y a quoi à chercher ?

23 mars 2017

2017

 

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LES FILMS SONT SOUVENT FAIT DE FRAGMENTS DE VIE CHARGES DE SIGNIFICATION.

Ils donnent une belle image du Cinéma.

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Mes autres sites et blog:

http://antoniogramsci.e-monsite.com/ (biographie)

http://taftacroisade.canalblog.com/ (Politique)

 http://olympiensmarseillais2013.e-monsite.com/  (sport)

http://deixis.art.e-monsite.com/ (art)

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 49460 VISITEURS au 23 MARS 2017. 

(63960 pages vues) :

Liste des 120 Pays Visiteurs: France - Usa - Belgique - Canada - Allemagne - Corée du Sud - Russie - Tunisie - Maroc - Espagne - Algérie - Royaume Uni - Italie - Luxembourg - Monaco - Afrique du Sud - Japon - Taiwan - Egypte - Guyane - Bresil -  Grèce - Israël - Suède - Ile Maurice - Colombie - Bulgarie - Mexique - Guadeloupe - Norvege - Pologne - Irlande - Madagascar - Ukraine - Benin - Rwanda - République Tcheque - Argentine - Turquie - Suisse - Côte d'Ivoire - Guinée - Thailande - Portugal - Nouvelle Zélande -Chypre - Mali - La Barbade - Hongrie - Polynésie Française - La Réunion - Sénégal - Finlande - Hong Kong (Chine) - Croatie - Togo - Congo - Géorgie - Cameroun - Macedoine (ex Yougoslave)- Mauritanie -Ethiopie -Emirats Arabes Unis - Equateur - Liban - El Salvador- Venezuela- Arabie Saoudite- Roumanie- Chine- Haïti- Lettonie- Chili- Pays-Bas- Philippines- Zambie- Albanie- Malte- Vanuatu - République de Corée- Martinique - Nicaragua- Vietnam - Iraq - Australie - Gabon - Kazakhstan - Costa Rica - Singapour- Estonie- Lybienne jamahiriya- Qatar - Slovaquie - Bolivie- Koweït - Bélarus - République arabe Syrienne - Jordanie - Mauritanie - Pérou - Paraguay- Burkina faso- Inde- Kénya - République Dominicaine - Bangladesh - Uruguay - Autriche - Tanzanie - Panama - Bahreïn - Indonesie - République de Moldova - Niger - Danemark -Cambodge - Djibouti - Malte - Litanie -

MERCI A TOUTES ET TOUS !

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PS: Après avoir lu ces commentaires, sachez que si vous êtes allé voir un film votre commentaire ou critique est toujours le bienvenu. 

 

 

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CINEMA - GHOST IN THE SHELL : SURVIVRE A NOTRE CONDITION DE MORTEL

 

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Je n'avais, volontairement, jamais lu de Manga ou regardé de ces longs métrages animés qui représentait pour moi des dessins dérisoires uniquement destinés aux enfants; donc n'attendez pas à ce que je juge par comparaison ce qu'en a fait RUPERT SANDERS avec son adaptation en film de science-fiction. J'imagine que les fans de mangas animés auront, eux aussi, vingt ans plus tard, du mal a émettre un avis sur ce sujet. mais d'après ceux qui ont fait des comparaisons par l'image avec la version animé de 1996 (sortie en 97),la version film d'aujourd'hui a été très respectueuse et fidèle à la version animé initiale, jusque dans les combats et L'esthétique urbaine de hong-kong. La version animée était de MAMORU OSHII qui l'avait lui même adapté du manga de MASUME SHIROW de I989 Cette version animée avait une durée de 1 h 25mn. A l'époque le qualificatif de film culte avait laissé certains critiques dubitatif car ils trouvaient que le scénario était creux et gonflé de symboles religieux et plus encore qu'il ne constituait pas d'une référence en matière de science-fiction. Aujourd'hui les avant premières critiques du long métrage ont surtout portés sur le choix pas asiatique de l'héroine.

 

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"Le Fantôme dans la coquille" est la traduction française du manga japonais

C'est la société de STEVEN SPIELBERG qui a racheté les droits de la version 96 et qui a confié l'adaptation à RUPERT SANDERS, lequel a choisi de reprendre des éléments de la version originelle MASAMUNE SHIROW produite en série Standalone complex. Il a présenté son projet sous forme de roman graphique de 110 pages.Le scénario a été ensuite confié à JAMIE MOSS, puis le tournage a débuté à HONG KONG pour faire ressortir ce qui avait inspiré MAMORU OSHII pour ses décors.

 

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Contrairement à ce que je m'étais persuadé,le manga animé était avant tout une réflexion sur l'intelligence artificielle d'où l'idée du fantôme humain avec sa conscience dans sa coquille (un corps synthétique). Cela ressort bien dans la version science fiction de Sanders.

 

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Le MAJOR(SCARLETT JOHANSON)était une femme ordinaire dans un futur assez proche. Lorsqu'elle a été victime d'un terrible accident, le docteur OUELET (JULIETTE BINOCHE) la scientifique qui travaille pour l'armée qui finance ses recherches récupère la mourante pour la transformer en cyber bog. Elle pense ainsi être capable de faire que les humains puissent échapper à leur condition de mortel et qu'ainsi l'humanité pourra survivre. Ce que ce scientifique n'imagine pas c'est que l'armée veut profiter de sa création pour avant tout lutter contre les dangereux criminels puisque son corps a acquis des capacités cybernétiques qui la rendent quasi imbattable car la deuxième peau termo-optique dont son corps est recouvert lui permet, si besoin est de devenir invisible.

 

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Elle est donc intégrée à la 9eme section des agents qui ont tous voulus améliorer leur corps avec la cybernétique alors que seule le Major a conservée dans son cerveau son humanité cachée de son ancienne vie. La section est placée sous les ordre de DAISUKE ARAMAKI (TAKESHI KITANO). Une autre qualité de taille c'est que tous les agents de la section communiquent par télépathie à distance grâce à un implant intermédiaire cybernétique qui est leur commentateur mental. Il permet même de traduire ce que dit l'agent TAKESHI KITANO qui ne parle que Japonais aux autres. La mission qui leurs est confié est de mettre fin a un redoutable hacker le "marionnettiste" qui est le grand méchant  KUSE (MICHAEL PITT)qui dans la série animée était le chefs des indépendants. Combats, explosion, violence deviennent courant mais le Major fera tout ce qu'elle peut pour assurer la survie des autres agents même s'ils sont comme Batou que des robots cybernétiques.

