur 3 jambes avant de se refaire une vie avec le SLAM. FABIEN MARSAUD devient "Grand corps malade". Il a écrit son livre car sa passion c'est aussi l'écriture. Micro dans la main droite et béquille dans la gauche, il participe à des scènes de Slam et devient animateur de Slam ALI KOOM dans un café culturel de St DENIS; avec Sa voix grave, ses textes affûtés comme des lames de couteaux, il trouvera vite ses récompenses aux "victoires de la musique" (2007). Pour lui le Slam est un art à capella qui se produit devant un auditoire :"je suis un slameur qui a un projet musical" et qui lui fera sortir 3 albums et des clips produits par UNIVESAL music-France- illustrés en Image par son ami MEHDI IDIR. "ROMEO kife JULIETTE" est un bel exemple de ce qu'est "son autre chose".

 

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Le film est une "comédie" qui fait que les instants de rire se produisent suffisamment souvent pour nous faire digérer les coups qu'on encaisse avec ces handicapés qui se demandent si eux aussi vont pouvoir un jour, fonder une famille quand pour l'heure leur seul projet de vie se résume à apprendre à tenir une fourchette pour manger. Le sportif Ben va devoir s'habituer avec sa nouvelle vie où se laver, s'habiller, boire et manger seul est impossible sans l'assistance du personnel médical du centre: aide soignant, kiné... Une vie d'assisté où même pour parler à un pot'il faut la présence d'une aide-soignante pour tenir le portable.. Être très abîmés ne signifie pas qu'on va devoir rester un bon à rien le restant de sa vie. Le fait est que l'on n'est pas tout seul dans cette galère. Le combat ne fait que commencer. A l'abrit des regards indiscrêt dans ce qui parait être de prime abord une sorte de prison pour condamnés à "perpet", on se fait des amis de circonstance sur qui on va pouvoir prendre exemple et qui vont même finir par devenir des sortes de fans qui vous encouragent dans vos efforts pour redevenir un être différent de ce que vous étiez avant et que vous ne serait plus: un être historique nouveau. Comme l'a dit un prisonnier politique célèbre "même privé de tout, on doit savoir tirer du sang même d'une rave....La vie réelle trouve ses racines à l'intérieur des êtres. Savoir retenir le côté comique et caricatural de toutes scènes toujours actives dans soi, de ce moment d'existence moléculaire, aide à conserver une certaine bonne humeur en dépit de tout". C'est la première chose que nous donne à voir "PATIENTS".

 

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Pour adapter au cinéma son histoire livresque, Grand corps malade à pu compter sur l'aide de celui qui est spécialisé dans les clips: MEHDI IDIR. Côté Casting il a insisté pour que les 7 à 8 comédiens soit encadrés par des professionnels médicaux et para - médicaux du centre de rééducation. A charge aux comédiens de se mettre au niveau de ce qu'est un handicapé en fauteuil roulant avec 2 mois de répétitions en situation. Le tournage prendra lui 7 semaines avec, là encore, une adaptation : plans fixe pour l'immobilité de BEN et cadre élargit ensuite pour accompagner en hauteur les progrès de Ben. Caméra à l'épaule pour enrober le tout en nous faisant partager les moments de joie comme ceux où il faut résister, se faire engueuler, se prendre une vanne en passant, tout au long de ce voyage chaotique parsemé de défaites et de victoires, de larmes et d'éclats de rires; on rit, on se motive, on s'entraide au milieu de tout les autres car la deuxième chose à retenir de ce film c'est qu'on ne guérit jamais en restant seul (Dans un moment de doute Stève s'ennivre à la volka pour se suicider) . Humour et émotion sont les ingrédients indispensables pour la réussite de ce genre de comédie.

 

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Il faut savoir "optimiser" comme dirait une pub. Réussir à s'en sortir demande certes une force de caractère et la volonté de se battre mais aussi beaucoup de solidarité pour se motiver en continue, se soutenir et même aimer ( la jeune beurette dont s'amourache BEN s'est retrouvée en fauteuil roulant suite à un accident d'auto). La solidarité et la patience c'est la troisième chose importante développée dans ce film.

 

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"On a dû supprimer, fusionner au montage des anecdotes mais ça reste assez proche de la première version du scénario" précise MEHDI en ajoutant:" ce qui m'a impressionné dans ce centre  où tout le monde galère, c'est que la vie reprend ses droits ; des patients avec qui j'ai parlé, j'ai retenu leur incroyable force de caractère". Ce que confirme le réalisateur GRAND CORPS MALADE: "En voyant mon film (tiré de mon livre) je n'ai jamais eu l'impression de revivre des moments douloureux".

La bande originale qui accompagne cette odyssée est de ANGELA FOLEY de l'album " il nous restera ça" chanson NTW et de "espoir".

PABLO PAULY tient le rôle de Ben, DELBAN IMAMOV est l'A.S du matin, SOUFIANE GUERRAB fARID, MOUSSA MANSALY Toussaint, YANNICK RENIER François et NAILIA HARZOUNE Samia.

