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Les deux films que j'ai choisi de commenter cette semaine ne feront certainement pas parti des grands films de divertissement populaire; disons que ce sont des films qui ont été conçu comme force de réflexion sensitive incluant les mutations technologiques comme la 3 D pour le premier. Ils demandent que l'on prête attention à la forme et au contenu, une forme déployée dans l'espace du relief. Ce sont des films que je qualifierais de "créatif" car ils relèvent d'une façon de penser et de concevoir le cinéma de manière personnelle dans le but de faire évoluer les mentalités du public, pour aider à faire mûrir leur réflexion sur tous les problèmes de l'existence avec des sensibilités diverses. forcément qu'il ne satisferont pas tous les visiteurs de mon blog que je remercie de l'intérêt qu'ils témoignent à ce blog cinéma qui n'a pas pour but de faire de la pub pour des films commerciaux à but lucratif ("Y a quoi a chercher?). Les films que je retiens sont souvent des films réalisés comme des expériences confrontés au réel. Pour moi, le cinéma est un  des outils populaires qui répond le mieux aux besoins culturels actuels. Sa diversité c'est une force qu'il ne faut pas étouffer mais respecter, cela passe forcément par une certaine indépendance.

vimwander

"Every thing will be fine" que je traduirai par "tout finira bien" est la dernière expérience de WIM WENDERS après une série de documentaires ;"PINA" réalisé en 2011 avait permis à WIM de montrer que la 3 D peut être d'un apport décisif pour filmer ce qui fait bouger chaque danseur et leur façon de s'attirer et de se repousser. En même temps il restait attaché à ses thèmes de prédilection que sont LA SOLITUDE et L'IMAGINATION. Solitude et imagination que l'on retrouve aujourd'hui dans son long métrage de fiction.

LA LUGE

on peut dire que la 3 D n'a plus aucun secret pour lui; il en connaît les avantages et les inconvénients. il faut avoir une connaissance du moindre détail géographique du lieu de chaque scène comment les personnages vont évoluer et où se situe tous les éléments du décors à mettre en relief pour placer au bon endroit la caméra et comment la caméra doit se déplacer pour augmenter l'intensité de l'image en 3 D. En 3 D l'improvisation n'est pas de mise pour personne. On comprend donc que faire un film entièrement en 3 D et en prise de vue réelle est un réel défit qui ne se traduit pas forcément par une réussite quand la scène est une longue suite de dialogues sans action véritable. C'est ce qui pèche dans ce film et qui donne à penser que pas n'importe quel film peut être entièrement tourné en 3 D surtout quand on sait que le réalisateur Allemand aime bien mettre dans ses films une part documentaire, des expériences réelles, pour intégrer sa part de vérité.

RENCONTRE

Pour ce qui est de la forme, il a insisté sur deux choses qui lui paraissent essentielles : La LUMIÈRE et LE SON. Pour la lumière il dit s'être inspiré du peintre Américain ANDREW WYETTH qui a beaucoup peint la terre et les portraits des habitants en axant ses oeuvres sur la mélancolie et le vague à l'âme des humains.

fandrew wyeth

Coté son, il a demandé à l'orchestre symphonique national de Suède d'enregister la musique du film composée par le spécialiste en vogue: ALEXANDRE DESPLAT.

Le casting a été volontairement internationalisé: 2 Américains, 2 françaises, 1 Belge et un Suédois.

CUISINE

Reste le contenu à travers l'histoire de ce récit de fiction qui démarre sur un accident involontaire causé par un écrivain qui est parti sous la neige après une dispute. Il a écrasé un enfant qui à traversé la route sur sa luge. Malgré qu'on lui disent que c'est pas sa faute cet écrivain est torturé et doute de son talent à écrire. pourtant son livre qu'il a fini et qui est basé en grande partie sur ce qui lui est arrivé connaît un gros succès littéraire qui loin de le rassurer le torture pus encore; il culpabilise en se demandant si un écrivain a droit de s'inspirer du réel pour en tirer avantage, il est partagé entre doute et culpabilité. C'est chez la mère du petit qu'il a écrasé qu'il va chercher des réponses...

JAMES FRANCO tient le rôle de l'écrivain Tomas, Kate la mère de l'enfant décédé est CHARLOTTE GAINSBOURG

NEIGE

 Le scénario a été conçu en pensant à WIM VENDERS par BJORN OLAF JOHANNESSEN: " le personnage de TOMAS à tout du personnage fictif tout en étant tel que je pourrais l'observer de l'exterieur il y a les scrupules qui sont les miens entre la réalité et la création"....Pour moi le sujet principal de ce film est la guérison, la façon dont on pardonne aux autres et dont on se pardonne à soi même. La responsabilité que l'on a par exemple pour tomas envers une famille qu'il ne connaît même pas. La plus part des films parlent de blessure pas de guérison; pourtant c'est quelque chose de très important dans nos vies... La 3 D renforce l'aspect réaliste de cette histoire en faisant encore davantage ressentir les sentiments des personnages. C'est comme une loupe; elle magnifie certaines émotions et permet de sentir une présence toute différente...C'est un film sur l'état intérieur de quelqu'un. J'apprécie que la narration du récit soit fondée sur le réel. Raconter juste une histoire n'a jamais été assez pour moi."

LA SOLITUDE

Beaucoup de critiques font porter la faiblesse de ce film qu'il jugent "raté" sur le scénario. Il me semble que c'est raté à cause de la difficulté, voir l'impossibilité même avec la 3 D à faire ressentir l'état intérieur du personnage , l'obligation de ne rien laisser comme place à l'improvisation fige les personnages comme des statues sans âme, ajoutez à ça les mêmes astreintes pour le réalisateur et le souffle de la création est complètement étouffé, surtout si on n'a pas un scénario à la hauteur.

TELEPHONE

Quand au mérite de ce film et de son réalisateur c'est quand même de montrer que cette innovation visuelle n'est pas tout et ne fait pas tout...Heureusement!. Le cinéma reste un travail collectif et humain.

Durée du film 1 h 55

FAMILLE

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