 

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La où ça se complique pour MAJOR c'est quand on lui révèle qu'on lui a menti depuis le début et qu'on lui a, en fait, volé sa vie d'être humain.Sa deuxième mission a elle sera donc de retrouver les responsables de sa nouvelle condition et de les empêcher de recommencer car eux aussi sont des criminels qui veulent pirater et contrôler le corps et les esprits des humains pour en finir avec l'ancienne humanité et donner naissance à un nouvelle succession d'androides qui n'auront plus rien de multi culturel,de multi ethnique.

La morale de cette histoire est que si on cherche à échapper à notre condition de mortel, on ne pourra pas survivre.

 

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C'est KENJI KAWAI qui a composé la bande son originale et CLINT MANSELL pour le reste du film.

 

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Pour la photographie le Directeur avec PANAVISION ont conçu des objectifs sur mesure pour la caméra ARRI ALEXA 65 avec des focales grand angle et une perspective limitée afin d'éviter les distorsions de couleurs et les rendre plus douces et subtiles. PETER JACKSON s'est occupé des effets spéciaux (WETA WORKSHOP).

Un film de science fiction réussi qui intéressera Grands et petits.

Durée du film 1h 46

 

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22 mars 2017

CINEMA - FELICITE : DEBROUILLEZ-VOUS!

 

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Le cinéma sénégalais à l'honneur, c'est pas tout les matins que cela arrive. ALAIN GOMIS,  45 ans, en est à son 4eme long métrage et avec "félicité" il a décroché le grand prix du jury au festival de Berlin et, pour la seconde fois, le trophée du festival panafricain du cinéma à OUAGADOUGOU (FESPACO). Il a fait son film en faisant en sorte que la réalité se passe dans la capitale du Congo kinshasa confronté à l'invisible du quotidien: " il était important d'aborder la vie quotidienne et aussi la partie invisible qu'il s'agisse de l'amour, de la vie ; les vraies choses se passent dans ces moments immatériels et mon film se réalise à ce moment-la". Il a choisi KINSHASA que pourtant il ne connaissait pas et qui lui faisait peur. Cette capitale de la République Démocratique du Congo de 12 millions d'habitants est une ville tentaculaire et bouillonnante. Dans cette ville où tout se ligue contre les gens, quelques uns veulent croire au poids de l'éphémère, au rire de la débrouille en puisant dans la musique et le chant l'énergie de la vie. Ils se laissent pénétrer par la musique pour cesser de se voir comme des victimes en vivant son quotidien afin de se réconcilier avec eux même, pour, comme je l'ai lu dans un commentaire "ne pas s'arrêter à la laideur du monde et entrouvrir les voies du renouveau".

 

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Le Congo est un pays très riche au niveau des ressources et très pauvre économiquement qui a écrit dans son article 15 de sa constitution :"DÉBROUILLEZ-VOUS". Alain GOMIS  a tourné son film dans le quartier ultra urbain de la ville sur le marché, dans les bars et dans l'hôpital pour montrer aussi ce qu'est la vie quotidienne 24 heures sur 24, pour ne pas nier les problèmes mais sans chercher à en faire un documentaire mais regarder vers l'avenir. Pour se faire, il a dressé le portrait d'une femme qui se bat, qui échappe à la désespérance, à la haine de soi; sa résistance est active, ni victime ni bourreau. Elle ne revendique rien. Elle est dans la vie et l'urgence. "Elle est belle comme les ronces" et ne cherche rien d'autre qu'à "retirer les épines de son coeur". C'est pas un film africain social et misérabiliste; c'est un voyage sensoriel auquel le réalisateur a donné un caractère universel.

 

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Le nuit à KINSHASA, la musique nimba Zaïroise et la musique traditionnelle se côtoient et accompagnent les errances nocturnes jusque dans les bars où on vient boire pour oublier une vie de misère.

Le scénario de cette histoire a été co-écrite par DELPHINE ZINGG et OLIVIER LOUSTAU et c'est le producteur Sénégalais ROGER KANGUIDIA qui a facilité le tournage partout dans KINSHASA.

 

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L'Histoire à présent:

Félicitée (VERONIQUE BEYA MPUT) est une Congolaise divorcée depuis longtemps qui élève son fils de 14 ans en chantant le soir dans un bar de la ville avec un groupe de musicien (KASAI ALLSTRON) qui joue une musique forte, agressive, a caractère sexuel qui met l'auditoire en transe. Felicité chante en Muambuyi (en play-back, c'est la Chanteuse KASAI ALLSTRA qui lui prête sa voix). Ce soir - là TUBU (PAPI MPAKA)  a comme souvent trop bu, il titube, éructe, tombe se relève dans une sorte de danse improvisée. Ce que lui rapporte sa soirée de chanteuse, lui suffit pour vivre, elle et son fils; mais ce matin c'est le frigo qui tombe en panne, elle va devoir faire appel à Tubu qui est mécano pour le réparer et comme un malheur n'arrive jamais seul, elle apprend que son fils Samo (GAETAN CLAUDIA) a eu un accident de moto et qu'il se trouve à l'hôpital. Là, sans plus de ménagement, on l'informe que si on ne l'opère pas très vite son fils risque de perdre sa jambe, mais pour l'opérer Félicité doit verser au chirurgien 600 dollars (1000 €uros) ce qui est une très grosse somme que Félicité n'a pas. Sans se poser de question, elle arrête de chanter pour se lancer à la recherche de la somme demandée, recherche difficile, dangereuse. TABU est un coureur de jupons qui la drague depuis un moment. Félicité va devoir faire preuve de courage et de dignité. Elle a décidée d'affronter cet imprévu car elle ne sait pas faire autrement. A jeun, TUBU est un homme doux et attentionné. Elle va devoir retourner à son profit la corruption de la police, obtenir qu'on lui rembourse l'argent qui lui est dû, surmonter la peur et le mépris des riches; le chemin vers le retour à la sérénité sera long, même lorsque la jalousie se met en travers. Quand il l'a voit qu'elle n'est  pas loin de renoncer, Tubu l'encourage à la colère et au courage en femme forte qu'elle est dans ce pays dur et violent, au milieu d'un désastre sanitaire et politique, où seule la musique berce les âmes, les agite et leurs porte secours. Par moment cette ville gronde, puis parait éteinte et muette avant de reprendre dans le rire et la musique. Félicité va toucher le fond avant de remonter à la surface et revenir à la vie en acceptant d'être aimée à nouveau, de ne plus se battre seule....