Durée du film : 1 h50

 

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20 février 2017

SERIES T.V - LE COMMISSAIRE MAIGRET ENQUETE : UNE ADAPTATION REUSSIE

 

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La BBC avec le fils de GEORGES SIMENON comme Co-producteur ont décidé d'adapter 4 romans policiers   de GEORGES SIMENON :

- MAIGRET TEND UN PIEGE (vu sur FRANCE 3 le 19 Février) Adapté du roman de 1955

- MAIGRET ET SON MORT Adapté du roman de 1948 (programmé sur FR3)

- LA NUIT DU CARREFOUR Adapté du roman de 1931 (programmé sur FR3)

- MAIGRET AU PICRATT'S Adapté du roman de 1964 (programmé sur FR3)

avec dans le rôle du Commissaire  ROWAN ATKINSON (Mr Bean).

Adapté par STEART HARCOURT (Miss MARPLE).

La précédente série française était celle de CLAUDE BARMA et JACQUES REMY de 1967 à 1990 en 88 épisodes de 90 mn.

Autant dire que cette nouvelle série est une réussite (+ 9 millions de spectateurs anglais). Les décors extérieurs des années 50, les costumes, l'ambiance de l'intérieur du QUAIS des Orfèvres, ajoutent aux qualités du jeu d'ATKINSON en fumeur de pipe: il suit son intuition, mène des interrogatoires intenses, fait des déductions en séries. Il est solide dans son costume, ne boit pas, ne conduit pas et n'est confronté à aucun démon. Marié à une femme pour qui il a de la tendresse mais qu'il n'embrasse presque jamais. Il préfère le silence à l'Opéra. Pour le fils du romancier: " R. ATKINSON est, selon moi, l'un des Maigrets les plus crédibles qui aient jamais existés".

GEORGES SIMENON est né à Liège en 1903. C'est l'auteur de 193 romans dont 75 policiers de 1931 à 1972, 28 Nouvelles et 176 sous des Psuedonymes. Il est décédé en 1989. Il parait certain que son INSPECTEUR est un auto-portrait idéal du Romancier.

Pour celles et ceux qui préfèrent le livre à la télé;  OMNIBUS Série polar: "le commissaire maigret enquête" 664 pages 20 €.

 

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17 février 2017

CINEMA - SPLIT : PSYCHOLOGIE D'UN PSYCHOPATHE EN LIBERTE

 

 

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Cette semaine L'Inde aura la part belle,comme on dit.

Comme vous l'avez sans doute remarqué notre blog ne cherche pas trop à s'attarder sur les films de genre Horrifique qui s'excitent sur la vue du sang et des tortures avec les zombies pour fermer la marche. Disons qu'on aime l'épouvante quand elle est bien maîtrisée par du suspens et du mystère, comme par exemple dans le "Psychose" des années 60 avec le personnage central qui est un psychopathe schizophrène soumis à sa mère dans un motel perdu où sa double personnalité s'éclate dans cette ambiance sombre et oppressante.

 

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"SPLIT" reprend un peu le flambeau des problèmes de la double personnalité en la complexifiant dans le cabinet où la psychiatre fait office de mère d'adoption qui va aggraver plus les choses qu'elle va en soigner avec son patient.

 

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M NIGHT SHYAMALAN est né en 1970 à PONDICHERY (Inde)puis il a été ramené en Amérique où son père médecin exerçait a Philadelphie en Pensylvanie par sa mère obstétricienne -gynécologue. Après des études dans une école privée catholique et avoir été diplômé du TISCH SCOOLART (1992), il prend la nationalité américaine en simplifiant son nom et prénom d'origine. Il refuse l'idée de son père de devenir médecin en décidant de faire du cinéma encouragé par sa mère.Il se mariera à une indienne psychologue et auront 2 enfants. Côté cinéma, la réalisation de "6e sens"(1999) avec Bruce WILLIS lui assure un grand début conforté par celle de grand scénariste des studios  Disney. S'en suit une carrière en dents de scie avec de gros loupés dû à une personnalité trop sure d'elle, ce qui au final entraîne le rejet de la grande industrie du cinéma américain comme étant un être suffisant, caractériel et mégalomane. A présent, après sa descente aux enfers, il revient en autofinançant son projet de film avec un budget réduit sans image de synthèse: "Je suis parti d'un phénomène auquel les gens croient et je le développe" en laissant libre court à son intuition créative ou presque: Pour SPLIT il a étudié la question du trouble de la personnalité et de l'identité qui fait que chaque personnalité croit en sa propre existence quelle qu'elle soit, il est aussi persuadé que si par ex une personne est diabétique avec du cholestérol, toute sa personnalité en est affectée: pareillement si elle pense posséder des pouvoirs surnaturels. Depuis qu'il a mené cette étude, il continue à se documenter sur le sujet et rencontre des psy pour en discuter: "Le but de ma psy dans le film est d'aider son malade à trouver son identité centrale pour lui permettre de l'intégrer et de pouvoir réconcilier toutes les déclinaisons de lui même qui affectent sa vraie personne".