 

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Alain Gomis surprend en intercallant des interludes avec la musique de l'Estonien ARVO PART et l'orchestre symphonique KIBAMGUISTE dirigé par ARMAND DIANGIENDA (c'est le seul orchestre Sub-Saharien d'Afrique) comme si le réalisateur avait voulu ajouter une seconde voix et ouvrir un autre perspective aux long moments d'errances.

 

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On mesure la difficulté à faire de tels films quand le réalisateur nous explique qu':"il est important qu'il soit un lien avec les jeunes qui arrivent. J'ai l'impression que le moment est important pour le cinéma africain. Je vois arriver une génération de réalisateur qui n'a jamais été au cinéma car il n'y a plus de cinéma sur le continent africain. A la place des salles de cinéma on trouve des commerces ou des lieux de culte. Les films, pour la plus part de ces jeunes, sont vu à la télévision, internet ou sur des DVD piratés"

Durée du film : 2 H 03

 

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16 mars 2017

CINEMA- LA BELLE ET LA BETE: LE FOU QUI FAIT PARLER DE LUI

 

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DYSNEY a décidé de faire des adaptations de ses plus belles oeuvres dessin animé en film avec personnages en chair et en os, histoire, au passage, de rafler encore quelques sous aux généreux spectateurs fidèles d'entre les fidèles. Le dernier en date est donc "la belle et la bête" revisitée de l'oeuvre de 1991 en dessin animé qui avait fait un tabac. Ce qu'il y a de bien avec ce genre de transformation en version Live - action à l'Américaine, c'est a dire sans ménagement pour le budget, c'est qu'une fois le film vu, on retourne au livre papier avec autant de plaisir pour revivre l'histoire avec les dessins intemporels de la version dessin animé; comme quoi les deux sont compatibles, l'un ne chasse pas l'autre.... et la maison Dysney est gagnante sur les deux tableaux.

 

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L'idée principale du film était de rester fidèle à la version de 1991, y compris dans la façon de tourner certaines scènes et en complétant avec quelques scènes nouvelles pour approfondir les informations sur les personnages  principaux et leur passé (Belle et son père, pourquoi le jeune prince a subi une malédiction qui l'a transformé en bête...) et en travaillant beaucoup plus les relatons de La belle et la bête. 

 

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Un autre changement d'importance qui a retenu l'attention des intégristes, surtout américains, c'est que Dysney ait autorisé le réalisateur BILL CONDON à introduire un personnage Gay dans son film.  Cela a , parait-il, froissé les chrétiens fondamentalistes de l'Etat de la ceinture d'ALABAMA avec les patrons de salles qui ont refusé de mettre le film à l'affiche (le lancement à eu lieu le 13 mars) et même en Malaisie où là, carrément on a interdit le film!. C'est JOSH GAD qui en jouant son personnage du LEFOU a provoqué ce tsunami anti dysney. Bien que personnage secondaire,  Le Fou a son moment de gloire quand il se pose la question shakespearien :"Être ou ne pas être" en s'interrogeant sur sa sexualité ; cet ancien benêt a pour ami un grotesque fanfaron qui s'appelle GASTON ( LUKE EVANS). Doit-il rester loyal et distant ou proche avec celui qu'il admire? Cela en fait un personnage complexe sans plus. Pour les responsables de Dysney c'était une façon simple de montrer que l'on savait aussi vivre avec son temps, pas de quoi faire retourner le père WAL dans sa tombe.(Encore heureux que l'on ait pas voulu faire interdire de prendre Bill Condon qui est gay lui même, il a une relation avec JACK MORRISSEY)

 

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Depuis que le cinéma a repris l'adaptation du conte dont la première version remonterait au 2e siècle avec : APULEE, Amour et Psyché (extrait de l'ane d'Or ou les métamorphoses) ? le succès de ce conte, au départ pour les enfants, ne s'est pas démenti et a fortement agrandi le cercle familial avec la version du Poète Jean COCTEAU de 1946. Dans ce qui a été gardé comme la version officielle BELLE est une des 3 filles d'une famille d'un riche marchand (il a aussi 3 garçons). Au contraire des autres soeurs qui sont gâtées - pourries et qui veulent épouser des princes beaux, jeunes, riches, Belle est une fille simple, douce, qui se contente de lire et qui en amour ne recherche pas forcément le luxe et la volupté. Lorsque son père sera enfermé dans le château du Monstre qu'on appelle la BÊTE pour avoir volé une rose dans son jardin, elle sera la seule des enfants à lui venir au secours en demandant qu'on la mette à la place de son père. La bête, d'abord surprise par cette demande généreuse est encore plus surpris  quand il voit Belle s'avancer vers lui et s'incliner pour demander la grâce de son vieux père.  Il pensait qu'elle serait effrayé de découvrir la bête laide qu'il est et les hurlements qui lui lance. Au lieu de la mettre au cachot, la bête lui demande de résider seulement dans son château avec lui sans chercher à fuir. Au fur et à mesure que les jours passent, Belle va partager sa vie et découvrir tout ce que cette Bête a d'humain en lui (jeune,  c'était un beau prince qui a été transformé en bête condamné à vivre renfermé dans son château en attendant l'amour d'une femme qui le libérera de son sortilège qui est une maladie (L'HYPERTRICHOSE)  qui provoque chez l'homme et la femme une croissance anormale des poils sur le visage et et le corps. Cette compassion et l'estime qu'elle porte à la bête naîtra un amour réciproque qui au final annulera le sortilège.

 

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Ce conte avait bien évidement une morale qui était qu'il faut savoir distinguer la laideur morale de la laideur physique, l'intelligence extérieur de ceux qui affichent leurs richesse pour plaire de l'intélligence intérieure qui fait la vraie richesse que l'on doit rechercher pour connaître le vrai bonheur.

 

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Ce qui reste amoral, c'est quand on sait que des hommes d'age mur cherchent, lorsqu'ils sont vieux et veuf, une femme jeune à épouser uniquement avec l'idée qu'elle continuera à le servir comme un prince sans se plaindre et sans rien exiger jusqu'à sa mort, y compris quand il deviendra malade et impotent. Mais depuis les temps reculés la religion était limité à la protection des hommes, les femmes n'étant rien d'autre que des animaux domestiques utiles pour subvenir aux besoins sexuels et pour se soulager par la violence que l'on est incapable d'infliger à un autre. Ce qui n'est pas dit dans ce conte c'est que derrière des hommes qui, en privé se comportent comme des bêtes, tous ne cachent pas un Prince charmant.