 

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Oui mais voilà, le patient du docteur FLETCHER (BETTY BUCKLEY)souffre de 23 personnalités différentes et d'une 24ième qui reste enfouie quelque part dans KEVIN et dont on redoute le pire car si les 23 constituent la horde, la 24è est annoncée comme étant "la bête". le trouble de la personnalité qui affecte KEVIN et dont les origines remontent vraisemblablement à une enfance maltraité par sa mère avec des violences morales et physique intenses alors qu'il avait 9 ans, qui ont fait naître une première personnalité d'un gamin légèrement idiot qui bégaie puis une seconde, celle du femme rigide inquiétante. Suivront trois autres personnalités dont un spécialiste de la mode fantasque qui appellent le docteur car elles ont toutes peur de la bête qu'elles pressentent et qui va venir faire voler en éclat l'harmonie de la Horde. Aussi, quand au tout début KEVIN kidnappe 3 adolescentes sur un parking, on ne sait pas trop à qui on a affaire? Est-ce le début du passage à l'acte de la bête ou Kevin le schizophrène qui les séquestre dans un sous-sol pour les protéger de la bête avec le reste de la horde ? A partir de là on nous fait gravir jusqu'au sommet de la terreur qui, on s'en doute, se manifestera avec l'apparition de la bête immonde qui donne à penser qu'en fin de compte les 3 ados kidnappées doivent peut être servir d'offrande au monstre qui a toutes les caractéristiques des bêtes sauvages qui sont carnivore (cannibales?) en étant doté d'une force supérieure à celle de Kevin en temps normal, d'une vitesse toute aussi supérieure (à quatre pattes s'il le faut), qui voit en pleine nuit noire et dont la peau semble intransperçable par un couteau ou des coups de fusil à bout portant et qui au final, pour s'échapper, est capable de grimper des parois verticales.

 

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Voilà résumé ce à quoi le spectateur va devoir se préparer à se confronter, avec jusqu'au dernier moment la spécialité du chef: le REAL NIGTH du TWIST FINAL qui fait que ce retournement final est toujours inattendu et amène le spectateur à voir l'histoire qu'il a vu sous un angle différent qui le poussera peut-être à faire une nouvelle interprétation de l'histoire de ce film.

 

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le réalisateur dont on à vu les attaches familiales qu'il a avec la psychiatrie et la psychologie essaie sans doute, avec ce film, de nous faire entrer dans le cerveau de ce déséquilibré dont il est très difficile de savoir à qui on a à faire. c'est pour cela sans doute que le prologue qui peut paraître trop long dans les dialogues explicatifs vise à laisser le temps de se préparer à la suite qui est, on le rappelle, un thriller horrifique. C'est ce suspens qui va provoquer votre stress futur. Pour arriver à ses fins, SHYAMALAN a fait des cadrages anxiogènes et un montage peaufiné en diable, si bien que vous ne trouverez aucune répétition mais des scènes intimistes de bravoures qui assurent une dynamique continue en obligeant le spectateur à rester sur ses gardes. Son casting surtout pour les deux personnages principaux est parfait avec un JAMES MC AVOY qui se transcende dans tous LES PERSONNAGES qui sont dans la personne de KERVIN (DENIS, KERVIN, CRUMB ,BENNY, JADE)et BETTY BUCKLEY en docteur FLETCHER (les 3 ados souffrent, elles, d'un manque de personnalité bien affirmée surtout que dès le début de leur incarcération on nous donne à comprendre qu'elle ne sont pas des otages avec de gros risques pour leur vie: ce sont : ANIA TAYLOR JOY, HALEY LU RICHARDSON et KIM DIRECTOR).

 

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Même si c'est pas un chef-d'oeuvre "SPLIT" est là si vous avez envie de vous faire peur (les schizophrènes ne sont pas aussi surveillé que tous les terroristes qui ont un cerveau tout autant déséquilibré par la violence avec un trouble dissociatif évident de la personnalité quand on leurs met dans les mains des armes et des explosifs).

DURÉE DU FILM : 1h 57

 

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16 février 2017

CINEMA - LION : L'ADOPTION NE COUPE PAS LES RACINES

 

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L' Australien GARTH DAVIS est un nouveau venu dans le milieu des réalisateurs avec ce premier long métrage qui raconte l'histoire vraie d'un jeune indien qui s'est perdu à 5 ans et qui 20 ans plus tard, grâce à des recherches sur ordinateur avec le logiciel Google Earth qui diffuse des clichés de paysages pris par satellite a retrouvé son village natal et a pu ainsi reprendre contact avec sa famille biologique. C'est LUKE DAVIES qui a adapté le livre qui raconte cette histoire pour le cinéma. En 2014 a commencé le tournage à Calcutta (Inde) qui a pris 6 semaines compte tenu de la densité de la population, de la poussière, la pollution et la chaleur dans cette ville à l'ouest de l'Inde. la suite s'est faite à partir de janvier de l'année suivante en Australie et en Tasmanie. GREG FRASER était à la photo. Pour la musique  on fera appel à DUSTIN O'HALLORAN et HAMSCHKA.

 

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A l'époque où se déroule cette histoire l'Inde est un pays qui est à fond dans la mondialisation avec un service d'asssitanat informatique  qui aide les entreprises étrangères , notamment américaines à sous traiter un partie de leur travail de comptabilité, mais à côté de ça, une grande partie de l'intérieur du  pays reste plongé dans la misère comme par exemple le village de Collenta où vit le jeune SAROO. Il grandit avec une soeur bébé et son frère aîné GUDDU. La mère est occupée avec sa soeur à aller voler du charbon du chemin de fer pour l'échanger contre du lait. Les deux frères sont livrés à eux même; L'ainé, le soir, visite en cachette les trains vides à l'arrêt pour voir s' il peut y avoir dans les wagons des objets abandonnées, de l'argent perdu. Un soir Saroo obtient de GUDDU qu'il l'enmène avec lui. Guddu lui demande de l'attendre pendant qu'il visite les wagons. Pris de sommeil, Saroo décide d'aller s'étendre sur la banquette d'un train. Il s'endort et c'est le mouvement du train qui le réveille mais il es trop tard. 1000 km plus loin le train rentre en gare à KOLKATA (ancienne CALCUTTA). Premier gros problème le dialecte n'est pas celui du HINDI mais c'est le BENGALI. ... L'inde est un pays gigantesque de 1 milliard d'habitants où chaque année 80 000 enfants disparaissent. Saroo va survivre en faisant la mendicité, en volant de la nourriture et en couchant sous les ponts des voies ferrées jusqu'à ce qu'il soit recueilli dans un orphelinat qui le replace dans une famille d'adoption Australienne qui vit en Australie....

 

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Dans cette première partie du film le réalisateur filme la beauté des paysages mais ne cache rien de la misère qui entoure la capitale, les inégalités de vie, l'abandon de la jeunesse, les trafics en tout genre. Tout cela est filmé avec comme dit un critique, "une grande ampleur esthétique" mais aussi avec suffisamment de retenu pour garder au film une éloquence. C'est jamais larmoyant tout en étant émouvant.

 

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Dans la deuxième partie , on change de registre; Saroo grandit en Australie et s'appelle Brierley. C'est un beau jeune homme de 20 ans qui étudie pour devenir "Manager d'hôtel". Ses parents adoptifs ont adopté un autre garçon Mantosh mais ce dernier rencontre des problèmes d'adaptation avec le mode de vie Australien. Ce frère lui rappelle qi'il avait déjà un Frère GUDDU qu'il n'a jamais oublié car il l'aimait plus que tout. En Tasmanie où il étudie et où il fait sa vie avec une petite amie Lucy, un  étudiant américain qui étudie aussi la gestion hôtelière insiste pour que Saroo recherche ses racines indiennes et c'est devant un jabesis (plat de frite-pâtisserie indienne) qu'il décide de faire des recherches; comme c'est difficile de chercher sur place, vu qu'il n'a que de vagues souvenir de son village, Saroo entreprend de faire des recherches sur internet avec Googel  eart pour les images de l'Inde qu'il affiche sur les murs de sa chambre. Petit à petit, les souvenirs se font plus précis au point de retrouver son village. Il se demande si il va retrouver des membres de sa famille biologique, puis avec sa mère adoptive il se rendra sur place....

 

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La nouveauté de ce film est de vanter le mérites du logiciel Googel eart. Le réalisateur décide de  terminer son histoire en rediffusant des extraits d'une émission australienne de 60 mn au moment où le vrai Saroo retrouve avec sa mère adoptive sa mère Indienne. Il n'a rien fait pour que l'Australie soit le pays de rêve des pauvres indiens. Ce premier film présente quand même quelques petits manques mais il a aussi de la poésie et une toute petite dose d'humour qui rattrape bien le coup, qui font que beaucoup lui voit une carrière oscarisée comme "Slum day millionnaire".

Un PROVERBE (hindou?) dit qu'il qu'il ne sert à rien de se brûler les pieds pour se fortifier les ailes (quelque chose comme ça)

 

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Dans le casting on relèvera que c'est:

Nicole KIDMAN qui est la mère adoptive

David WENHAM le père

SUNNY PAWAR Saroo enfant

DEV PATEL Saroo Adulte

ABHISHEK BHARATE Guddu

Durée du film : 1h 59.

 

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09 février 2017

CINEMA - DANS LA FORET : VOYAGE ANXIOGENE

 

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A défaut d'avoir déniché un film français dont on puisse tomber amoureux pour la St Valentin, on vous enmène aux frontières du fantastique  avec deux films qui sortent de l'ordinaire.

Si on vous dit : forêt, enfants, maison isolée, personnage au visage de monstre, vous pensez bien évidemment à un conte fantastique des pays nordiques. Pourtant ici "DANS LA FORET" avec les mêmes ingrédients est un film pour adultes qui ne détestent pas se mettre "la rate au court bouillon" pour se sortir du train train quotidien du film de divertissement. Son auteur est un réalisateur Français longtemps connu pour ses qualités de scénariste GILLES MARCHAND.

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GILLES est un bonhomme de 53 ans qui après l'école du cinéma (IDHEC à l'époque 1991) s'est lancé 7 ans plus tard dans les scénario de films long métrage pour des collègues ("les sanguinaires -LAURENT CANTET). Jusqu'en 99 il a couvert 4 courts métrages et en 2000 le film HARRY César du meilleur scénario, puis "Bon VOYAGE "de RAPPENEAU en 2002. Pour son compte personnel, il réalise enfin "Qui a tué Bambi?".  Avec "Dans la Forêt" il continue aux frontières du fantastique, mais cette fois, c'est son compère DOMINIQUE MOLL qui l'a aidé dans le scénario : "Mon film est bien connecté à l'enfance puisqu'il est vu du point de vu de deux enfants- 8/11 ans-, mais d'entrée c'est un voyage vers la nature profonde et l'inconscient. Il était important que la nature soit très belle, attirante et idéale, avec laquelle on puisse avoir un rapport naturaliste et surréalistes; la SUEDE est un pays étranger très civilisé et rassurant mais encore méconnu avec ses grandes forêts".