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Cela dit, pour en revenir au film, c'est une vraie réussite qui pour le décor reflète bien l'époque de 1740 (avant la révolution) même si le village, le château et les personnages sont présentés, là encore, sous des couleurs très colorées, plus criantes que dans le dessin animé de 1991. La qualité technique est irréprochable d'un bout à l'autre du film: 27 décors différents pour tourner en prise de vue réelle, 150 figurants, 28 Chariots, des centaines d'animaux et le casting ne souffre pas, lui non plus, de la moindre critique: Belle (EMMA WATSON),) la Bête (DAN STEVENS) Les images de synthèses et d'animation se coulent bien dans le reste.

 

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Bien sur que, comme dans tous les Dysney, il faut se farcir un certain nombre de chansons reprises en choeur par les acteurs, sans pouvoir y échapper comme dans la version papier, mais bon...

Durée du Film : 2 h 10

 

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 PS: 174,75 millions de Dollars c'est ce qu'a rapport&é le film la première semaine aux US + Canada

La Russie qui n'a pas peur du ridicule a interdit le film aux moins de 16 ANS ! par contre la Malaisie a renoncé à le censurer.

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15 mars 2017

CINEMA - BRIMSTONE : LA FEMME N'EST TOUJOURS PAS L'AVENIR DE L'HOMME

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Voilà un Western qui risque bien de provoquer les mêmes remous qu'à la sortie du premier western "spaghetti". On comprend vite pourquoi son réalisateur n'a pas cherché un promoteur américain pour l'aider à financer le tournage aux USA: "... Il était trop frontal pour les américains même s'il traitait notre histoire commune". De plus le réalisateur MARTIN KOOLHOVEN, 47 ans, hollandais d'origine, voulait absolument réaliser un western qui soit lié aux problèmes du présent comme la libération de la femme et la religion: " la misogynie et la religion font toujours bon ménage au XXIe siècle, hors je trouve que la religion n'a pas un impact très positif dans le monde d'aujourd'hui. ..La violence de mon film devait être comme celle de notre monde; elle est dure à encaisser et ne doit être confortable pour personne. Je voulais montrer un monde dans lequel la violence est inscrite dans la nature sauvage, dans la vie de tous les jours; une violence omniprésente qui fait quasiment partie de l'ADN de notre monde." "BRIMSTONE" a donc été tourné en Europe mais avec quand même des acteurs anglo-saxons d'envergure comme DAKOTA FANNING (Lisa) et GUY PEARCE (le Prêcheur) qui assurent.

 

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L'Idée de départ est venue en 2010, il a donc fallu attendre 6 ans pour qu'il puisse être présenté au Festival de Venise (sans l'ombre d'une chance). Pour lui, s'intéresser au traitement d'une femme qui symbolise la  vie des femmes de l'époque du grand Ouest américain et aussi la femme du XXI é siècle dont on suit le destin, la violence endurée, ce n'est pas faire une histoire de fatalités qui continue au quotidien à être désastreuse pour beaucoup d'entre elles mais c'est sa façon, a lui, de dénoncer toutes ces violences dont on s'accomode trop facilement afin qu'elles deviennent toutes des battantes, y compris contre les faux prophètes qui multiplient les sectes et contre les religions qui depuis l'aube des temps continuent à prêcher pour la supériorité des hommes: "Mon film exprime à quel point il est facile de justifier ses actes (souvent misogynes) à travers les textes religieux comme ce prêcheur qui confond ses propres besoins avec ceux de Dieu"..." Ne faisons jamais de la violence quelque chose de divertissant", ça sonne comme un avertissement aux spectateurs.

 

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On est en pleine conquête de l'Ouest américain avec des colons en état de perdition qui n'ont aucune homogénéité positive pour régler les problèmes et qui s'en remettent au pouvoir de la religion en oubliant, comme le dit le réalisateur, "qu'il existe plus de similarités que de différences entre la sexes" alors qu'ils traitent les femmes comme des esclaves du sexe.

 

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Une jeune mère de 20 ans pense pouvoir vivre une vie tranquille dans une petite ville reculée d'amérique peuplée par une colonie de colons étrangers venus là dans l'espoir de bâtir un avenir. Elle est muette mais cela ne l'empêche pas d'aider d'autres femmes à mettre au monde leurs bébés. Elle a connue dans son adolescence la vie des prostituées pour tenter de survivre où la foi et la loi se résument à la violence pour assurer sa domination. Cette vie tranquille  va s'arrêter brusquement lorsqu'un prêcheur débarque rempli de méchanceté , de violence et de vengeance. Lisa se rappelle de lui car c'est l'homme qui la traque depuis son adolescence; il l'accuse d'avoir commis un meurtre (dans un accouchement l'enfant s'était présenté les pieds devant et lisa avait choisie de sauver la mère plutôt que l'enfant) il l'accuse d'avoir choisi à la place de Dieu!.

 

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Après l'apocalypse et l'exode, le troisième chapitre s'intitule Génésis avant Rétribution. La violence va devenir inimaginable (âme sensible s'abstenir) à la limite du supportable. Le film devient une histoire imprévisible pour bien faire ressortir que l'homme est rempli de méchanceté et de violence et devient l'incarnation du démon (les symboles religieux foisonnent) c'est sans compassion jusqu'au bout.

 

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Martin KOOLHOVERN a traité son film à la manière de TARANTINO (Les salopards), au montage, il a pris soin de dé construire les séquences pour que le schéma reste imprévisible et oblige le spectateur à rester vigilant en supportant des scènes d'horreurs jusqu' à l'homme qu'on étrangle en enroulant ses entrailles autour de son cou ! 

 

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La finesse n'est pas ce qui marque le talent (du moins pour ce film) de ce réalisateur qui va se produire pour la première fois en France (il a réalisé 10 longs métrages depuis qu'il a été diplômé en 96 par l'école du film Néerlandais ainsi que pour le court métrage et a obtenu dans son pays 2 prix et 8 nominations. Il s'est aussi signalé par plusieurs séries TV et son insistance à traiter de l'histoire de son pays). BRIMSTONE, le 11 éme, a été l'un des plus coûteux des films sortis aux Pays-Bas . Sa radicalité est totale et c'est sans doute ça aussi qui porte un coup à la valeur de ce film qui abuse de plans fixes sur les visages pour attirer l'attention sur l'émotion qui est censée s'en dégager; il a voulu multiplier les références jusqu'à donner à penser que le réalisateur est un gros mégalo sadique alors que son film, si il avait été nettoyé au montage de tout ce qui gâche cette histoire, aurait apporté un élan nouveau au Western.