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Pour ce film, Gilles a voulu appréhender le fantastique autrement que comme on fait avec les codes du genre habituels. Il ne voulait pas se cantonner à un film horrifique mais à un film étrange et autrement fantastique en brouillant les repères du public, comme la forêt brouille les repères au fur et à mesure que l'on avance dans la journée. A la nuit tombée, on en vient à voir ressurgir nos angoisses et obsessions. Et quand on a qu'une petite maison isolée comme refuge pour passer la nuit, sans eau ni électricité, si on est un tant soit peu insomniaque, la moindre silhouette nous fait penser au diable. Et ça devient de plus en plus inquiétant quand ça reste silencieux et que c'est dans notre intérieur que le calme s'agite et nous empêche de nous rendormir.

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Une mère (SOPHIE QUINTON) emmène son plus jeune fils Tom (TIMOTHE VOM DOP) -8 ans - consulter une pédospychiatre (MIREILLE PERRIER) car ce dernier à un comportement différent des enfants de son age: il dit voir des choses que les autres ne voient pas. La pédopsy la rassure et ne voit pas d'inconvenient à ce que pour les vacances il parte avec son grand frère Ben (THEO VAN DE VORDE) en Suéde rejoindre leur père (JEREMIE EL KAIM).

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Le père dont on va vite découvrir qu'il a lui aussi des problèmes de comportement, il parait instable, maladroit, en proie à des sautes d'humeur (il semble être psychotique: "Je ne dors jamais"), a décidé cette année de les emmener passer quelques jours dans une grande forêt où il y a quelques campeurs et une petite habitation sans eau ni électricité , isolée qui leurs servira de refuge la nuit. Il connaît les problèmes de son jeune fils mais il pense qu'il a un don et ce qu'il pressent est vraie,comme par exemple quand il dit qu'il a aperçu la silhouette d'un homme avec un visage de monstre (MIKA ZIMMERMAN). Si TOM semble prêt à tout pour voir ce que le père lui même veut qu'il voit, avec le fils cadet c'est autrement plus compliqué de le convaincre de rester dans la forêt , sans confort aucun et sans pouvoir donner de leurs nouvelles à leurs mère. Ce père est même carrément violent: "on partira quand je l'aurais décidé!". Ce retour forcé à la vie dans la nature sauvage, la sévérité du père que ses enfants connaissent guère, le fils aîné qui a un comportement d'enfant gâté et l'ambiance étrange de la vie dans la foret, tout cela fait vite monter l'adrénaline du public. Qui a-t-il de réel? Ce voyage est d'autant plus éprouvant que le réalisateur prend un malin plaisir à ralentir les séquences, dans une superbe forêt qui revêt des teintes d'angoisses avec son fantôme.

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Ce film est d'autant plus anxiogène que le réalisateur laisse planer le doute et ne se limite pas à une seule et unique interprétation comme si la fin brutale devait donner à comprendre qu'il appartenait au spectateur de terminer ce qui au départ n'était qu'une ballade dans la forêt.

La musique est de PHILIPPE SCHOELLER ("l'exercice de l'Etat").

Durée du film : 1 h 43

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CINEMA- ROUES LIBRES : LA VOLONTE DE TOUJOURS S'ACCOMPLIR

 

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Cela aurait été très dommage de le louper. La Hongrie ne vient pas souvent jusqu'à nous mais quand un film arrive sur nos écrans on peut s'attendre à une bonne surprise. Sorti en 2016, le dernier film de ATTILA TILL arrive en "ROUES LIBRES" en France un an plus tard avec déjà la récompense d'un festival.

 

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ATTILA TILL est né en 1971 à BUDAPEST. Après avoir suivi des cours de peinture aux Beaux-arts (1987/91) sans trop de succès, il s'est orienté vers l'enseignement des multi-média (1995/2001). En 99 il devient caméra du meilleur reporter et se retrouve à la télévision trois ans plus tard comme présentateur de séries télévisées et meilleur Présentateur en 2004/2005. En 2008, après un court métrage, il se lance dans le long (PANIC) puis fait un court sur le thème de l'esclavage moderne. En 2011 "CSICSKA" (bête) un film de 20 mn le conforte dans sa carrière de réalisateur.

 

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"ROUES LIBRES" est une originalité dans la manière de mettre en avant le handicap sans misérabilisme sous la forme d'un Thriller, sans rien cacher des difficultés quotidiennes du handicap car tous les sujets sont, mine de rien, abordés: la souffrance physique et mentale, difficultés d'utilisation des transports en commun, le regard des autres, la vie sexuelle.... tout en refusant les sentiments de pitié,de culpabilité à l'égard des deux jeunes héros que sont ZOLIKA 20 ans un beau jeune en fauteuil depuis son enfance et son ami BARBA. Même quand c'est triste on rit avec eux. Ils vivent leur quotidien dans un centre spécialisé de Hongrie. Alors, comme il ne sont pas des jeunes à se laisser aller dans un fauteuil, étant tous deux passionnés de Bande Dessinés, ils décident de s'inventer une histoire avec un héros, lui même cloué dans un fauteuil ( c'est un pompier qui a eu un accident du travail trois en ans arrière): RUSPASZOV. Ce personnage cynique s'est laissé allé à l'alcool pour supporter son état d'handicapé. A présent, c'est devenu aussi un tueur à gage pour le compte d'un patron serbe qui emploie des criminels pour faire la sale besogne.

 

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Zolika et Barba vont, à partir de là, organiser une rencontre avec leur héros qui, en les entraînant avec lui dans une série d'aventures, va leur rendre encore plus le goût de la vie. La prouesse du réalisateur est d'avoir su mélanger la réalité et le fantasme avec une histoire tout droit sortie de l'imagination qui, chemin faisant, à des allures de drames sanglants. La Bande dessinée entrecoupe les scènes pour que le spectateur n'oublie jamais de se resituer dans le réel de cette histoire fantasmé. Le Patron qui commande les "contrats" à Ruspazov ne veut pas de nouveaux criminels en fauteuil roulant dans son équipe même si le handicap leurs sert de couverture. Ce refus va entraîner un tournant...

 

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La BD est utilisée ici comme une méthode thérapeutique pour obtenir par l'émotion des scènes dessinées qui l'espace d'un moment convertit le handicap qui entrave leur liberté de mouvement en une sublimation des pulsions. Chaque scène imaginée est comme un soin thérapeutique, homéopathique, qui fait oublier la gène car ils sont impliqués dans cette histoire au premier chef. Et le spectateur ne risque pas de tomber dans un pareil malheur. Quand Ruspazov se casse la figure dans un escalier, immédiatement dans la scène qui suit on le retrouve dans son fauteuil juste avec des ecchymoses sans pleurs, sans cri, sans souffrance. La violence de la BD évacue les frustrations du handicap. Quand le réalisateur  montre la douleurs des corps, l'isolement de l'handicapé ou la dureté,voir la cruauté des personnes valides à l'égard des handicapés,il le fait avec un regard volontairement provocateur, décalé pour provoquer dans le public une réflexion sur les évolutions que la société doit encore faire pour intégrer tout le monde dans une vie normale.

 

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SZABOLCO THUROEZY joue de manière convaincante le tueur handicapé RUPASZOV.

Pour les deux jeunes héros TILL a tenue a prendre deux vrais handicapés qui ont pleinement répondus à l'attente. Zoltan FEYVECSI avoue avoir eu du mal à jouer dans certaines scènes quand il est giflé à plusieurs reprises et dans la scène où il doit dire à sa mère (interprétée par MONIKA BALSAI) qu'elle a échoué alors qu'il lui était impossible de se comporter comme un ingrat alors que sa vraie mère l'a toujours soutenue, surtout que Monika s'est mise à pleurer en plein milieu de la scène.

FEYVECSI est actuellement un étudiant à l'université de BUDAPEST où il prépare une thèse sur la représentation dans handicapés dans les médias : "la com' est mon fort".

ADAM FEKELE tient le role de BARBA PAPA.

 

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Émotions garanties.

Durée du Film: 1 h 45

 

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03 février 2017

CINEMA -AMERICAN HONEY: LA RUCHE EN BALLADE

 

 

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Cette semaine, je suis désolé mais les deux films retenus sont de très longs métrages pas simples, différents sur la forme et le sujet, qui vont vous demander beaucoup de circonstances  atténuantes pour deux réalisateurs plusieurs fois hautement récompensés dans les festivals.

 

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Le premier s'intitule :"MIEL AMERICAIN" d'ANDREA ARNOLD, sujet Britannique de 55 ans diplômée de l'américan film institute conservatory. D'abord actrice et scénariste de séries télé, puis Oscarisée meilleur court métrage fiction 2004, et des longs métrages à partir de 2006 avec plusieurs prix à Cannes dès 2009. "Américan Honey" est son premier film tourné en Amérique qui a raflé le prix du Jury du festival de Cannes 2016.

 

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Accrochez-vous! Il s'agit, au départ, de la découverte de l'Amérique en bordure de route avec beaucoup de musique et de chansons fredonnées qui invitent à tout lâcher et à se dépasser, quitte à se perdre à cause de la fumée:

"Nous avons trouvé l'espoir dans un endroit sans espoir" (ils traversent un champ pétrolier).