Attention c'est pas un film tout public.

Durée du film  2 h 25

 

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10 mars 2017

CINEMA- CHACUN SA VIE : EN LEURS AMES ET CONSCIENCE ?

 

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Disons-le franchement CLAUDE LELOUCH  n'a jamais été ma tasse de thé des réalisateurs de cinéma et je ne pense pas avoir commenté jusqu'ici aucun de ses films (j'en ai très peu vu jusqu'au bout). Mais ce que je lui reconnais c'est que c'est un cinéaste de conviction; il a réalisé dans sa carrière plus de 50 longs métrages avec une multitude d'acteurs qui, comme il dit, étaient "en passe de devenir ses amis" et rejoindre "la bande à Lelouch".

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A 79 ans, le film "A chacun sa vie" est une sorte de clap final sur le genre humain  (trylogie avortée) après avoir dressé en 2011 son "autoportrait", à l'occasion de la célébration des 50 ans de sa société de production  "LES FILMS 13". Il détaillé sa vie  et son oeuvre -vie privée et vie du cinéaste- en toute liberté. L'année suivant il avait indiqué l'homme de droite qu'il était en soutenant Nicolas SARKOZY aux Présidentielles. Ce fils de collectionneur juif a vécu un temps avec sa famille au début de la guerre en Algérie (son grand père SIMON était originaire de la-bas) Revenu en France Claude, après son échec au bac, a débuté sa carrière de cinéaste en faisant des reportages journalistiques. Son coup de foudre pour le film de MIKHAIL KABATOZOV "Quand passe les cigognes" (que j'ai vu en l'école communale en 1955) l'a convaincu de faire une carrière dans le cinéma. En 1960 sort son premier film :"Le propre de l'homme" qui est un échec total . L'année suivante il crée sa maison de production "les films 13"et en 1962 sort son deuxième long métrage  qui est son deuxième échec commercial. LUI qui croit en la réincarnation refuse d'abdiquer et son film suivant est censuré à cause de ses jugements misogynes (la femme spectacle). La récompense est venu en 1964 avec un premier petit succès d'estime de la critique et Deux ans plus tard palme d'or exéquo avec Pietro GERMI ( Ces Messieurs dames) pour "Un homme, Une femme". Le film suivant confirme avec un cumul de prix et le GOLDEN GLOBE du film étranger (Vivre pour vivre). Mais en 68 son film documentaire "13 jours en France" sur les jeux Olympique de 1963 rate la marche du festival de Cannes qui est annulé. A partir de là, les films vont s'enchainer avec plus ou moins de succès et un certain nombre d'échecs. Il faut attendre 1995 pour que Lelouch remporte à nouveau un golden Globe avec "les misérables" meilleur film étranger et l'année suivant lion d'or  à la Mostra de Venise (Hommes, femmes, mode d'emploi). Jusqu'en 2015, il continue sa vie tranquille en dents de scie.

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L'histoire de "A chacun sa vie" est celle du portrait de 12 jurés de cours d'assise. C'est aussi l'occasion de remettre dans son casting "la bande" à Lelouch (26)  et de faire , une fois de plus, un film avec du chant choral (l'écriture musicale a été dirigée par le pianiste deJazz AHMET GUILBAY), en y ajoutant, si l'occasion se présente, même quand le montage est terminé, un morceau de musique de jazz pour mettre en scène un musicien de boite de jazz qui joue du saxo. 

"J'avais le désir de montrer à mes étudiants des ateliers du cinéma (1), à travers ce film "chacun sa vie" tout ce que l'on peut faire avec une caméra et des acteurs. Je voulais permettre à ces apprentis d'expérimenter la force du cinéma car j'ai d'abord envisagé ce film comme une démonstration des possibilités narratives qu'offre ce média incroyable. Ce mélange de gens expérimentés et d'étudiants désireux d'apprendre à fait la réussite  du film; le mélange entre les stars et ces étudiants a contribué à la réalité dramatique du film. Ce sont des personnes de 18 à 41 ans qui ont complètement participé à la fabrication du film, de l'écriture au montage, en passant  par tous les postes, y compris devant la caméra" (Rappelons que Lelouch exige de faire tous les cadrages de ses films)...."La liberté et la spontanéité des acteurs retenus est venu du tournage en 2 ou 3 journées pour chacun d'eux , ils ont été plus décontractés que d'ordinaire en se disant qu'ils ne portaient pas le film sur leurs épaules , même si je leurs mentais en leur disant que la scène du jour était celle où ils allaient faire la meilleure séquence du film, ça les obligeait à sauter plus haut que d'habitude."

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l'idée de faire un film choral avec une histoire qui se déroulerait dans une salle d'audience et de délibération de la justice avec 12 jurés et le Président qui n'est autre que l'avocat  ERIC DUPONT MORETTI peut paraître surprenante:

"C'est en assistant à une plaidoiries d'Eric que j'ai eu l'idée de réalisé la vie de chacun des jurés. J'ai regardé cette salle d'audience, ce concentré d'humanité et j'ai pris conscience que tous les gens présents avaient sans doute une histoire riche, des secrets, des regrets, des envies, des intérêts. Dans chacun des visages, il y avait une vie entière qui les avait conduit là. J'ai soudainement voulu tout connaître d'eux. A défaut, de pouvoir tout découvrir, j'ai eu envie de l'imaginer et de le raconter".

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 Sans doute, pense-il comme Jhonny ("On a grandi ensemble"dit-il) dans le film que  à l'age qu'il a il va bien finir par avoir raison de faire des films qui sont le juste milieu qu'il a toujours recherché à travers ses personnages même s'il avoue que pour lui le mensonge permet d'apprécier la vérité "Dans l'amour, on a pas le droit à l'erreur, avec un copain, oui" (marié avec 5 femmes différentes il a 7 enfants). "Ma vie (privée et au cinéma) a toujours était l'objet de controverses; c'est comme si j'avais toujours entendu "salaud on t'aime"..."Je laisse à la vie faire la mise en scène, j'essaie de reconstituer les incidents de la vie et je ne veux pas des acteurs qui font semblant, je n'ai pas besoin de pantins...Les critiques préfèrent les films où on s'adresse à l'esprit, moi je préfère parler aux coeur des gens, faire des films populaires de qualité; j'ai pas d'autre ambition que ça"

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Dans CHACUN SA VIE, la vie des 12 jurés ne correspond pas toujours aux rêves qu'ils avaient fait: Les uns cherchent à divorcer, les autres à se réconcilier, un (Jhonny) est aux prises avec un sosie alors qu'une prostituée pense que si elle raconte dans un livre sa vie avec ses anciens clients elle peut faire un best sellers... A défaut de pouvoir retracer la vie entière de ces gens, Lelouch fait des portraits où il joue avec le visage de chacun qu'il trouve plus intéressant car même les rides portent l'empreinte de la société à laquelle ils appartiennent.