Le voyage se fait avec un mini car VAN qui ressemble à une sorte de ruche, mais au lieu d'avoir des commerciaux traditionnels, ce sont des vendeurs (euses) itinérants clandestins de magazines qui après leur journée de porte à porte sont des jeunes survoltés qui rythment leur vie dans des soirées arrosées et autres dérivatifs de tous genre: alcool, sexe, drogue jusqu'à l'aube avant de finir la nuit entassés dans une chambre d'hôtel miteuse. Quelques fois pendant la journée, ils ne s'interdisent pas, si l'occasion se présente, un petit larcin pour arrondir une fin de mois difficile. Faut dire que la reine des abeilles est une femme d'affaire et une patronne intransigeante qui récompense qui a réalisé les meilleures ventes et qui sanctionne par l'exclusion quiconque n'a pas fait un nombre de ventes suffisant. C'est elle qui gère la trésorerie et qui leurs trouve la chambre d'hôtel à chaque station. On traverse ainsi les tours crasseuses du conseil de l'Essex, les landes dans le vent du Yorkshire... Elle interdit qu'il y ait des relations sexuelles au sein de l'équipe et son chouchou qui est un play boys est chargé de trouver de nouvelles recrues quand le besoin se fait sentir et là il peut user de tout son charme pour attirer une nouvelle abeille.

Dans l'Oklahoma ils font une halte sur un parking; il y a là aussi une jeune ado de 19 ans qui cherche dans les poubelles. Son père a abusé d'elle, sa mère est une alcoolique et sa soeur a foutue le camp de la maison en laissant les deux enfants. Star c'est son prénom est une ado fragile, sauvage, farouche et désorientée mais déterminée qui essaie de s'occuper les deux gamins de sa soeur. Elle échange avec Jake le fantasque. Au lendemain de cette rencontre STAR rappelle sa soeur à ses obligations de mère et rejoint l'équipe du van et son équipe d'ados qui comme elle sont hantés par le rêve de sortir de cette vie triste à mourir comme hurle BRUCE SPRIGSTEN "Dream baby dream" sur le suicide pour partir à la recherche du plaisir et d'un projet de vie. Star aura même un coup de foudre pour le meilleur vendeur. Mais c'est difficile de trouver l'amour dans un lieu de désespoir. difficile d'échapper à ce quotidien sombre et brutal; ce voyage sera pas aussi idyllique qu'espéré...

 

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C'est une nouvelle génération faussement insouciante qui a peur de l'échec et qui pense que la vie en groupe peut être comme une bouée de sauvetage mais la réalisatrice se garde de porter un jugement sur ce mode de vie. Ainsi que la dit un critique, ARNOLD a fait une approche rafraîchissante, non conventionnelle, et observe les personnages qui font le miel américain. Elle a pris parti pour une esthétique forte aidée pour les images par son directeur photo ROBBYE RYN ARNOLD qui a fait une mise en lumière qui répondait au souhait de la réalisatrice de tourner en lumière naturelle pendant les 56 jours de tournage pour obtenir des visuels dynamiques avec quelques rêveries poétiques. Ce n'est pas un film hollywoodien même s'il y a un semblant d'histoire d'amour. Elle a tournée en format 4;3 avec des proportions réduites du cadre.

 

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Le casting est fait de beaucoup de non professionnels et même pour les figurants on a fait appel aux habitants locaux.

SASHA LANE est STAR - SHIA LABEOUF est JAKE -RILEY KEOUGH incarne CHRISTAL... Pour ne pas désorienter les acteurs et leurs permettre d'apprendre à se connaître, Arnold a essayé de filmer dans la continuité des scènes mais le scénario semble peu abouti; mis a part les costumes qui les singularisent, les ados du van ne semblent n'avoir que l'argent pour lien ; on n'insiste pas pour qu'il y ait une réflexion politique du spectateur américain sur l'envers de son rève et cette jeunesse défavorisée.

Lorsqu'on demandait à Andréa sur quoi elle démarrait les scénario de ses films, elle répondait souvent:"d'une image" Pour "american Honey" c'est parti d'un article du New-York times de 2007 qui était consacré aux vendeurs de magazines itinérants. Fascinée par cette sous culture, elle a même partagé le quotidien d'un de ces groupes.

"J'essaie de trouver mon univers quand j'écris le scénario...le cinéma c'est pas des mots, ce sont des images... ce sont les actions qui sont le plus parlantes, qui en disent plus que les paroles; je regarde les gens agir, c'est ça la vie pour moi" C'est, me semble -t-il ce que l'on retrouve dans ce film que beaucoup ont décriés pour sa longueur, sa rudesse son manque de parti pris .

Ce film devrait plaire  aux cinéphiles anti-conformistes. 

Durée du film : 2h 43.

 

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02 février 2017

CINEMA - SILENCE : LE DOUTE INTERIEUR

 

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"Je ne veux priver personne de ses sentiments et de son église " GOETHE (Faust).

Le nouveau film de MARTIN SCORSESE fait référence dans son tître au silence de Dieu face aux souffrances qui résultent des guerres et des conquêtes pour imposer une religion à un peuple étranger qui a une culture différente. Cela se vérifie encore aujourd'hui dans la guerre qui oppose les états occidentaux à l'Etat Islamique. Pour traiter de ce délicat sujet SCORSESE s'est inspiré de la lecture du roman de 1966 de SHÛSAKU ENDO, écrivain catholique Japonais que lui avait recommandé BERNADETTE CHIRAC lors d'une visite à l'Elysé quand son mari était encore Président de la République. Ce livre avait déjà connu une adaptation au cinéma en 1971 par MASCHIRA SHINODA.