En fin de compte, on n'assitera pas au procés d'un supposé coupable mais ce sur quoi repose l'intime conviction des jurés et du président qui fréquente les putes. Quelle sera votre intime conviction sur ce film quand vous resortirez de la salle?

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(1) Dans son école de cinéma "les Ateliers de cinéma" installés à Beaune, il a prévu que les Meilleurs auront droit à tourner leur film produit par LELOUCH.

Durée du film :1 h 53

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09 mars 2017

CINEMA- MATE-ME POR FAVOR : A part-ça ca va vous?

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 Je ne sais pas si vous vous rappelez le film "DIAMOND ISLAND" du réalisateur Cambodgien DAVY CHOU (voir mon commentaire du 23 12/2016) mais il semble qu'il y a une connivence entre tous les jeunes réalisateurs et réalisatrices de différents pays du globe pour donner à voir les problèmes des adolescents dans le monde qu'on pense bâtir pour leur futur?

 

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Avec "MATE - ME POR FAVOR" (tuez-moi s'il vous plait) de la jeune Brésilienne ANITA ROCHA DA SILVERA (sorti au Brésil en septembre dernier) le cinéma Brésilien  nous percute une nouvelle fois avec un drame existentialiste des Ados. Ça me rappelle les paroles de Jean GENET dans l'atelier d'ALBERTO GIACOMETTI: "ce monde visible est ce qu'il est, et notre action sur lui ne pourra faire qu'il soit absolument autre. On songe donc avec nostalgie à un univers où l'homme, au lieu d'agir aussi furieusement sur l'apparence visible, se serait employé à s'en défaire non seulement à refuser toute action sur elle, mais à se dénuder assez pour découvrit ce lieu secret, en nous même, à partir de quoi il eut été possible  une aventure humaine toute différente. Plus précisément morale sans doute. Mais après tout c'est peut -être à cette inhumaine condition, à cet inéluctable agencement, que nous devons la nostalgie d'une civilisation qui tâcherait de s'aventurer ailleurs que dans le mesurable".

 

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ANITA ROCHA DA SILVERA - 27 ans - a fait des étude à l'Université catholique de RIO de JANEIRO est elle s'est spécialisée dans le cinéma. Elle a fait son entrée dans le métier en 2008 avec comme beaucoup des courts métrages (le Vampire du midi) puis "Nadball en 2010, "the living dead" en 2012 qui avait été sélectionner à la 15 éme des réalisateurs et présenté dans plusieurs festivals. L'idée d'un film long métrage fut rendu possible quand une femme promoteur se proposa de financer un projet en 2012. Hors, elle venait de perdre une amie qui s'était suicidée. Elle décida pour la facilité d'écriture du scénario de se  servir du thème des jeunes présents dans ses courts métrages afin d'explorer comment des ados appréhendent la mort et l'amour.

 

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Son histoire se situe dans  la barre da Tijuca (Zone ouest de RIO) C'est un quartier en pleine expansion on y construit de grands ensembles qui côtoient des résidences récentes pour accueillir les familles de la classe moyenne supérieure de Rio. Mais devant il y a encore un vaste terrain vague. BIA (Valentina HEINZAGE) est une adolescente de 15 ans qui partage sa vie entre l'école, un groupe d'amies filles et la maison où vit son frère aîné JOAO qui se retranche derrière son ordinateur dans son monde virtuel . La mère a préféré allez vivre chez son amant et se contente de leurs envoyer chaque mois un chèque. Bia a un petit ami avec qui elle aimerait bien faire l'amour mais ce dernier est un évangéliste convaincu qu'il ne faut pas pêcher avant d'avoir été marié. Il est sous le joug de la jeune pasteure pop et punk qui prêche l'abstinance mais qui conclut à chaque fois en invitant la jeunesse carioca à danser sur une musique pop et punk hip hop après avoir clamée que le sang est source de vie. Quand elles se retrouvent entre filles, elles se racontent des histoires, confrontent leurs rêves et leurs cauchemars, leurs fantasmes sexuels, ce qui n'empêche pas qu'il y ait, en sourdine, quelques jalousies. Un matin pourtant Bia va découvrir une jeune fille de son âge morte assassinée sur le terrain vague (elle a été sans doute violée). Cela va profondément troubler BIA qui est fascinée par la mort (elle embrasse la victime) alors que son frère qui semble ne pas vouloir prêter attention à une des amie de BIA : Maria qui l'aime en secret, il préfère se consacrer a pallier l'absence d'une fille, virtuelle, qui l'obsède sur son ordi. Les meurtres vont se succéder sans que l'on avance sur l'auteur de ces crimes dont on pense qu'il fait parti de l'école. Pire, au fur et à mesure que les crimes se succèdent, le groupe de fille a de moins en moins peur, comme si la mort était en train de devenir, une compagne, une amie que l'on va jusqu'à essayer de l'apprivoiser, jusqu'à se soumettre à son arbitraire. Des jeunes meurent, des gens tuent, d'autres gardent la foi et entendent dans le lieu de prêche que: " vous vous habituez à la boue de cette terre misérable qui vous assaille, vous vivez parmi les bêtes, vous ressentez le besoin d'en être une" Bia se sent seule et se dit que la vie est courte alors autant faire ce qu'on veut!. Elle devient odieuse même avec ses amies, elle largue son mec, embrasse fougueusement d'autres filles dans les toilettes de l'école.... Elle laisse aller ses pulsions pour la vie et la mort. Elle est seule et sans l'aide de personne avance dans la nuit  qui fait sa raison d'être et si la mort arrive... Elle incarne la jeunesse décomplexée qui s'affiche, parle librement en témoignant de son mal être et de sa solitude dans un monde insaisissable. Elles et ses amies errent à travers ce néant comme des zombies à l'aube.

 

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La réalisatrice semble avoir voulu mettre en images cette période de vie où les ados découvrent, leur corps, les désirs jusque là refoulés, la peur de l'inconnu dans ce monde où ils sont seuls, livrés à eux mêmes; elle a rempli son film de symboles, d'allégories où se mélangent sexe, douleur, rébellion, jalousie, pulsions, érotisme et des selfies à profusion. Elle bâtit l'ambiance à partir du visuel fluo et ultra sonore et livre au passage une satire sur les réseaux sociaux et sur le monde clos de la chrétienté aménagée avec une piste de danse. Elle montre plusieurs fois ces jeunes filles avec des blessures (sang) et des pansements. Elle fait volontairement l'impasse sur l'auteur de ces crimes comme si on devait en conclure qu'il n'y a pas qu'un seul coupable mais que peut être tout le monde est coupable? Dans ce monde aride comme le terrain vague où s'exerce la violence, les adultes sont absents ou à l'abrit au loin dans ces bâtisses blanches flambant neuves. La morale est toute aussi absente. Pour le casting la plus part des filles ne sont pas des professionnelles.

 

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C'est un premier film avec une nouvelle réalisatrice qui semble avoir peur de rien.

Durée du Film: 1 h 41

 

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02 mars 2017

CINEMA - MONSIEUR ET MADAME ADELMAN : LE VIVRE ENSEMBLE MODERNE

 

 

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J'aime bien découvrir des premiers films qui sortent de l'ordinaire, mais celui-là je suis passé à deux doigts d'aller voir ailleurs après avoir lu le titre qui n'avait rien d'olfactif et puis je me suis rappeler de ce que disait BORIS VIAN :" si on disait en portant un melon à son oreille"ça ne sent rien" on serait dans le cas de l'homme qui regarde un peintre en disant "je ne comprend pas" On peut comprendre en pensant,voir en regardant, etc, etc"; alors je me suis assis, j'ai ouvert mon ordi en me disant "Voyons ce que veut ce nouveau réalisateur; si il a dans les gènes l'acidité de son père puisqu'il en a déjà le physique ?. Et au final, je suis plutôt content de ma découverte même si tout n'est pas parfait et si je garde la conviction que le petit Nicolas a eu tord de vouloir tout faire: Scénariste, réalisateur, compositeur et acteur. Ce film aurait gagné s'il s'était contenté des trois premières fonctions maîtrisées de mains de maître et avait confié le rôle de Monsieur ADELMAN dans cette odyssée familiale de 45 ans (de 1970 à AUJOURD'HUI) à quelqu'un d'autre, surtout quand on sait que chaque jour de tournage nécessitait pour l'acteur de subir 7 heures de maquillage!

 

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"Ce film est une sorte de matériau sociologique sur le couple à partir de quelques constantes chez nos amis, nos parents, en évitant les problématiques personnelles, les fantasmes qui nous sont propres pour des considérations plus universelles...Mon film est une grande histoire d'amour". Une histoire d'amour sur comment on peut durer très longtemps et continuer de s'aimer en dépit des blessures et du désamour qui s'accompagnent de scènes d'horreurs et d'autres qui font rire après coup. le fantasme côtoie la réalité du quotidien entrecoupés de moments intimes où le sexe reprend ses droits jusqu'à en devenir cruel. Chaque époque qui se déroule s'assemble dans un rythme soutenu avec des décors qui semblent avoir été coulés dans un moule d'ingéniosité pour rappeler la période où cela s'est passé. Les évènements s'enchainent en évitant le romantisme traditionnel de la comédie à la Française.

 

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 Ajoutez que le travail de maquillage a été de nature à rendre le vieillissement des personnes naturel et que chaque comédien (ne) a su pleinement s'en accommoder dans leur jeu d'acteur. DORIA TILLIER nous offre de ce point de vu une galerie de portraits éblouissante de fraîcheur, même à l'age d'une senior de 70 ans., alors que si elle a co-signé le scénario de son compagnon, c'est là son premier film (elle  a été la miss météo du grand journal de canal).

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Mis à part la lourdeur des voix off à certains moments, les dialogues sont d'un haut niveau d'écriture au point que parfois on écoute plus qu'on ne regarde les images qui défilent qui ne sont pas pourtant sans intérêt. Pour la musique le compositeur NICOLAS BEDOS a composer sa bande annonce en se faisant conseiller par PHILIPPE KELLY et ça passe comme une lettre à la poste timbrée en envoi normal et original. Même le choix des seconds rôles se révèlent une réussite complète avec DENIS PODALYDES en PSY de débonnaire qui devient insolent avec le mort en se vengeant de ce qu'il lui à fait endurer en tant que patient qui lui a narré son manque d'inspiration en tant qu'écrivain , sa castration qu'il attribue à sa femme, lui qui a passé son temps à être infidèle, pervers et méprisant comme l'est son père Monsieur de RICHEMONT (PIERRE ARDITI) le patriarche qui trouve que l'a compagne de son fils n'est rien d'autre qu'une Pute, (il est raciste) parce que la chaleureuse SARAH est d'une famille Juive assez bohème; ZABOU BREITMAN est la directrice d'école , CHRISTINE MILLET  la mère de Victor et JULIEN BOISSELIER Antoine le frère de Victor.

 

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Nicolas BEDOS 38 ans  a commençé en faisant le scénariste pour les spectacles de son père GUY avant de se tourner vers le théâtre avec certaines pièces à succés; il a aussi écrit des scénario de télévision. Puis il devient scénariste de cinéma pour un film à sketches "Les infidèles" -2012. Il enchaine comme acteur dans plusieurs films avant de retourner au scénario de cinéma "Amour et turbulences " 2013 et aujourd'hui de se lancer comme réalisateur, metteur en scène, acteur et compositeur.

 

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Le départ du film se situe à la mort de victor dans des circonstances pas nettes. Sarah sa femme décide de raconter à un jeune journaliste (ANTOINE GOUY) ce qu'a été les 45 ans qui ont précédés 45 ans de vie commune avec un personnage hors du commun. Elle est devenue sa muse, sa tète pensante quand il manquait d'inspiration....

 

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Un comédie qui mérite la découverte et où on ne s'ennuie pas.

Durée du Film : 2 HEURES

 

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CINEMA- KING KONG : L'ILE DU CRANE : RETOUR A LA PREHISTOIRE

 

OEIL DE KONG

K COUV

 

1973: l'Amerique est empêtrée au VIETNAM contre un peuple qui veut rester libre chez lui. Qui mieux que Françis FORD COPPOLLA a,au cinéma,filmé ce qu'était l'apocalypse maintenant (1979)? L'histoire de ce nouveau kONG qui deviendra the KING comme un boxeur célèbre de l'époque: CASSIUS CLAY devenu MOHAMED ALI pour marquer sa différence (il refuse d'aller faire la guerre)se situe à cette période là. Normal donc que le réalisateur JORDAN VOGT ROBERTS demande aux scénaristes MAX BRONSTEIN, DAN GIRON et DEREK CONNOLY d'oublier les versions précédentes, genre "la belle et la bête", pour se tourner vers une préhistoire plus d'actualité à cette époque. Et comme on est au cinéma et qu'on aime les grands films avec plus de 100 millions de dollars de budget, on peut se permettre de remettre au goût du jour le lever de soleil brûlant avec au centre un ombre de celui dont il va être question dans le bruit des pâles d'Hélicos'(l'arme fatale de l'apocalypse); une fois le décor planté,l'histoire peut démarrer...