 

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Avec un budget limité de 47 millions de $ grâce aux baisses de salaires consenties par les acteurs et la non rémunération du réalisateur ce film, dont le tournage a débuté en janvier 2015 à taïwan, a été tourné en 35 mm cinémascope pour être projeté sur écran large. Évacuons d'entrée le problème de sa longue durée qui n'aurait rien perdu en efficacité à passer en dessous des 2 h, mais on connaît la méticulosité de Scorsese pour pas dire la maniaquerie.

 

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En 1549, des missionnaires avec à leur tête un jésuite FRANCOIS XAVIER ont débarqué au JAPON pour convertir les habitants au catholicisme sans rien connaître de la culture de ce pays et de sa religion BOUDDHIQUE; 3 ans plus tard XAVIER est mort en cherchant à rejoindre la Chine. Le film de Scorsese se situe lui en 1633 : les Japonais convertis sont traqués et persécutés. Un jésuite, le père FERREIRA parti au Japon pour continuer la mission d'évangélisation a décidé de se convertir au BOUDDHISME et de rentrer dans la clandestinité. 4 de ses anciens élèves décident de se rendre au JAPON et de retrouver leur ancien professeur pour comprendre malgré que le père VALIGNANO essaie en vain de les dissuader d'entreprendre ce voyage périlleux. C'est l'époque où les missionnaires sont formés à la dure, prêts à consentir le sacrifice de leur vie pour ouvrir les portes du ciel. Ce sont des aventuriers : Les 2 plus anciens sont graves et sérieux pas raffinés mais calmes et rationnels qui savent qu'ils vont devoir survivre dans un pays inconnu avec des conditions de vie impitoyables qui sont celles de l'époque alors que les deux autres, plus jeunes, vifs et impulsifs, se comportent comme des explorateurs qui n'ont pas le moindre doute sur la justesse de leur mission évangélique.

 

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Leurs guide est KICHYIRO qui a souvent adjuré sa foi. En façe d'eux, ils vont devoir se confronter au SHOGUNAT TO KIRGAWA qui a interdit le christianisme au Japon aux Paysans convertis appelés les KIRISHITAN. le chef TADANOU ASANO est un homme rusé et perfide qui fait pratiquer une traque permanente contre la communauté clandestine malgré qu'il y ait des villageois sincères. les convertis qui acceptent de renier leur foi doivent piétiner FUMI-E icône démoniaque du christ pour sauver leur vie, abandonner volontairement leur religion et sa pratique (apostasie). 

 

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Le scénario de JAY COKS élaboré en 1990 est repris avec lui par SCORSESE. D'entrée le réalisateur à fait le choix de la scène violente de la crucifixion  face à l'ocean. C'est un choix qui vise sans doute à attirer le grand public mais qui pose mal le problème qu'il veut traiter qui est celui du doute intérieur face au silence de Dieu qui laisse faire. Ses positions sont celle d'un catho américain qui donne une lecture des bons jésuites contre les mécréants Japonais qui refusent par la violence de comprendre la religion des chrétiens. Il héroise les jésuites (qui font parti quelque part des colonialistes) qui ont refait une sorte de chemin de croix, long, lent, difficile au milieu des incrédules japonais qui grimacent et beuglent contre les chrétiens persécutés. Son parti pris est dérangeant et masque les qualités de ce film qui n'est pas facile à appréhender alors qu'il n'est pas démuni de grandes  qualités.

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 En fait, ce film sur fond religieux  pose la question de comment garder la foi en vivant dans le doute permanent sans aller jusqu'au sacrifice du sens de la vie? Est-ce être faible que succomber au doute quand on découvre que le silence est celui dans lequel se réfugie la foi? Scorsese montre que même les héros sont aussi en proie à la tourmente et au désespoir et refusent l'idée de toujours finir en martyr; FERRERIA avait fini par accepter l'apostasie pour sauver les autres. le catholicisme laisse a penser que Jésus a voulu partager la souffrance des hommes en portant lui aussi sa croix et pas pour souffrir à leur place : Dieu est souffrance ce qui est assez proche du bouddhisme qui s'identifie avec celui qui souffre avec eux en tenant compte de leurs faiblesses; Ce film a pour objet le drame de la conscience, mais sait-on ce qu'est la conscience?

 

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Scorsese a refusé de faire dans le spectaculaire, il n'y a aucun plan sensationnel et les mouvements de la caméra, comme la musique, sont limités au strict minimum nécessaire car pour lui la méditation exige le silence qui doit immerger le spectateur. Le film est volontairement dépouillé, austère avec une longue narration du père Rodrigue qui, hors champ raconte son chemin de croix en nous demandant "qu'aurait fait Dieu (vous) à ma place?"

Pour le casting:

ANDREY GARFIELD est Sébastien Rodrigues - ADAM DRIVER père Francisco Garujo - LIAM NEES père FERREIRA - TADANOLU ASANO fait l'interprète - CLAIRAN HINDS Alessandro Valignano -YOSUKE KU BOSI UKA kichi jiro - YOSHI OIDA est Ichizo - SHINYA TSUKAMOTO est Mokichi -

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Attention : ce film là demande beaucoup d'indulgence envers son réalisateur de 73 ans car ça lui tenait à coeur depuis si longtemps....

Durée du film 2 h 41

 

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