 

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L'armée américaine sur une aire de repos reçoit l'ordre d'accompagner des explorateurs sur une île inconnue.Un de ces scientifiques pense, depuis 17 ans, que cette île est habitée par des monstres: "Çà va être une promenade de santé" dit le chef militaire de cette expédition (il n'avait pas étudié le terrain). Oui, mais voilà la surprise va être de taille...

 

K5

 

Cette île qui sera baptisée SKULL ISLAND est un repère de bêtes sauvages de la préhistoire en mer, sur terre et dans les airs; toutes sont d'une grandeur démesurée et d'une force phénoménale que les braves soldats vont découvrir à leur dépends dès que leurs hélicoptères commencent à survoler ce lieu qu'ils pensaient paradisiaque pour oublier la guerre. C'est bien connu, quand on vient armé dans un territoire qu'on ne connaît pas, c'est qu'on cherche la bagarre; N'est pas PYTHEAS(navigateur Marseillais qui vers 340 avait entrepris un voyage scientifique de découvertes jusqu'à l'ile de THULE (Islande)pour les consigner à son retour dans un livre "de L'OCEAN") qui veut. Parmi toutes ces bêtes il y en a une qui est la plus proche des hommes, c'est un Gorille KONG : 30 mètres de haut. Les explorateurs conquérants vont avoir du mal à s'en sortir! Ce Kong là n'est pas de nature à faire "risette" à une belle inconnue et encore moins si on l'attaque avec des armes au lieu de lui jeter des fleurs ou des bananes comme si on veut s'emparer de ce qu'il considère être son territoire.

 

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Comment réagir si on venait à se retrouver dans pareille situation? Ça ferait quoi d'etre confronté à un monstre qui craint "dégun"? Où est la place de l'humain sur cette planète qui un peu partout est en guerre perpétuelle contre lui même ? y a-t-il encore des îles vierges de toute civilisation qui ne donnent pas des mal de crane ? Somme-nous si petits qu'on doive risquer de se faire dévorer à tout moment par plus gros? C'est ça aussi que, mine de rien, ce film de divertissement pose au spectateur à sa sortie de salle.Et KONG sera -t-il cet incompris ultime,lui dont l'espèce a été à l'origine de ce que nous sommes devenu?

 

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Côté technique? les effets spéciaux par ordinateur ont bien facilité les choses. TERRY NOTARY s'est remis à la "performance capture" pour rendre crédible les gestes de KONG et faire que le spectateur finisse par avoir de l'empathie pour ce gorille car on a tous et toutes une part animale en nous.

 

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Au casting on retrouve TOM HIDDLESTON en capitaine JAMES CONRAD, SAMUEL L JACKSON en PRESTOR PACKARD,BRIE LARSON Mason WEAVER, JOHN CREILLY Hank Marlow....

 

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On connait peu le réalisateur Jordan VOGT ROBERTS en France sinon qu'il est né à Detroit il y a 33 ans et que son premier long métrage après des séries télé (MASH-UP)date de 2013:"THE KING OF SUMMER" ce qui lui a valu le grand prix du jury du Festival de SUNDANCE.(On la vue nu sur une photo sur internet avec sa longue barbe).

 

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Si on en croit ce qui se prépare pour 2019, on va devoir attendre pour savoir qui sera le KING à la sortie de la rencontre des deux poids lourds que Sont KONG et GODZILLA : 30 M pour l'un 106 mètres pour l'autre !

 

KONG OS

 

Un mot sur godzilla monstre Japonais apparu la première fois en 1954 avec ISHIRO HONDA; cette créature préhistorique aurait été réanimée par les essais nucléaires américains en l'irradiant, ce qui à fait de ce monstre un destructeur des grandes villes du Japon et d'Amérique d'après guerre . Honda avait créé cette bêtes pour rendre la radioactivité et ses conséquences visibles. C'est devenu un monstre transitoire pris entre son passé impérial japonais et son avenir industriel américain.

 Durée du film : 1 h 58

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27 février 2017

RESULTAT DES OSCARINADES DE L'ANNEE

 

 

oscars-2017-le-meilleur-de-la-89e

 

Comme chaque année les OSCARS du cinéma américain sont toujours attendus. Tout le monde misait sur un triomphe de la comédie musicale en image:"TRA,LA,LA"... et c'est   un vrai film tourné avec moins de 2 millions de Dollars qui l' a coiffé dans l'enveloppe rouge car alors que l'on avait remis le trophée au réalisateur de Tra la la on s'est rendu compte que c'était pas le bon ! NA NA NA !

 

OSCAR

 

Pour moi, y avait pas photo (lire mon commentaire): "MOONLIGHT" de BARRY JENKING était bien le MEILLEUR. La mère "ELLE" des français césarisés: ISABELLE HUPPERT n'avait plus qu'à aller se rhabiller, Oscar n'est pas BABAR. C'est EMMA STONE de Tra la la land qui a été justement sacralisée Meilleure actrice et CASEY AFFLEK meilleur acteur avec "Manchester by the sea".

La seule déception que j'ai eu cette soirée, c'est que "Ma vie de courgette" ait été devancée par "ZOOTOPIE" et ma consolation sera que l'Iranien ASGHAR FALHADI ait, par son absence fait un pied de nez à TRUMP pour ses décisions à la con comme lui, malgré que son film :"le Client" ait été  oscarisé meilleur film étranger.

VIOLA DAVIS de "FENCES" a été la meilleure actrice second Rôle.

Voilà Damien CHAZELLE repart avec 6 petits trophées dont celui de la musique et à 32 ans on va attendre de voir s'il est capable de faire autre chose que de la comédie musicale de cinéma ? Vous ai-je dis que MAHARSHALA Ali de MOONLIGHT a eu l'Oscar de Meilleur second rôle?

 

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ps : mis à part Tra la la (ignoré délibérement), vous pouvez retrouver tous mes autres commentaires de films de cinéma sortis en France, oscarisés avant l'heure.

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